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]]>Cette dissonance entre ambition et réalisation invite à s’interroger sur les raisons de cet échec et sur l’avenir énergétique du pays. L’analyse qualitative de cette situation met en lumière plusieurs facteurs cruciaux.
D’abord, la mainmise continue de l’industrie des combustibles fossiles et du nucléaire menée par des intérêts économiques puissants a entravé l’évolution vers des sources plus vertes.
Les changements de politique incohérents ainsi qu’un suivi peu rigoureux des initiatives ont également compromis la mise en œuvre des politiques énergétiques renouvelables.
Pour la Corée du Sud, l’histoire de l’énergie a toujours été un défi monumental, le pays dépendant des importations pour environ 97 % de ses besoins énergétiques. Cette dépendance a maintenu la Corée du sud dans une situation énergétique vulnérable, lui imposant de jongler entre l’urgence de la sécurité énergétique et la pression internationale pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre.
Un des éléments marquants de cet échec est la décision récente de réduire l’objectif de production d’énergie renouvelable d’ici 2030 à environ 22 %, soit une diminution de 9 points par rapport aux plans de la présidence précédente.
Le revers des ambitions « vertes » de séoul s’accompagne d’un pivot stratégiquement notable vers le nucléaire sous l’administration de Yoon Suk-Yeol. L’énergie nucléaire, pourtant vertement critiquée pour ses risques, constitue désormais un pilier central de l’objectif de voir cette source représenter près de 35 % de l’approvisionnement en électricité d’ici 2036.
Cette « renaissance nucléaire » se dessine également en réponse aux tensions croissantes avec la Russie, autrefois perçue comme un partenaire énergétique stratégique mais désormais vue comme peu fiable après l’invasion de l’Ukraine.

La transition vers des énergies plus durables, comme l’énergie solaire, semble ainsi ralentir, prise au piège d’une géographie peu accommodante et d’une industrie manufacturière gourmande en électricité. Des contraintes géographiques telles que l’absence de vastes étendues planes pour l’installation de panneaux solaires posent des défis.
Néanmoins, des experts suggèrent que le potentiel éolien, notamment en mer, reste encore largement sous-exploité.
Des efforts pour résoudre cette crise énergétique en rationalisant le processus administratif pour les projets éoliens offshore apparaissent comme une solution viable.
Il faudra également explorer des technologies de capture et de stockage du carbone, bien que cela ne soit pas sans critiques quant à la possibilité de prolonger l’utilisation des combustibles fossiles avec un vernis « vert ».
La question ne se limite pas simplement à des défis techniques et politiques ; elle touche également à la culture industrielle du pays. Son industrie manufacturière dépendante de l’exportation avance à pas feutrés vers des adaptations plus écologiques.
Pour rehausser son ambition énergétique renouvelable, la Corée du sud pourrait s’inspirer des exemples réussis d’autres pays, à l’instar de l’Allemagne.
Une coopération renforcée avec d’autres nations, notamment les États-Unis, pourrait jouer un rôle transcendantal dans le développement de réacteurs nucléaires modulaires avancés qui offrent une flexibilité accrue en termes de site d’installation.
Il est capital de reconnaître que la réussite d’une telle transition énergétique dépendra aussi d’une volonté politique robuste, d’une réforme réglementaire audacieuse et d’un engagement sociétal envers une consommation énergétique plus responsable.
En somme, la Corée du sud est face à un tournant décisif. Pour que ses engagements de neutralité carbone ne demeurent pas lettre morte, il lui faudra dépasser les obstacles actuels avec des politiques énergétiques résolues et innovantes. La route est longue, mais les fondations posées aujourd’hui détermineront le paysage énergétique de demain.
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]]>Les attentes vis-à-vis des politiques climatiques en Corée du Sud sont optimistes. D’après le sondage climatique de la Banque européenne d’investissement (BEI), une majorité significative de Sud-Coréens considère les politiques climatiques comme un vecteur d’amélioration de leur quotidien. Pour plus de 60 % d’entre eux, ces démarches permettront une amélioration de la qualité de vie quotidienne, tout en créant davantage d’emplois qu’elles n’en supprimeront. Ce courant d’optimisme témoigne d’une aspiration populaire à un avenir plus vert et équitable.
Dans leur quête d’une transition juste, les Sud-Coréens ne se contentent pas de simples mots. Ils se disent prêts à accepter des réformes fiscales significatives pour aider les foyers les plus modestes à supporter les coûts de cette transition écologique. Ainsi, environ 70 % des répondants au sondage se déclarent disposés à accepter une hausse de leurs impôts sur le revenu. Ce sentiment de solidarité se retrouve également lorsqu’il s’agit d’étendre l’aide aux pays en voie de développement, démontrant que la Corée du Sud s’inscrit pleinement dans une transition climatique solidaire à échelle mondiale.
