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]]>En 2014, la Corée du Sud a inauguré une piste cyclable unique en son genre entre les villes de Daejeon et Sejong, munie d’un toit recouvert de panneaux solaires. Semblable à une colonne vertébrale énergétique, cette voie cycliste de 9 km s’étend au milieu d’une autoroute à huit voies. Le résultat ? Une production de 2200 MWh annuels d’électricité verte, suffisante pour alimenter 600 foyers. Ce type d’aménagement constitue un exemple significatif de la manière dont les infrastructures publiques peuvent intégrer des solutions énergétiques durables. Cette piste n’est pas seulement un moyen de transport écologique, mais aussi une innovation en matière d’intégration urbaine et énergétique.
Le savoir-faire sud-coréen continue de faire des émules. Bien que d’autres routes à panneaux solaires aient été construites ailleurs dans le pays, celle-ci reste singulière par sa configuration en milieu autoroutier. En s’attaquant à l’un des problèmes les plus importants d’aujourd’hui — la dépendance aux combustibles fossiles — la Corée du Sud pose les jalons d’une transition énergétique qui inspire au-delà de ses frontières.
Toutefois, l’innovation s’accompagne d’une série de problématiques. Après environ 25 ans d’utilisation, les panneaux solaires deviennent « morts », et la Corée du Sud prévoit que cette quantité atteindra des dizaines de milliers de tonnes dans les années à venir. En l’absence de structures de recyclage appropriées, la gestion de ces panneaux soulève des questions essentielles de durabilité. Contrairement à l’Allemagne, qui réutilise environ 70 % de ces déchets, la Corée du Sud enterre souvent ces panneaux ou les exporte vers d’autres pays. Cela s’explique par l’absence d’un modèle économique viable pour leur réutilisation.
La création de nouveaux centres de recyclage devient urgente. Le gouvernement travaille sur la construction de nouvelles infrastructures, mais un équilibre entre le coût de recyclage et le bénéfice reste difficile à atteindre. En outre, des débats subsistent quant à la pertinence d’imposer des obligations spécifiques aux fabricants dans le cadre de la responsabilité élargie du producteur (EPR) afin de les inciter à recycler ces équipements en fin de vie.
La paysage politique de la Corée du Sud en matière d’énergies renouvelables connaît également une mutation continue. Le Green New Deal, lancé en 2020, vise 20 % d’énergie renouvelable d’ici à 2030, un objectif déjà ambitieux compte tenu des défis actuels. Le plan inclut des investissements massifs dans l’éolien, le solaire et l’hydrogène, et s’accompagne de réglementations comme la « Norme Portefeuille Renouvelable » (RPS) et le « Schéma d’Échange d’Émissions Coréen » (K-ETS).

L’ambition de la Corée du Sud se manifeste aussi sur le front de l’éolien offshore. Le Plan de Collaboration Éolienne Offshore a été établi pour promouvoir la création de 12 GW de capacité offshore d’ici à 2030. Ces efforts pourraient faire de la Corée du Sud un acteur majeur de l’énergie éolienne offshore à l’échelle mondiale. Parmi les projets les plus marquants, on note le développement de l’Hapcheon, exploitant de nouvelles technologies solaires flottantes pour pallier le manque de terrains disponibles.
Cependant, le secteur solaire connaît aussi quelques embûches. Les appels d’offres régulièrement lancés n’ont pas atteint leurs objectifs en raison des prix de l’énergie et des coûts des certificats d’énergie renouvelable (REC) toujours plus élevés. Ces facteurs, associés à des défis législatifs et aux réticences communautaires, compliquent le déploiement de projets solaires supplémentaires.
Pour contrer ces difficultés, la Corée du Sud met en place quelques stratagèmes ingénieux, tels que l’intégration de projets solaires flottants. La centrale solaire flottante de Saemangeum en est un exemple brillant, presque littéralement. Ces initiatives ne font pas que générer de l’énergie ; elles redéfinissent les limites de la technologie solaire intégrée aux infrastructures existantes, qu’il s’agisse de barrages ou de plans d’eau.
En termes de consommation, la Corée encourage les entreprises à adopter des pratiques durables via des incitations. Des entreprises peuvent s’approvisionner exclusivement en énergies renouvelables, accédant ainsi à des avantages financiers et écologiques.
La Corée du Sud montre que même à travers des obstacles, l’expansion des énergies renouvelables reste possible. La notion de transition ici implique une combinaison d’ingéniosité, de planification minutieuse et de flexibilité face aux défis environnementaux et économiques.
L’un des faits marquants est l’accroissement de la capacité solaire qui dépasse les 20 GW en 2022. Ce chiffre témoigne d’une volonté de croître dans le respect d’objectifs ambitieux. Néanmoins, la balance énergétique invite à la profondeur, entre idéal et pragmatique. Le soutien public est crucial, tout comme le développement d’infrastructures plus durables et efficaces. Quant aux vieilles installations, elles posent un problème environnemental significatif, incitant à des solutions innovantes et responsables.
Le chemin des énergies renouvelables en Corée du Sud est tel un parcours sinueux, prestigieux, mais semé d’embûches. L’avenir repose sur un équilibre entre innovation technique et responsabilité écologique, nécessaire pour préparer le terrain à une véritable économie décarbonée.
