L’énergie des voitures électriques pourrait alimenter nos vies !

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L’électricité stockée dans les voitures électriques pourrait être renvoyée au réseau, soutenant ainsi le réseau et servant de stockage potentiel d’énergie propre, mais elle ne sera économiquement viable que si nous procédons d’abord à la mise à niveau du système. Deux scientifiques montrent comment leurs résultats apparemment contradictoires convergent vers une même conclusion : pomper de l’énergie dans le réseau électrique en utilisant la technologie d’aujourd’hui peut endommager les batteries des voitures ; mais avec les améliorations apportées au système, on pourra fournir une énergie propre précieuse et améliorer la durée de vie des batteries dans le processus.

Des résultats complémentaires plutôt que contradictoires

Les voitures électriques emmagasinent l’énergie excédentaire lorsqu’elles sont inactives. La technologie Vehicle-to-grid (V2G) permet de transférer cette énergie au réseau électrique lorsque la voiture n’est pas utilisée. Cette énergie pourrait aider à réguler la fréquence de l’approvisionnement en électricité, à réduire la quantité d’électricité achetée aux heures de pointe et à augmenter la production d’électricité du réseau. Deux études récentes ont été pointées du doigt pour leur contradiction : l’une suggérant que le V2G dégrade les batteries de voiture et l’autre qu’il améliore la durée de vie des batteries. Les deux auteurs ont travaillé ensemble pour éclaircir les conclusions. « Bien que nos deux documents semblent contradictoires, ils sont en fait complémentaires », a déclaré le Dr Dubarry. « Le V2G ne sera pas facile, mais s’il est bien fait, il pourra aider les services publics et les propriétaires de véhicules électriques. Nous avons besoin de plus de recherches pour mieux comprendre le processus et tirer parti de la technologie. »

La question de la rentabilité

Les deux auteurs ont convenu que pour être économiquement viable, le V2G doit être optimisé entre les exigences du propriétaire de la voiture, les services publics et la capacité du réseau. En d’autres termes, les besoins des différentes personnes et des différents systèmes concernés doivent être équilibrés. La question est alors devenue : « Cette technologie peut-elle être rentable ? » Les études précédentes avaient des approches différentes pour répondre à cette question : M. Dubarry a montré que l’utilisation de la technologie V2G d’aujourd’hui peut être préjudiciable à la batterie de voiture, tandis que M. Uddin a découvert qu’un réseau plus intelligent rendrait le processus économiquement viable et améliorerait même la batterie. Dans le nouveau document, ils se sont « critiqués » mutuellement et ont tiré des conclusions communes. Grâce aux améliorations apportées au système, V2G pourrait améliorer la durée de vie des batteries des voitures électriques et être rentable pour toutes les personnes concernées.

Un financement sera nécessaire pour aller plus loin

Mesurer l’impact de la technologie sur la batterie est un véritable défi. Après deux ans d’analyse des batteries lithium-ion, le Dr Uddin et son équipe ont mis au point un modèle précis de dégradation des batteries qui peut prédire la capacité et l’affaiblissement de la puissance d’une batterie dans le temps dans différentes conditions qui prennent en compte la température, l’état de charge et la « profondeur » de décharge. Cela signifie que le modèle peut prédire l’impact de V2G sur la santé de la batterie. À l’aide de ce modèle, ils ont créé un algorithme de grille intelligente qui montre la charge dont une batterie a besoin pour son utilisation quotidienne et la quantité qui peut être retirée pour optimiser l’autonomie de la batterie. Le Dr Uddin estime qu’un financement est nécessaire pour élaborer de nouvelles normes d’essai et de nouvelles stratégies de contrôle afin de guider les politiques qui appuient V2G. Un élément clé de l’amélioration du système, dit-il, sera la mesure de la dégradation des piles.

« Les paramètres utilisés pour définir la dégradation des piles peuvent également avoir un impact sur le processus d’optimisation », explique-t-il. Il s’agira de savoir qui est responsable de l’estimation de la dégradation des batteries. Les services publics prennent actuellement la tête du peloton dans l’UE, mais il pourrait être plus économique pour les fabricants de batteries ou d’automobiles de le faire. « Dans ce cas, il faut établir des normes qui définissent ce que nous entendons par « état de santé » lorsqu’il s’agit des piles, et les mesures qui sont utilisées pour le déterminer », conclut-il.

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