En dépit de ces résolutions, l’économie sud-coréenne fait face à des défis importants. Les bouleversements économiques liés à l’émergence de la Chine et les changements structurels dans la région compliquent les dynamiques de l’investissement et du commerce. Avec une dépendance croissante aux échanges commerciaux avec la Chine, ainsi qu’aux chaînes de valeur mondiales, la Corée doit évaluer ses stratégies économiques pour garantir une croissance durable.
Se tournant désormais vers des initiatives locales et la diversification de ses partenaires commerciaux, la Corée cherche à atténuer les perturbations des chaînes de valeur mondiales et à favoriser des industries innovantes et à haute valeur ajoutée. Parallèlement, elle explore de nouvelles opportunités au sein des blocs régionaux tout en renforçant les coopérations commerciales stratégiques pour contrer le protectionnisme croissant sur la scène internationale.

Depuis l’adoption de l’Agenda 2030, la Corée du Sud a pris plusieurs mesures concrètes pour intégrer le développement durable dans ses politiques nationales. Dès 2016, la Corée du Sud a introduit son Troisième Plan national de développement durable, qui met l’accent sur un développement harmonieux de l’environnement, de la société et de l’économie. Outre cela, le pays s’est doté de lois favorisant l’égalité de genre et répondant aux défis du vieillissement de la population.
Un aspect clé du succès du progrès durable du pays réside dans le dialogue constant entre le gouvernement, la société civile, et les autres parties prenantes. Par exemple, l’Alliance pour le développement durable local de la Corée a été établie pour favoriser la participation des gouvernements locaux et des organisations civiles à la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable. Accompagnées d’initiatives éducatives, des campagnes nationales visent à renforcer la prise de conscience publique concernant les ODD, incluant l’intégration de ces sujets dans les cours scolaires.
Pour répondre aux défis climatiques, la lutte de la Corée du Sud contre les émissions de gaz à effet de serre revêt une importance centrale. Consciente de la nécessité d’un équilibre global entre croissance et durabilité, le pays a établi une feuille de route ambitieuse pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Par ailleurs, les efforts du gouvernement comprennent des investissements massifs dans des énergies renouvelables et des technologies innovantes.
Plusieurs initiatives prioritaires ont émergé, comme le développement technologique et scientifique pour favoriser une économie verte. Des projets innovants se concentrent sur l’éducation, la santé et le développement rural — des domaines où l’expérience coréenne offre des avantages comparatifs significatifs au niveau international.
Avec tous ces efforts, le regard est désormais tourné vers un avenir prospère pour la Corée du Sud. Bien que les défis climatiques du pays soient nombreux, l’engagement du pays envers le développement durable sert d’exemple pour d’autres nations sur la manière de progresser vers un avenir résilient, équitable et écologique. Les Sud-Coréens, avec une détermination forgée par les crises passées et l’évolution rapide de leur économie, s’emploient à passer à une économie plus locale, plus innovante et axée sur le bien-être collectif — autant de clés essentielles pour un avenir durable.
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]]>La Corée du Sud a été l’une des premières nations en Asie à mettre en place un système d’échange de quotas d’émission, le K-ETS, dès 2012. Cependant, malgré cette initiative novatrice, des imperfections sont devenues flagrantes. Entre 2015 et 2022, les dix plus gros émetteurs du pays ont vendu plus de 20 millions de tonnes de crédits excédentaires, réalisant un bénéfice astronomique. Un rapport d’alerte, publié par le groupe de défense du climat Plan 1.5, souligne un dysfonctionnement fondamental dans ce mécanisme qui devait responsabiliser les pollueurs. Au lieu de cela, trop d’allocations gratuites ont été attribuées, rendant le système plus lucratif que dissuasif.
Sous la présidence de Yoon Suk-yeol, la Corée du Sud a opéré en 2022 un revirement stratégique en revitalisant son programme nucléaire, jugé trop coûteux par le précédent gouvernement. Ce virage vers l’atome, au détriment des renouvelables, pose question quant à l’alignement du pays avec l’Accord de Paris, qui préconise un réchauffement limité à 1,5°C. En effet, le 10e Plan national de l’électricité, présenté en janvier 2023, prévoit que l’énergie nucléaire couvrira 33% de la production d’électricité d’ici 2030, contre une part décroissante de 21% pour les énergies renouvelables.
En dépit de ces ambitions, la réduction des émissions de gaz à effet de serre reste faible : un objectif de réduction de 40% par rapport à 2018 est fixé pour 2030. Pour respecter le seuil des 1,5°C de l’Accord de Paris, la Corée du Sud devrait viser une réduction domestique de plus de 59%.

Au-delà de ces orientations politiques énergétiques, la Corée du Sud fait face à de nombreux défis dans sa transition vers une économie bas-carbone. Le pays dépend encore largement des énergies fossiles, notamment le charbon qui, malgré une baisse récente, représentait 35% de la production électrique en 2021. Le recours au gaz naturel a même augmenté pour suppléer la diminution du charbon. Par ailleurs, le développement des technologies vertes comme l’hydrogène ou le Captage et Stockage du Carbone (CCUS) reste embryonnaire. Les inquiétudes persistent quant à leur viabilité technologique et économique.