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]]>Cette dissonance entre ambition et réalisation invite à s’interroger sur les raisons de cet échec et sur l’avenir énergétique du pays. L’analyse qualitative de cette situation met en lumière plusieurs facteurs cruciaux.
D’abord, la mainmise continue de l’industrie des combustibles fossiles et du nucléaire menée par des intérêts économiques puissants a entravé l’évolution vers des sources plus vertes.
Les changements de politique incohérents ainsi qu’un suivi peu rigoureux des initiatives ont également compromis la mise en œuvre des politiques énergétiques renouvelables.
Pour la Corée du Sud, l’histoire de l’énergie a toujours été un défi monumental, le pays dépendant des importations pour environ 97 % de ses besoins énergétiques. Cette dépendance a maintenu la Corée du sud dans une situation énergétique vulnérable, lui imposant de jongler entre l’urgence de la sécurité énergétique et la pression internationale pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre.
Un des éléments marquants de cet échec est la décision récente de réduire l’objectif de production d’énergie renouvelable d’ici 2030 à environ 22 %, soit une diminution de 9 points par rapport aux plans de la présidence précédente.
Le revers des ambitions « vertes » de séoul s’accompagne d’un pivot stratégiquement notable vers le nucléaire sous l’administration de Yoon Suk-Yeol. L’énergie nucléaire, pourtant vertement critiquée pour ses risques, constitue désormais un pilier central de l’objectif de voir cette source représenter près de 35 % de l’approvisionnement en électricité d’ici 2036.
Cette « renaissance nucléaire » se dessine également en réponse aux tensions croissantes avec la Russie, autrefois perçue comme un partenaire énergétique stratégique mais désormais vue comme peu fiable après l’invasion de l’Ukraine.

La transition vers des énergies plus durables, comme l’énergie solaire, semble ainsi ralentir, prise au piège d’une géographie peu accommodante et d’une industrie manufacturière gourmande en électricité. Des contraintes géographiques telles que l’absence de vastes étendues planes pour l’installation de panneaux solaires posent des défis.
Néanmoins, des experts suggèrent que le potentiel éolien, notamment en mer, reste encore largement sous-exploité.
Des efforts pour résoudre cette crise énergétique en rationalisant le processus administratif pour les projets éoliens offshore apparaissent comme une solution viable.
Il faudra également explorer des technologies de capture et de stockage du carbone, bien que cela ne soit pas sans critiques quant à la possibilité de prolonger l’utilisation des combustibles fossiles avec un vernis « vert ».
La question ne se limite pas simplement à des défis techniques et politiques ; elle touche également à la culture industrielle du pays. Son industrie manufacturière dépendante de l’exportation avance à pas feutrés vers des adaptations plus écologiques.
Pour rehausser son ambition énergétique renouvelable, la Corée du sud pourrait s’inspirer des exemples réussis d’autres pays, à l’instar de l’Allemagne.
Une coopération renforcée avec d’autres nations, notamment les États-Unis, pourrait jouer un rôle transcendantal dans le développement de réacteurs nucléaires modulaires avancés qui offrent une flexibilité accrue en termes de site d’installation.
Il est capital de reconnaître que la réussite d’une telle transition énergétique dépendra aussi d’une volonté politique robuste, d’une réforme réglementaire audacieuse et d’un engagement sociétal envers une consommation énergétique plus responsable.
En somme, la Corée du sud est face à un tournant décisif. Pour que ses engagements de neutralité carbone ne demeurent pas lettre morte, il lui faudra dépasser les obstacles actuels avec des politiques énergétiques résolues et innovantes. La route est longue, mais les fondations posées aujourd’hui détermineront le paysage énergétique de demain.
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]]>Les attentes vis-à-vis des politiques climatiques en Corée du Sud sont optimistes. D’après le sondage climatique de la Banque européenne d’investissement (BEI), une majorité significative de Sud-Coréens considère les politiques climatiques comme un vecteur d’amélioration de leur quotidien. Pour plus de 60 % d’entre eux, ces démarches permettront une amélioration de la qualité de vie quotidienne, tout en créant davantage d’emplois qu’elles n’en supprimeront. Ce courant d’optimisme témoigne d’une aspiration populaire à un avenir plus vert et équitable.
Dans leur quête d’une transition juste, les Sud-Coréens ne se contentent pas de simples mots. Ils se disent prêts à accepter des réformes fiscales significatives pour aider les foyers les plus modestes à supporter les coûts de cette transition écologique. Ainsi, environ 70 % des répondants au sondage se déclarent disposés à accepter une hausse de leurs impôts sur le revenu. Ce sentiment de solidarité se retrouve également lorsqu’il s’agit d’étendre l’aide aux pays en voie de développement, démontrant que la Corée du Sud s’inscrit pleinement dans une transition climatique solidaire à échelle mondiale.
En dépit de ces résolutions, l’économie sud-coréenne fait face à des défis importants. Les bouleversements économiques liés à l’émergence de la Chine et les changements structurels dans la région compliquent les dynamiques de l’investissement et du commerce. Avec une dépendance croissante aux échanges commerciaux avec la Chine, ainsi qu’aux chaînes de valeur mondiales, la Corée doit évaluer ses stratégies économiques pour garantir une croissance durable.