En revanche, les véhicules électriques, bénéficiant d’incitations fiscales substantielles, promettent de transformer le secteur automobile national. Selon la feuille de route dévoilée en 2022, la Corée du Sud ambitionne de produire plus de 10% des véhicules électriques mondiaux d’ici 2030.
Parallèlement, la coopération internationale demeure au centre des priorités de la Corée du Sud. L’engagement au sein du Fonds Vert pour le Climat illustre bien cette volonté d’impliquer globalement la nation dans la lutte contre le changement climatique.
Cependant, à l’intérieur des frontières, les collectivités locales et entreprises avancent à grands pas vers l’énergie 100% propre pour 2050. Des géants tels que Samsung s’engagent dans la campagne mondiale RE100, et plus de trente entreprises sud-coréennes ont déjà commencé cette transition, anticipant une demande croissante de solutions énergétiques durables.
Au final, la trajectoire climatique de la Corée du Sud reste un sujet de débat, entre espoirs et réalités. Malgré quelques progrès tangibles vers une croissance plus verte, le pays est contraint d’intensifier ses efforts pour aligner son action climatique sur les normes internationales. À présent, le pouvoir en place devrait œuvrer à cultiver une synergie entre le développement économique, l’innovation technologique et le respect des objectifs environnementaux. Bref, l’aventure de la transition énergétique est loin d’être une promenade de santé pour la Corée du Sud, mais chaque avancée compte. Espérons voir le pays compter parmi les modèles de leadership climatique dans un futur proche.
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]]>L’article La stratégie coréenne pour une croissance verte et durable est apparu en premier sur Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos.
]]>L’engagement de la Corée pour une croissance verte se concrétisa dès l’inauguration du président Lee Myung-bak en 2008. Lee a placé la « croissance verte à faible émission de carbone » au cœur de sa philosophie de développement économique, soulignant que la protection de l’environnement pouvait être un moteur de croissance économique. Le gouvernement du pays a mis en œuvre cette vision en lançant des plans ambitieux et en investissant dans des projets durables qui permettraient non seulement d’améliorer les infrastructures, mais aussi de façonner l’avenir écologique du pays.
Durant la crise financière mondiale de 2008, 80% des stimulations budgétaires de la Corée ont été alloués à des projets de croissance verte, notamment dans les infrastructures et les transports.
Plusieurs initiatives notables marquent la stratégie verte de la Corée. À Songdo, la construction d’une ville connectée, intégrant infrastructure physique et technologique, reflète la volonté du pays de définir de nouveaux standards urbains. Songdo se veut être un modèle de ville intelligente à l’avant-garde, avec un système de recyclage des eaux grises, une flotte de taxis fluviaux et des services de partage de vélos et voitures, propulsés par des énergies renouvelables.
Cependant, l’approche sud-coréenne n’est pas sans défis. Le paradoxe de Jevons, qui stipule que les gains d’efficacité énergétique peuvent conduire à une consommation accrue de ressources, contredit en partie la stratégie verte. Malgré les améliorations significatives en matière d’efficacité énergétique, les émissions de gaz à effet de serre et la consommation totale d’énergie ont continué d’augmenter depuis la mise en œuvre de la Stratégie Nationale pour la Croissance Verte.
Face à cette réalité, certains préconisent une révision des politiques en faveur d’une participation accrue du public dans les décisions environnementales et vers une décroissance économique ciblée. Ces modèles alternatifs pourraient aider à réduire réellement l’empreinte de la Corée et à répondre de manière plus efficace au défi climatique.

Pourtant, les dirigeants coréens espèrent que la stratégie actuelle orientée vers le développement durable perpétuera l’hélice de transformation industrielle qui a caractérisé le pays. La « Croissance Verte », lancé sous le mandat du président Moon Jae-in, incarne cette vision, encourageant le virage vers les énergies renouvelables et les véhicules électriques, tout en fixant des objectifs ambitieux comme l’implantation d’1,3 million de véhicules électriques et 200 000 véhicules à piles à hydrogène d’ici 2025.
Cette logique de « destruction créatrice », où le vieux est remplacé par le nouveau, s’aligne avec l’esprit de transformation rapide et audacieuse de la Corée. Le pays se positionne pour dominer les industries d’avenir, notamment celles basées sur la technologie et génératrices d’emplois, tout en réduisant les émissions de carbone. C’est dans cette conjonction entre développement économique et ambition écologique que la Corée espère cimenter son autorité dans la transition énergétique mondiale.
L’approche coréenne pourrait inspirer d’autres nations, en particulier les pays en développement qui cherchent à réaliser une croissance économique sans sacrifier leur environnement. L’Asie de l’Est en général, avec la Corée en première ligne, se profile comme le centre de la prochaine grande transformation industrielle. Les initiatives coréennes démontrent qu’une décorrélation entre croissance économique et pression environnementale est possible, ouvrant la voie vers une économie mondiale plus durable.
En conclusion, la Corée du Sud, par sa stratégie de croissance verte, illustre un modèle de transition énergétique pouvant être un acteur de changement à l’échelle mondiale. Elle ne se contente pas de réduire ses émissions ; elle transforme ses industries pour aligner développement économique et préservation de l’environnement. Cette alchimie entre innovation, investissement stratégique et modification des structures sociales pourrait bien constituer la formule gagnante du « miracle vert » coréen.
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]]>L’article Regard sur l’éducation en Mongolie est apparu en premier sur Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos.
]]>Les perceptions internationales de la Mongolie contemporaine sont souvent influencées par ses nomades, qui ont traditionnellement bâti leur subsistance autour de l’élevage des « Cinq Joyaux » : moutons, chèvres, bovins (y compris parfois des yaks), chevaux et chameaux (notamment le chameau de Bactriane à deux bosses). Tous ces animaux fournissent aux Mongols la viande, les produits laitiers, la laine et les peaux nécessaires à leur quotidien. L’image emblématique de la Mongolie pour les étrangers reste néanmoins la ger (littéralement « maison » en mongol), une tente ronde en bois et en feutre, souvent appelée à tort « yourte”.
Historiquement, la Mongolie est aussi connue comme le berceau du grand Empire mongol, qui, à son apogée, s’étendait sur une grande partie de l’Eurasie. Cet empire marque le début de l’histoire de la Mongolie en tant que nation unifiée, alors que Gengis Khan (Chinggis Khaan pour les Mongols) avait uni les tribus nomades en un seul royaume. Ses descendants ont poursuivi les conquêtes, menant l’empire à s’étendre de l’Europe de l’Est à la Corée et du nord du Moyen-Orient à l’Inde et l’Asie du Sud-Est.
L’empire a fini par se diviser en plusieurs dynasties et les Mongols en Mongolie ont maintenu leur mode de vie nomade jusqu’à ce qu’ils tombent sous le contrôle de la dynastie Qing de Chine vers la fin du 17ème siècle. En 1911, la Mongolie déclare son indépendance, mais c’est véritablement en 1921, avec l’aide de l’Armée Rouge russe, que le pays a pu se libérer du contrôle chinois et tsariste.
Après la mort du leader bouddhiste Bogd Khan en 1924, la Mongolie se déclara République Socialiste, restant un proche allié de l’URSS. Durant cette période, de nombreuses politiques soviétiques furent adoptées, comme la collectivisation des troupeaux et la mise en place de nouvelles industries. La cyrillisation de l’alphabet mongol en 1941 marque aussi cette influence.
Les monastères bouddhistes, qui étaient les principaux centres d’apprentissage, furent détruits et les moines expulsés. Une éducation de masse laïque a ainsi vu le jour, avec un accent sur l’éducation pour tous, y compris les filles. En 1943, la première université, l’Université Nationale de Mongolie (NUM), a ouvert ses portes, avec une forte influence soviétique. Les taux d’alphabétisation ont alors grimpé, atteignant presque l’universalité.
À la fin des années 1980, sous l’influence des réformes de Mikhaïl Gorbatchev en URSS, des réformateurs mongols commencèrent à réclamer des changements démocratiques. Après des manifestations pacifiques en 1989-1990, la Mongolie organisa ses premières élections multipartites en juillet 1990. Une nouvelle constitution, adoptée en 1992, garantit aux citoyens des libertés politiques et le droit à l’éducation.
Cependant, la transition vers la démocratie et l’économie de marché fut difficile. Le retrait du soutien soviétique plongea la Mongolie dans des difficultés économiques. Pour pallier ce manque de soutien, la Mongolie sollicita l’aide d’organisations internationales comme la Banque Mondiale, le FMI, et des ONG.
Depuis les années 1990, le système éducatif mongol a subi des réformes significatives, souvent en réponse aux exigences des donateurs internationaux. Le passage d’un système éducatif de 10 ans à un modèle de 12 ans, plus aligné sur les standards internationaux, et l’introduction d’approches pédagogiques centrées sur l’élève et basées sur les résultats en sont des exemples.
La coopération avec des institutions étrangères illustre cette volonté de se conformer aux standards internationaux. En 2020, la Mongolie a commencé à réformer son système secondaire en collaboration avec Cambridge, visant à moderniser et améliorer la qualité de l’enseignement.
Simultanément, la Mongolie met en avant le développement du tourisme durable comme un pilier de sa stratégie de croissance économique. Ce modèle vise à équilibrer le développement touristique avec la conservation des ressources naturelles et culturelles, répondant ainsi aux attentes des touristes tout en préservant l’environnement et le patrimoine culturel du pays.