Se tournant désormais vers des initiatives locales et la diversification de ses partenaires commerciaux, la Corée cherche à atténuer les perturbations des chaînes de valeur mondiales et à favoriser des industries innovantes et à haute valeur ajoutée. Parallèlement, elle explore de nouvelles opportunités au sein des blocs régionaux tout en renforçant les coopérations commerciales stratégiques pour contrer le protectionnisme croissant sur la scène internationale.

Depuis l’adoption de l’Agenda 2030, la Corée du Sud a pris plusieurs mesures concrètes pour intégrer le développement durable dans ses politiques nationales. Dès 2016, la Corée du Sud a introduit son Troisième Plan national de développement durable, qui met l’accent sur un développement harmonieux de l’environnement, de la société et de l’économie. Outre cela, le pays s’est doté de lois favorisant l’égalité de genre et répondant aux défis du vieillissement de la population.
Un aspect clé du succès du progrès durable du pays réside dans le dialogue constant entre le gouvernement, la société civile, et les autres parties prenantes. Par exemple, l’Alliance pour le développement durable local de la Corée a été établie pour favoriser la participation des gouvernements locaux et des organisations civiles à la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable. Accompagnées d’initiatives éducatives, des campagnes nationales visent à renforcer la prise de conscience publique concernant les ODD, incluant l’intégration de ces sujets dans les cours scolaires.
Pour répondre aux défis climatiques, la lutte de la Corée du Sud contre les émissions de gaz à effet de serre revêt une importance centrale. Consciente de la nécessité d’un équilibre global entre croissance et durabilité, le pays a établi une feuille de route ambitieuse pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Par ailleurs, les efforts du gouvernement comprennent des investissements massifs dans des énergies renouvelables et des technologies innovantes.
Plusieurs initiatives prioritaires ont émergé, comme le développement technologique et scientifique pour favoriser une économie verte. Des projets innovants se concentrent sur l’éducation, la santé et le développement rural — des domaines où l’expérience coréenne offre des avantages comparatifs significatifs au niveau international.
Avec tous ces efforts, le regard est désormais tourné vers un avenir prospère pour la Corée du Sud. Bien que les défis climatiques du pays soient nombreux, l’engagement du pays envers le développement durable sert d’exemple pour d’autres nations sur la manière de progresser vers un avenir résilient, équitable et écologique. Les Sud-Coréens, avec une détermination forgée par les crises passées et l’évolution rapide de leur économie, s’emploient à passer à une économie plus locale, plus innovante et axée sur le bien-être collectif — autant de clés essentielles pour un avenir durable.
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]]>La Corée du Sud a été l’une des premières nations en Asie à mettre en place un système d’échange de quotas d’émission, le K-ETS, dès 2012. Cependant, malgré cette initiative novatrice, des imperfections sont devenues flagrantes. Entre 2015 et 2022, les dix plus gros émetteurs du pays ont vendu plus de 20 millions de tonnes de crédits excédentaires, réalisant un bénéfice astronomique. Un rapport d’alerte, publié par le groupe de défense du climat Plan 1.5, souligne un dysfonctionnement fondamental dans ce mécanisme qui devait responsabiliser les pollueurs. Au lieu de cela, trop d’allocations gratuites ont été attribuées, rendant le système plus lucratif que dissuasif.
Sous la présidence de Yoon Suk-yeol, la Corée du Sud a opéré en 2022 un revirement stratégique en revitalisant son programme nucléaire, jugé trop coûteux par le précédent gouvernement. Ce virage vers l’atome, au détriment des renouvelables, pose question quant à l’alignement du pays avec l’Accord de Paris, qui préconise un réchauffement limité à 1,5°C. En effet, le 10e Plan national de l’électricité, présenté en janvier 2023, prévoit que l’énergie nucléaire couvrira 33% de la production d’électricité d’ici 2030, contre une part décroissante de 21% pour les énergies renouvelables.
En dépit de ces ambitions, la réduction des émissions de gaz à effet de serre reste faible : un objectif de réduction de 40% par rapport à 2018 est fixé pour 2030. Pour respecter le seuil des 1,5°C de l’Accord de Paris, la Corée du Sud devrait viser une réduction domestique de plus de 59%.

Au-delà de ces orientations politiques énergétiques, la Corée du Sud fait face à de nombreux défis dans sa transition vers une économie bas-carbone. Le pays dépend encore largement des énergies fossiles, notamment le charbon qui, malgré une baisse récente, représentait 35% de la production électrique en 2021. Le recours au gaz naturel a même augmenté pour suppléer la diminution du charbon. Par ailleurs, le développement des technologies vertes comme l’hydrogène ou le Captage et Stockage du Carbone (CCUS) reste embryonnaire. Les inquiétudes persistent quant à leur viabilité technologique et économique.
En revanche, les véhicules électriques, bénéficiant d’incitations fiscales substantielles, promettent de transformer le secteur automobile national. Selon la feuille de route dévoilée en 2022, la Corée du Sud ambitionne de produire plus de 10% des véhicules électriques mondiaux d’ici 2030.
Parallèlement, la coopération internationale demeure au centre des priorités de la Corée du Sud. L’engagement au sein du Fonds Vert pour le Climat illustre bien cette volonté d’impliquer globalement la nation dans la lutte contre le changement climatique.
Cependant, à l’intérieur des frontières, les collectivités locales et entreprises avancent à grands pas vers l’énergie 100% propre pour 2050. Des géants tels que Samsung s’engagent dans la campagne mondiale RE100, et plus de trente entreprises sud-coréennes ont déjà commencé cette transition, anticipant une demande croissante de solutions énergétiques durables.