Comme partout dans le monde, la pandémie de Covid-19 a perturbé l’éducation en Mongolie. Dès janvier 2020, l’éducation est passée en ligne, ce qui a obligé enseignants et élèves à se former à l’utilisation des plateformes numériques. Pour les élèves plus jeunes, des cours étaient diffusés à la télévision. En septembre 2021, la plupart des élèves ont repris l’apprentissage en présentiel, souvent via un modèle hybride combinant cours en ligne et en présentiel.
Bien que des progrès significatifs aient été réalisés, le système éducatif mongol continue de faire face à des défis, notamment en matière de qualité de l’éducation et d’accès pour les populations rurales et nomades. Le passage à une économie de marché a créé des disparités de richesse, rendant l’accès à l’éducation inégal. Les enfants de familles à faible revenu, notamment ceux issus de régions rurales, rencontrent des obstacles persistants.
Pour les élèves de familles nomades, l’accès à l’école reste particulièrement problématique. Beaucoup vivent loin des centres scolaires et doivent utiliser des internats. Cette situation a souvent causé des départs prématurés de l’école, surtout parmi les garçons, dont la main-d’œuvre est souvent nécessaire pour l’élevage familial.
Environ 20 % de la population est composée de bergers, dont les enfants, lorsqu’ils ne vivent pas à proximité d’une école, sont envoyés dans des internats situés dans les centres administratifs de leurs régions. Ces internats, très utiles jadis, rencontrent maintenant des défis tels que les frais de scolarité et la réticence des familles à envoyer de très jeunes enfants loin de chez eux.
Un autre défi majeur est le déséquilibre de genre dans l’éducation. Après le niveau de l’école élémentaire, les filles surpassent en général les garçons dans les études. Par exemple, au niveau universitaire, davantage de femmes sont inscrites que d’hommes, créant une disparité inversée. Les garçons sont souvent retirés prématurément de l’école pour aider aux tâches familiales, particulièrement dans des familles de bergers.
Parallèlement, le gouvernement, en collaboration avec des ONG, a lancé des programmes de formation à distance pour les populations adultes, notamment celles des zones rurales. Ces programmes offrent des cours sur des compétences pratiques et des sujets de santé publique, aidant ainsi à améliorer les conditions de vie des adultes mongols.
Le paysage de l’éducation supérieure en Mongolie a considérablement évolué. Avant 1990, l’éducation supérieure était gratuite et fortement influencée par le modèle soviétique. Aujourd’hui, bien que les frais de scolarité existent, des bourses et prêts sont disponibles pour soutenir les étudiants. L’Université Nationale de Mongolie reste la principale institution de formation supérieure, avec plusieurs autres universités publiques et privées qui se sont développées depuis les années 1990.
L’éducation en Mongolie a parcouru un long chemin depuis les jours où elle était réservée aux moines et à une élite restreinte. Malgré les nombreux défis, le pays a fait d’énormes progrès, passant d’un taux d’analphabétisme élevé à presque l’universalité de l’éducation de base et développant un système éducatif diversifié et inclusif. Les réformes continues et la collaboration avec des institutions internationales montrent un engagement constant à améliorer le système éducatif et à le rendre accessible à tous les citoyens mongols. Cependant, des efforts continus sont nécessaires pour combler les lacunes existantes et garantir une éducation de qualité à tous les enfants, qu’ils vivent dans les villes ou les steppes reculées de ce vaste pays.
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]]>L’article Au Royaume-Uni, le gouvernement refuse de se mettre d’accord sur le vapotage est apparu en premier sur Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos.
]]>Depuis quelques années, le vapotage (voir https://ecig-actu.com pour des infos sur le vapotage )est devenu un outil majeur dans la lutte contre le tabagisme. Au Royaume-Uni, l’ancien directeur du Centre for Tobacco & Alcohol Studies est responsable de l’approche adoptée par le pays en matière de vapotage. Sous sa direction, le pays a pleinement adopté les e-cigarettes en tant qu’outil pour faciliter le sevrage tabagique. Toutefois, de nombreuses organisations et personnes restent obstinément ancrées dans leurs positions dépassées. Par exemple, l’OMS semble rejeter les données les plus récentes, préférant s’accrocher à ses positions dépassées.
Dans plusieurs pays, le débat sur les dispositifs de vapotage crée une division entre les experts et les décideurs politiques. Selon l’OMS et les partisans de la réglementation de l’e-cigarette, une approche globale de la société est nécessaire pour protéger la santé publique. D’un autre côté, les partisans de l’utilisation des e-cigarettes mettent en avant les avantages individuels, tels que l’aide apportée aux fumeurs pour qu’ils abandonnent leur habitude. Malgré les différences de points de vue, un examen de tous les points de vue est essentiel pour comprendre les complexités de cette question.
Le sujet de la politique en matière de vapotage est complexe au regard de la diversité des opinions exprimées dans différents domaines. Le rôle de la société du tabac n’est un secret pour personne : elle exerce une influence considérable sur les débats, en raison de son énorme pouvoir financier et de ses tactiques de marketing pour les e-cigarettes. L’implication de l’industrie ne se limite pas seulement aux bruits, elle suscite également des doutes quant à la sécurité et aux implications sanitaires du vapotage. Paradoxalement, alors que le vapotage était initialement destiné à sevrer les gens du tabac, diverses recherches indiquent que cette méthode est de plus en plus populaire parmi les non-fumeurs, y compris les enfants.
L’industrie du tabac a indéniablement été la source de grandes controverses et de débats au fil des ans. Alors que certains affirment que les e-cigarettes peuvent constituer une alternative viable au tabagisme traditionnel et contribuer à la réalisation des objectifs de santé publique, d’autres en doutent. Malgré la position de chacun sur la question, la plupart des observateurs s’accordent sur la mauvaise volonté des grandes firmes de tabac de s’impliquer dans ce domaine. L’immense pouvoir et la position dominante de l’industrie signifient qu’elle utilise tous les vieux trucs et ne recule devant rien pour gagner de l’argent, quel qu’en soit le coût pour le public.
Dans un récent examen des études portant sur les e-cigarettes, l’efficacité du vapotage en tant qu’outil de sevrage tabagique dépendait entièrement de l’individu. Bien que cette affirmation puisse sembler simple, elle est à l’origine d’une grande confusion pour de nombreuses personnes. Après avoir effectué des recherches approfondies, le vapotage est un mécanisme de réduction des risques très efficace pour certaines personnes, alors que pour d’autres, cette pratique peut s’avérer plus néfaste que bénéfique. En outre, cet examen a permis de découvrir les avantages du vapotage en tant qu’outil de sevrage tabagique plus efficace que les méthodes traditionnelles de remplacement de la nicotine.
Le monde des systèmes électroniques d’administration de nicotine, ou e-cigarettes, a énormément évolué en près de 10 ans. Non seulement les dispositifs eux-mêmes ont changé de manière spectaculaire, mais ils sont également beaucoup plus performants pour délivrer de la nicotine aux utilisateurs. Bien que cette évolution soit bénéfique pour les personnes qui tentent d’arrêter de fumer, elle crée un dilemme pour les non-fumeurs. Les e-cigarettes semblent capables effectivement de faciliter le sevrage tabagique, mais un spécialiste n’est pas entièrement convaincu de la pertinence d’une telle solution à long terme. Des données empiriques au niveau de la population indiquent que les personnes qui restent dépendantes de la nicotine sont plus enclines à reprendre la cigarette classique.
Avec l’essor des e-cigarettes, les décideurs politiques se retrouvent dans une position délicate. Les effets à long terme des produits de vapotage ne sont tout simplement pas connus, ce qui a conduit certains à opter pour la prudence. Quant à l’Organisation mondiale de la santé, elle a adopté le principe de précaution vis-à-vis des cigarettes électroniques. En dépit de certaines critiques, l’organisation continue de croire fermement que les gouvernements doivent être vigilants à l’égard des effets néfastes possibles des e-cigarettes. En réalité, dans une déclaration récente, le directeur général de l’OMS a affirmé que la notion de réduction des risques associée aux e-cigarettes est « fausse » et ne devrait pas être maintenue.
La discussion autour de l’utilisation des e-cigarettes comme outil de sevrage tabagique a fait l’objet d’un grand débat au cours des dernières années. De nombreux partisans affirment que le vapotage peut être une méthode efficace de réduction des risques, tandis que d’autres soutiennent que les incertitudes entourant les effets à long terme des e-cigarettes sont une source d’inquiétude. L’Organisation mondiale de la santé recommande la prudence et invite les gouvernements à faire preuve de discernement lorsqu’il s’agit de soutenir les produits liés au vapotage. À terme, avec davantage de recherches et de données complètes, une décision concluante pourra être prise sur l’utilisation des e-cigarettes comme aide à l’arrêt du tabac.
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]]>L’article Le vapotage au Royaume-Uni, aux États-Unis et en France est apparu en premier sur Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos.
]]>Cette année, de nombreuses études ont été « lancées » pour évaluer les effets du vapotage sur la santé. On a également assisté à l’adoption de nouvelles lois par certains gouvernements mais également à la remise en question de l’innocuité du vapotage aromatisé.
A l’origine, le vapotage a été inventé pour proposer une alternative plus saine au tabagisme. Et comme il s’agit d’une « pratique » nouvelle, les études à long terme sur ses effets sur la santé sont inexistantes. En revanche, sur la théorie, les scientifiques s’affrontent à couteaux tirés pour prédire l’impact long-termiste de la cigarette électronique sur la santé et sur l’environnement. Certains mettent en avant le côté transitoire de la cigarette électronique pour arriver, un jour, à un monde sans tabac, tandis que d’autres épinglent des cas où la cigarette électronique vient s’installer dans la durée, remplaçant une addiction par une autre.
Des instances gouvernementales britanniques telles que PHE et le comité de sélection des sciences et de la technologie de la « House of Commons » soutiennent publiquement le vapotage comme moyen de lutte contre les méfaits du tabac. L’éducation sur le vapotage devenant une priorité pour lutter contre le tabagisme, des recherches supplémentaires seront menées sur les risques du vapotage et son efficacité dans le cadre des campagnes publiques antitabac outre-Manche.