Au final, la trajectoire climatique de la Corée du Sud reste un sujet de débat, entre espoirs et réalités. Malgré quelques progrès tangibles vers une croissance plus verte, le pays est contraint d’intensifier ses efforts pour aligner son action climatique sur les normes internationales. À présent, le pouvoir en place devrait œuvrer à cultiver une synergie entre le développement économique, l’innovation technologique et le respect des objectifs environnementaux. Bref, l’aventure de la transition énergétique est loin d’être une promenade de santé pour la Corée du Sud, mais chaque avancée compte. Espérons voir le pays compter parmi les modèles de leadership climatique dans un futur proche.
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]]>L’article L’énergie éolienne en Corée du Sud : un vent de changement sur la péninsule est apparu en premier sur Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos.
]]>À l’heure actuelle, les combustibles fossiles dominent encore le bouquet énergétique sud-coréen. Le pétrole représente 37%, suivie du charbon (22%) et du gaz naturel (24%). L’énergie nucléaire contribue à hauteur de 11%, tandis que les énergies renouvelables ne composent que 6% de l’énergie produite. Concernant l’éolien et le solaire, ils ne représentent que 4 % de l’électricité générée, plaçant la Corée du Sud en queue de peloton parmi les pays du G20, à l’exception de l’Arabie Saoudite.
Dans le cadre de son « Green New Deal », la Corée du Sud s’est fixé pour objectif de porter la part des énergies renouvelables à 20% de son mix énergétique d’ici 2030. Pour l’éolien offshore seul, elle vise une capacité de 12 GW, un bond remarquable comparé à son actuelle capacité de 124,5 MW. En collaboration avec des entreprises publiques et privées, la Corée du Sud œuvre à la mise en place de projets éoliens à grande échelle. À titre d’exemple, en août 2021, le pays a délivré sa première licence pour un parc éolien flottant de 1.5 GW à un consortium incluant TotalEnergies.
L’Europe, avec ses 25 GW de capacité installée, domine le marché mondial de l’éolien offshore. Les Pays-Bas et le Danemark sont des marchés matures avec respectivement environ 3 GW et 1,5 GW en capacité installée. Comparer la Corée à ces pays peut sembler inéquitable, mais des études suggèrent que le pays a un solide potentiel de croissance. Selon COWI, groupe de conseil international, la Corée du Sud pourrait rattraper ses concurrents, voire les devancer si elle persévère dans ses projets.
Le chemin vers l’énergie éolienne n’est pas sans embûches. Les obstacles réglementaires, les processus d’autorisation longs et incertains, et les chaînes d’approvisionnement complexes représentent de sérieux défis. Le coût de l’énergie éolienne en Corée, estimé à environ 200 euros par mégawattheure, figure parmi les plus élevés au monde. La hausse des coûts d’installation et d’exploitation, souvent due à l’implication de sous-traitants inexpérimentés, constitue une barrière de plus. Toutefois, le « Green New Deal » s’attaque à certains de ces problèmes par la simplification des procédures et des études de faisabilité dans plusieurs zones offshore.

La Corée du Sud se distingue par son engagement résolu envers un avenir durable et respectueux de l’environnement. Forte de son développement économique rapide et de son innovation technologique remarquable, ce pays asiatique s’efforce désormais d’intégrer des projets durables dans l’ensemble de ses secteurs économiques et sociaux. La Corée du Sud attire désormais des investisseurs internationaux grâce aux perspectives de rentabilité qu’elle offre. Orsted, leader mondial des énergies renouvelables, prévoit de développer de l’éolien offshore près d’Incheon. Les initiatives locales ne sont pas en reste, avec Doosan Heavy Industries qui s’apprête à entrer de plain-pied sur le marché éolien offshore. De grands noms comme Samsung et Hyundai ambitionnent de devenir des fournisseurs de technologies clés pour des projets majeurs à travers le pays.
Le projet Firefly, développé par Equinor, est un projet éolien offshore flottant qui pourrait transformer le paysage énergétique du pays. Grâce à une technologie avancée de fondations semi-submersibles, ces installations pourraient ouvrir de nouveaux horizons pour l’énergie éolienne dans des zones où la profondeur de la mer rend les installations traditionnelles impraticables.
La Corée du Sud a mis en place des politiques énergétiques ambitieuses visant à accroître la capacité éolienne de manière exponentielle d’ici 2030. Bien qu’il existe des résistances locales, le gouvernement multiplie les efforts pour encourager le développement de projets éoliens offshore. Des entreprises telles que Siemens Gamesa ont déjà signé des accords stratégiques pour s’impliquer davantage.
Sur terre, l’éolien continue également de progresser. Bien que les opportunités de croissance dans l’énergie éolienne terrestre soient limitées, les progrès réalisés indiquent une transition énergétique sérieuse. Si les conditions strictes et les contrôles environnementaux représentent un défi, le marché sud-coréen est prêt pour une croissance significative. Doosan Enerbility, en partenariat avec Siemens Gamesa, prévoit d’augmenter la part locale de la chaîne d’approvisionnement, développant notamment la fabrication de tours en acier sur lesquelles reposent les nacelles.