Outre-Atlantique, la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a fait des vagues dans l’industrie du vapotage l’année dernière lorsque son commissaire, Scott Gottlieb, a annoncé en novembre son intention de limiter les ventes de cigarettes électroniques aromatisées. En janvier dernier, Gottlieb a déclaré que les entreprises de cigarettes électroniques subiraient « une menace existentielle » si l’utilisation du vapotage par la jeunesse américaine continuait d’augmenter.
De grands États comme la Californie, New York et le Massachusetts envisagent d’imposer encore plus de restrictions à l’utilisation et à la vente de cigarettes électroniques. Les États-Unis étant l’un des marchés les plus importants en matière de vapotage, tout changement radical dans la réglementation aura des répercussions sur la scène internationale.
Les cigarettes électroniques sont apparues dans les magasins britanniques il y a plus d’une décennie. Depuis lors, de nouvelles lois sur le vapotage sont entrées en vigueur pour régir leur fabrication et leur promotion, et les anciennes lois antitabac ont été renforcées. Au Royaume-Uni, le soutien du gouvernement au vapotage peut entraîner le relâchement et le renversement des interdictions de la pratique au pays. En Angleterre, les hôpitaux manifestent un plus grand intérêt pour la fourniture de cigarettes électroniques aux patients, et les hôtels et les restaurants permettent désormais à leurs clients de vapoter.
Même s’il prend des précautions, car aucune donnée n’est disponible sur le vapotage à long-terme, le ministère britannique de la santé estime que la cigarette électronique est moins grave que le tabac. Elle contient de la nicotine, mais elle de renferme pas d’éléments nocifs tels que le formaldéhyde, le goudron, les particules et le monoxyde de carbone. S’il est vrai que le vapotage ne présente aucun avantage, le gouvernement britannique pense qu’il reste le moyen « le moins dangereux » pour consommer de la nicotine. On se dirige donc vers un modèle de « tolérance » de la cigarette électronique au Royaume-Uni.
Les restrictions légales qui régissent le vapotage concernent principalement la production et la promotion du produit. Ces mesures sont au cœur de la volonté du gouvernement de veiller à ce que les vapoteurs et le grand public ne soient pas exposés à des risques inutiles. Les lois les plus strictes s’appliquent au pourcentage de nicotine contenu dans les e-liquides et au volume des cartouches et des atomiseurs des vaporisateurs. La réglementation européenne sur les e-liquides interdit la commercialisation de flacons nicotinés de plus de 10 ml. Désormais, pour réaliser vos propres e-liquides il faudra opter pour une base non nicotinée à laquelle vous ajouterez un ou plusieurs boosters de nicotine, dosés à 20 mg/ml de nicotine. Vous pouvez utiliser le calculateur e-liquide de Vapoclope pour ne pas vous perdre dans les chiffres.
La réglementation française en matière de cigarettes électroniques diffère de celle qui règne aux États-Unis. Contrairement aux cigarettes électroniques tolérées aux Etats-Unis, les e-cig françaises contiennent une dose plus faible de nicotine. « La réglementation européenne, adoptée en France, établit un taux maximal de nicotine de 20 mg / ml, alors qu’aux États-Unis, les flacons de recharge vendus sur le marché contiennent des niveaux de nicotine beaucoup plus élevés », a déclaré un porte-parole du Ministère de la santé. En France, certains additifs tels que les vitamines, utilisés dans la production de e-liquides américains, sont interdits. Les produits de vapotage font l’objet de contrôles stricts en France, car ils doivent tous être enregistrés auprès de l’Agence française de sécurité et d’hygiène de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), avant d’être commercialisés (ou pas).
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]]>Bientôt, les habitants de la capitale des Etats-Unis d’Amérique pourront rester écolo même après leur mort. Après la cérémonie solennelle et l’envoi des cartes de remerciement à ceux qui ont partagé la douleur des proches (à faire ici par exemple https://www.cieleden.com/3896-carte-deces/), le corps sera recouvert de copeaux de bois, de luzerne et de paille pour accélérer sa décomposition naturelle. Âmes sensibles, gardez-vous bien de lire la suite… même s’il ne s’agit là que d’une description factuelle d’un processus naturel. Les bactéries qui évolueront ainsi en milieu peu hostile libéreront leurs enzymes pour décomposer les tissus et les molécules riches en azote et en carbone. La température du cadavre humain pourra atteindre les 60° C pendant ce processus. Après environ un mois, le corps sera transformé en environ 1 m3 de compost humain, avec un intérêt environnemental certain. Il faut en effet savoir que l’incinération classique d’un corps libère en moyenne autour de 1 000 kg de carbone. Les familles pourront par la suite récupérer un pot de terreau pour se recueillir ou alimenter un jardin familial.