D’abord, la Corée du Sud accueille le Wind Energy Installation Group, une initiative qui prévoit d’attirer des investissements à hauteur de 50 milliards d’euros d’ici 2035. Ensuite, la capacité installée en éolien pourrait tripler d’ici 2030, grâce aux avancées technologiques et à l’intérêt croissant des investisseurs. Enfin, la Journée nationale de l’énergie éolienne a été récemment instaurée afin de sensibiliser le public et renforcer l’engagement du pays dans cette transition.
L’essor de l’énergie éolienne en Corée du Sud est prometteur, mais il exige une coopération sans faille entre le gouvernement, les industriels et les investisseurs nationaux et internationaux. L’objectif ambitieux de 21% d’énergie renouvelable dans le mix énergétique d’ici 2030 est à portée de main. Cependant, il nécessitera des efforts redoublés pour surmonter les obstacles réglementaires et technologiques. Le vent souffle dans la bonne direction et la Corée du Sud est prête pour un avenir énergétique plus vert.
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]]>L’article La stratégie coréenne pour une croissance verte et durable est apparu en premier sur Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos.
]]>L’engagement de la Corée pour une croissance verte se concrétisa dès l’inauguration du président Lee Myung-bak en 2008. Lee a placé la « croissance verte à faible émission de carbone » au cœur de sa philosophie de développement économique, soulignant que la protection de l’environnement pouvait être un moteur de croissance économique. Le gouvernement du pays a mis en œuvre cette vision en lançant des plans ambitieux et en investissant dans des projets durables qui permettraient non seulement d’améliorer les infrastructures, mais aussi de façonner l’avenir écologique du pays.
Durant la crise financière mondiale de 2008, 80% des stimulations budgétaires de la Corée ont été alloués à des projets de croissance verte, notamment dans les infrastructures et les transports.
Plusieurs initiatives notables marquent la stratégie verte de la Corée. À Songdo, la construction d’une ville connectée, intégrant infrastructure physique et technologique, reflète la volonté du pays de définir de nouveaux standards urbains. Songdo se veut être un modèle de ville intelligente à l’avant-garde, avec un système de recyclage des eaux grises, une flotte de taxis fluviaux et des services de partage de vélos et voitures, propulsés par des énergies renouvelables.
Cependant, l’approche sud-coréenne n’est pas sans défis. Le paradoxe de Jevons, qui stipule que les gains d’efficacité énergétique peuvent conduire à une consommation accrue de ressources, contredit en partie la stratégie verte. Malgré les améliorations significatives en matière d’efficacité énergétique, les émissions de gaz à effet de serre et la consommation totale d’énergie ont continué d’augmenter depuis la mise en œuvre de la Stratégie Nationale pour la Croissance Verte.
Face à cette réalité, certains préconisent une révision des politiques en faveur d’une participation accrue du public dans les décisions environnementales et vers une décroissance économique ciblée. Ces modèles alternatifs pourraient aider à réduire réellement l’empreinte de la Corée et à répondre de manière plus efficace au défi climatique.

Pourtant, les dirigeants coréens espèrent que la stratégie actuelle orientée vers le développement durable perpétuera l’hélice de transformation industrielle qui a caractérisé le pays. La « Croissance Verte », lancé sous le mandat du président Moon Jae-in, incarne cette vision, encourageant le virage vers les énergies renouvelables et les véhicules électriques, tout en fixant des objectifs ambitieux comme l’implantation d’1,3 million de véhicules électriques et 200 000 véhicules à piles à hydrogène d’ici 2025.
Cette logique de « destruction créatrice », où le vieux est remplacé par le nouveau, s’aligne avec l’esprit de transformation rapide et audacieuse de la Corée. Le pays se positionne pour dominer les industries d’avenir, notamment celles basées sur la technologie et génératrices d’emplois, tout en réduisant les émissions de carbone. C’est dans cette conjonction entre développement économique et ambition écologique que la Corée espère cimenter son autorité dans la transition énergétique mondiale.
L’approche coréenne pourrait inspirer d’autres nations, en particulier les pays en développement qui cherchent à réaliser une croissance économique sans sacrifier leur environnement. L’Asie de l’Est en général, avec la Corée en première ligne, se profile comme le centre de la prochaine grande transformation industrielle. Les initiatives coréennes démontrent qu’une décorrélation entre croissance économique et pression environnementale est possible, ouvrant la voie vers une économie mondiale plus durable.
En conclusion, la Corée du Sud, par sa stratégie de croissance verte, illustre un modèle de transition énergétique pouvant être un acteur de changement à l’échelle mondiale. Elle ne se contente pas de réduire ses émissions ; elle transforme ses industries pour aligner développement économique et préservation de l’environnement. Cette alchimie entre innovation, investissement stratégique et modification des structures sociales pourrait bien constituer la formule gagnante du « miracle vert » coréen.
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]]>L’article La lutte contre la pollution de l’air : un défi pour la Mongolie est apparu en premier sur Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos.
]]>En raison de températures frisant les -40°C, les habitants brûlent du charbon brut dans leurs gers, des tentes traditionnelles mongoles, pour se chauffer. Cette pratique, conjuguée à la topographie de la ville, crée un « couvercle » thermique retenant les polluants dans l’air. Ce phénomène accentue l’impact dramatique de la pollution, notamment durant les mois les plus froids, de novembre à mars.
La pollution de l’air à Oulan-Bator a des répercussions désastreuses sur la santé publique, particulièrement pour les enfants. Les pneumonies, par exemple, sont la deuxième cause de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans en Mongolie. Dans la capitale, les infections respiratoires ont augmenté de 270% au cours des dix dernières années, tandis que les enfants présentent une capacité pulmonaire inférieure de 40% à celle de leurs homologues vivant en zones rurales.
Des études ont démontré que l’exposition prénatale à la pollution atmosphérique peut entraîner des complications graves comme des malformations congénitales et des retards de développement cérébral. Une mère des quartiers de ger, appelée Nursaule, confie que son fils de 11 mois, Almasbek, a déjà été hospitalisé huit fois pour des problèmes respiratoires. Elle exprime sa peur d’un futur marqué par des visites répétées à l’hôpital.
Face à cette situation, la Mongolie a pris plusieurs mesures clés. En 2019, par exemple, le gouvernement a interdit l’utilisation du charbon brut, le remplaçant par du charbon transformé en briquettes, moins polluantes et plus durables. Cependant, cette mesure n’a pas eu l’effet escompté, surtout après l’arrivée de la pandémie de COVID-19 qui a poussé les ménages à recourir à des combustibles bon marché, mais très polluants.
Malgré ces efforts, et bien que des initiatives aient permis la rénovation énergétique de nombreuses écoles et crèches, la persistance des conditions de vie précaires pour les habitants des quartiers de ger continue d’alimenter la pollution. En effet, près de 800 000 personnes vivent dans ces zones avec peu d’accès à des infrastructures modernes comme l’électricité et les systèmes de chauffage centralisé.
L’éducation en Mongolie revêt une importance cruciale pour le développement du pays et la préservation de son environnement. Des efforts soutenus sont nécessaires pour garantir un accès équitable et de qualité à l’éducation, particulièrement dans les zones rurales et urbaines défavorisées. L’amélioration de l’infrastructure éducative et la promotion de programmes sensibilisant aux enjeux environnementaux sont des piliers essentiels pour préparer les générations futures à relever les défis écologiques et sociaux du pays.

Une approche innovante combinant l’isolation thermique, le chauffage électrique et la ventilation existe. Cette solution réduit directement la pollution intérieure, tout en apportant des bénéfices sociaux en diminuant les dépenses de chauffage et en améliorant l’égalité sociale et de genre. Par ailleurs, cette approche permet de gagner plus de 40 minutes par jour pour les femmes et les enfants, occupant traditionnellement une grande part des tâches ménagères.
Un autre projet, financé par la Confédération suisse en collaboration avec l’UNICEF, a notamment permis d’améliorer les infrastructures de soins primaires et a contribué à une réduction significative des cas de pneumonie chez les enfants. Le renforcement des centres de santé locaux et l’intégration des travailleurs communautaires de la santé ont également joué un rôle crucial en apportant information et soutien aux familles les plus démunies, surtout dans les quartiers de ger.
Les effets économiques de cette crise sanitaire sont tout aussi préoccupants. Selon des estimations, la pollution de l’air coûte à la Mongolie environ 600 millions d’euros par an, soit 4,6% du PIB. L’absentéisme accru des employés en raison de maladies liées à la pollution affecte la productivité, notamment en hiver.
En outre, les conditions de vie difficiles dans les quartiers de ger poussent de nombreuses familles à brûler des matériaux toxiques pour se chauffer, aggravant la pollution.
La solution à long terme passe par la réduction de la pauvreté et l’intégration des ménages marginalisés des quartiers de ger dans un réseau énergétique centralisé et propre. Pour améliorer significativement la qualité de l’air à Oulan-Bator, il est crucial de fournir aux habitants des sources d’énergie moins polluantes et des infrastructures modernisées. Une gestion efficace des investissements publics et une approche intégrée, comme la fourniture de produits de cuisson, de chauffage et d’isolation, peuvent avoir un impact durable.
Par ailleurs, les programmes éducatifs visant à sensibiliser la population sur les dangers de la pollution et les alternatives disponibles s’avèrent essentiels. L’utilisation d’appareils de surveillance de la qualité de l’air intérieur et la promotion de bonnes pratiques comme l’usage de masques certifiés et la consommation d’aliments riches en vitamines et en oméga-3 sont des actions concrètes qui apportent déjà des bénéfices visibles.
La bataille contre la pollution de l’air en Mongolie est un défi complexe nécessitant une coopération internationale, des politiques robustes et des changements sociétaux significatifs. Chaque initiative, qu’elle soit à petite ou grande échelle, contribue à un avenir où les enfants ne seront plus contraints de respirer un air mortel dès leur premier souffle. Le chemin est encore long, mais avec des efforts concertés, la Mongolie peut espérer un futur où l’air pur et les conditions de vie décentes seront la norme, et non l’exception.
Le développement du tourisme durable semble pouvoir jouer un rôle crucial dans cette transition. En développant des pratiques touristiques respectueuses de l’environnement et en encourageant la préservation des ressources naturelles, la Mongolie peut à la fois améliorer la qualité de vie de ses citoyens et renforcer son attrait en tant que destination touristique responsable. Les politiques axées sur le soutien aux énergies renouvelables, la modernisation des infrastructures et l’éducation à l’environnement seront essentielles pour atteindre ces objectifs ambitieux.
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]]>L’article L’état des lieux de l’énergie verte en France est apparu en premier sur Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos.
]]>Ce qu’il faut savoir sur le concept d’énergie verte
Elle provient de sources n’ayant aucune incidence négative sur la santé ou sur l’environnement. De nombreux avantages font de l’énergie verte la seule option viable si l’on souhaite un jour en finir avec les énergies fossiles. Le monde dépend encore aujourd’hui du charbon, du pétrole et du gaz naturel pour satisfaire ses besoins en énergie. Les combustibles fossiles ne sont pas renouvelables dans la mesure où ils utilisent des ressources limitées qui finiront par s’épuiser, devenant trop coûteuses ou trop dommageables pour l’environnement. En revanche, les nombreux types de sources d’énergie renouvelables, comme l’énergie éolienne et l’énergie solaire, sont virtuellement inépuisables.

La plupart des énergies renouvelables proviennent directement ou indirectement du soleil. La lumière du soleil peut être directement utilisée pour chauffer et éclairer les habitations et les bâtiments, produire de l’électricité, chauffer l’eau ainsi qu’une batterie d’autres applications commerciales et industrielles. La chaleur du soleil alimente également les vents, dont l’énergie est captée par les éoliennes. Ensuite, les vents et la chaleur du soleil provoquent l’évaporation de l’eau. Lorsque cette vapeur d’eau se transforme en pluie ou en neige et s’écoule dans les rivières ou les ruisseaux, son énergie peut être captée par l’énergie hydroélectrique. Avec la pluie et la neige, la lumière du soleil fait pousser les plantes. La matière organique qui compose ces plantes est connue sous le nom de « biomasse ». Cette dernière peut être utilisée pour produire de l’électricité, des carburants de transport ou des produits chimiques. C’est ce que l’on appelle la bioénergie.
D’un autre côté, l’hydrogène se trouve dans de nombreux composés organiques, mais aussi dans l’eau. C’est l’élément le plus abondant sur Terre. Mais ce n’est pas un gaz naturel. Une fois séparé de l’élément auquel il s’est greffé, l’hydrogène peut être brûlé comme combustible ou transformé en électricité. Mais toutes les sources énergétiques renouvelables ne proviennent pas du soleil. L’énergie géothermique par exploite par exemple la chaleur interne de la Terre à diverses fins, notamment pour la production d’électricité, le chauffage et la climatisation des bâtiments. Et l’énergie des marées de l’océan provient de l’attraction gravitationnelle de la lune et du soleil sur la Terre. Passionnant, non ? En fait, l’énergie des océans provient de plusieurs sources. En plus de l’énergie marémotrice, l’énergie des vagues de l’océan est également utile dans ce sens. Le soleil réchauffe également la surface de l’océan plus que les profondeurs, créant un différentiel de température qui peut être utilisé comme source d’énergie. Toutes ces formes d’énergie marine peuvent être utilisées pour produire de l’électricité.
L’énergie verte en France et dans le monde : où en étions-nous et où en sommes-nous ?

La part des énergies renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie en France a progressé de près de 7 points entre de 2006 et 2016, passant de 9,3% en 2006 à 16% en 2016. Les énergies renouvelables constituent ainsi la quatrième source d’énergie primaire en 2016, derrière le nucléaire, les produits pétroliers et le gaz. Le bilan publié par le ministère avait fait le point sur les différentes énergies et leurs évolutions. Globalement, même si les pompes à chaleur, les biocarburants et l’éolien avaient beaucoup progressé depuis 20 ans, le bois « énergie » et l’hydraulique restaient prédominants, représentant à eux seuls près de 60% des énergies renouvelables.
La dynamique actuelle de l’énergie verte en France est relativement timide (mais encourageante) au vu des avantages à la clé. C’est plutôt son développement dans certains pays qui laisse penser qu’elles pourraient demain représenter notre principale source d’électricité en France. Une petite comparaison s’impose :
Les objectifs fixés à l’horizon 2030 laissent à penser que l’on atteindra les 40% d’utilisation des énergies renouvelables pour la production électrique. Quoi qu’il en soit, les enjeux liés à l’utilisation des énergies renouvelables sont déjà portés par les Français qui en mesurent la juste valeur. Il suffit de voir le succès que rencontrent les acteurs de la filière comme ENGIE pour s’en convaincre !
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]]>Que ce soit pour réduire vos coûts énergétiques, en matière de respect de l’environnement ou bien pour supprimer l’humidité a l’origine des moisissures, l’essor du marché des déshumidificateurs les rend de plus en plus intelligents.
Mais au niveau écologique, qu’est-ce qui rend un déshumidificateur d’air vert ? Généralement, cette notion écologique concernera la consommation d’énergie et pour mieux comprendre les points importants à connaître sur ce type de produits, voici quelques fonctions que vous devriez rechercher.
Les appareils à base de réfrigérant écologique, comme les déshumidificateurs et les climatiseurs, constituent la nouvelle norme. Le réfrigérant R-410A est désormais la norme lorsqu’on parle d’écologie, bien qu’il soit un gaz à effet de serre puissant, dans la mesure ou celui ci n’a pas d’impact sur la couche d’ozone. Par ailleurs, l’utilisation de ce type de réfrigérant rends les déshumidificateurs plus silencieux, plus résistants et plus fiables.
Afin d’éliminer les allergènes responsables d’inconfort, un filtre à air performant est très utile. Même si l’objectif de ces filtres est avant tout de protéger les déshumidificateurs, ils agissent sur les particules nocives et la poussière et les capturent avant qu’elles ne soient rejetées dans l’air. L’action des filtres a air permet une faible consommation d’énergie, un rendement plus élevé de votre déshumidificateur et en plus, assainit l’air ambiant.
Les minuteries programmables vous permettent de mieux contrôler la consommation d’énergie de votre déshumidificateur. Optimiser votre utilisation selon vos besoins est primordial pour que l’impact écologique soit moindres.
Afin d’automatiser le processus de déshumidification et de mieux contrôler l’humidité de votre maison, un hygrostat réglable est indispensable. Les hygrostats-humidificateurs vont atteindre l’humidité que vous avez choisi puis, une fois cette limite atteinte, se mettront en pause et se réactiveront lorsque l’humidité aura varié sensiblement. La consommation d’énergie sera donc optimale puisque le déshumidificateur ne fonctionnera que si besoin, comme les climatiseurs modernes d’ailleurs.
Le froid est l’ennemi absolu de l’eau. Pour que les déshumidificateurs puissent continuer à fonctionner dans des conditions froides des systèmes de dégivrage automatique optionnels, selon les modèles, éliminent l’accumulation de givre. En règle général, le compresseur s’arrêtera alors pour laisser le ventilateur agir et faire fondre la glace. Cela réduira la consommation d’énergie du déshumidificateur.
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]]>Le comble est responsable de 30% des déperditions de chaleur des habitats peu ou pas isolés. C’est donc le premier poste de pertes énergétiques, loin devant les murs et les fenêtres.
Exposé à l’ensoleillement en été et piégeant le froid en hiver, le comble doit impérativement faire l’objet d’un travail d’isolation thermique performant pour ne pas entamer le confort des occupants. D’un autre côté, des combles (perdus ou aménagés) peu ou pas isolés vont multiplier les dépenses de chauffage et de climatisation, impactant ainsi à la fois la facture énergétique (jusqu’à un tiers de consommation en plus) mais aussi le bilan carbone de votre foyer. Des combles bien isolés vont limiter les variations brutales de températures qui peuvent provoquer des chocs thermiques chez les populations à risque (enfants en bas âge, séniors et femmes enceintes).
Avant de détailler les techniques auxquelles on a le plus souvent recours pour l’isolation des combles, il faut d’abord détailler la typologie des combles :
Le prestataire d’isolation de la toiture aura recours à un ou plusieurs matériaux en fonction de la configuration de la construction. Les matériaux qui affichent la plus petite conductivité sont le polystyrène extrudé (0,028), le polystyrène expansé (0,035), le chanvre (0,039 W/m. °C), la laine minérale, de roche ou de verre (0,039), ou encore la cellulose (0,039).
Si vous souhaitez isoler vos combles, vous pouvez pour rendre sur lebon-eco-energie.fr afin d’obtenir de plus amples informations.
Pour trancher en faveur d’une technique d’isolation, le professionnel va évaluer l’utilisation (actuelle ou future, dans le cadre d’un projet d’aménagement) des combles perdus.
Le choix de la bonne technique va conditionner à bien des égards les économies que vous réaliserez sur votre facture énergétique, la réduction de l’empreinte carbone de votre foyer et le confort acoustique. Les techniques les plus couramment utilisées sont le soufflage et le déroulement de la laine (pour les combles perdus), puis le sarking et l’isolation par l’intérieur (pour les combles aménageables). Ce sont donc les deux premières techniques qui nous intéressent ici.
C’est sans doute la technique la plus utilisée pour l’isolation des combles perdus. Elle consiste à insuffler un isolant avec une machine spéciale, la cardeuse.
On vise ici à répartir l’élément isolant de manière égale et harmonieuse, ce qui n’est pas le cas par exemple de l’isolation aux rouleaux ou en vrac. L’isolation par le soufflage réduit drastiquement les ponts thermiques et empêche ainsi la laine de s’affaisser.
Résultat : vous profitez d’un meilleur confort thermique, vous réduisez votre facture énergétique et vous améliorer le bilan carbone de votre maison. Les isolants les plus utilisés sont la ouate de cellulose et la laine, qui répondent parfaitement aux critères de performance thermique mais aussi aux normes anti-incendie. Cette technique présente d’ailleurs un autre avantage : celui de la rapidité.
Un chantier d’isolation par soufflage de 100 m² prendra en moyenne entre 3 et 4 heures, sans dérangement pour l’occupant dans la mesure où la machine à souffler reste à l’extérieur de la maison. Aucune découpe, aucune chute et aucun besoin de main d’œuvre après la pose ne sont nécessaires.
Cette technique d’isolation mobilise la laine minérale IBR que l’on va dérouler sur le plafond, entre les solives. Elle permet une grande résistance thermique et répond également aux exigences d’efficacité thermique imposées par la RT 2012 ainsi qu’à celles du Cahier de Prescription Technique CPT n° 3560 V2.
Le chantier d’isolation dure beaucoup plus longtemps avec cette technique, qui est donc logiquement plus onéreuse. Les fortes épaisseurs permettent d’obtenir des performances thermiques élevées en monocouche. Notons enfin que la laine de verre IBR est dotée de longues fibres qui emprisonnent l’air, ce qui lui confère un rôle absorbant vis-à-vis des bruits extérieurs.
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