Pour mettre au point sa méthode de transformation des cadavres humains en compost écologique, la société américaine Recompose dit s’être inspirée des techniques d’agriculture qui consistent à transformer les cadavres des animaux d’élevage en compost. Cette « innovation » intervient dans un contexte où la recherche, notamment dans les laboratoires nord-américains, s’intéressent au corps humain dans une optique écologique. On débat également de l’éventuel intérêt de l’urine humaine pour la fabrication de certains engrais, par exemple. Rappelons qu’en France, seules les crémations et les inhumations sont aujourd’hui légales.
A la fin des années 1970, Gunther von Hagens, un docteur quelque peu controversé, mettait au point une technique de préservation du cadavre humain : la plastination. Il s’agissait de remplacer l’eau des tissus humains par du silicone pour figer le corps et préserver l’élasticité de la peau sur plusieurs décennies. Mais la place du cadavre humain est-elle dans un musée ? La réponse à cette question peut être motivée par la religion ou la morale, qui restent des composantes individuelles que l’on ne dicte pas à tout un chacun. Mais la réponse à cette question peut désormais reposer sur une composante objective : le bilan carbone du corps humain après la mort (que l’on peut optimiser par le compost humain, donc), mais aussi le rôle du cadavre dans la nature. Qu’apporte-t-il au sol et aux êtres vivants ? Les bactéries ne sont pas les seules à attaquer le cadavre humain. Dès les premières heures suivant la mort, les mouches détectent une forte odeur qui les attire. Elles pondent leurs œufs dans les orifices naturels et leurs larves éclosent quelques jours plus tard. Le cadavre est colonisé par huit « escouades » d’insectes selon des observations du vétérinaire français Jean-Pierre Mégnin (1894).
D’ailleurs, l’embaumement cher à certains scientifiques n’est qu’un sursis pour le corps, dans la mesure où le remplacement des liquides corporels par du silicone n’est pas en mesure d’arrêter la décomposition naturelle du cadavre humain. En fin de compte, et c’est peut-être terrible de le dire, seuls les dents et le squelette survivent au temps. Et c’est peut-être mieux ainsi. Même s’ils peuvent rester plus ou moins solides pendant un demi-siècle, les os finissent par se fragiliser puis par casser. La crémation et le compost humain ne sont donc que deux moyens pour arriver à la même fin… à la différence près que la seconde méthode épargne à la nature quelque 1 000 kg de carbone par cadavre.
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]]>Cette table ronde a été dirigée par le ministre hongrois de l’Agriculture, Sandor Fazekas, qui a chanté les louanges du récent colloque sur l’agroécologie pour l’Europe et l’Asie centrale qui s’est tenu dans son pays. Ses compatriotes de France, de Tunisie, du Brésil, du Burkina-Faso et le Sous-Directeur général de la FAO ont également pris la parole lors de l’événement qui a été conclu par le ministre polonais de l’environnement, représentant cet État en tant que président de la COP24. Les retombées négatives de l’élevage intensif ont également été discutées.
Cela est allé de la destruction des forêts du Paraguay pour le soja (moins connue que celle de l’Amazonie argentine, mais aussi importante en matière d’environnement et de droits de l’homme), jusqu’aux défis de la réduction de la consommation de viande en Chine, où l’excitation suscitée par un appel à réduire de moitié la pratique n’ a pas encore été suivie d’action.
Il faut promouvoir la compréhension que le sol est le fondement de notre survie sur cette planète, et qu’il valorise la nature d’une manière exceptionnelle. Et c’est la seule façon d’aborder la question de la sécurité alimentaire qui reste cruciale pour la réalisation des objectifs de développement durable.
La philosophie de cette approche a été développée par les Boliviens qui sont aussi les plus critiques du programme REDD+ (Réduire les émissions dues au déboisement et à la dégradation des forêts), qui permet aux pollueurs, généralement dans le Nord, d’ « acheter » la protection des forêts dans les États plus pauvres. Ils ont élaboré leur propre plan alternatif de protection des forêts, connu sous le nom de Mécanisme commun. Ils étaient loin d’être les seuls à critiquer le REDD+. Un représentant indonésien a conclu que ce programme et d’autres solutions basées sur le marché « ne pouvaient pas être recommandées ». Les plans de compensation de l’aviation ont fait l’objet de critiques particulièrement vives.
Les Boliviens estiment que REDD+ limite ce que les populations locales peuvent faire avec les forêts, alors que leurs approches veulent le contraire : renforcer leurs droits et les considérer comme des parties essentielles de la vie forestière. Avec REDD+, les fonctions écosystémiques sont mal interprétées.
Ils mettent l’accent sur ce que la forêt peut faire : sa puissance, mais aussi son besoin non pas d’argent, mais de soins, de ressources et d’information. Il s’agit à leurs yeux d’un sujet économique et non d’un objet économique. Ils estiment que l’on peut obtenir plus de nourriture durable d’une forêt saine que d’une forêt dégradée ou d’une forêt complètement détruite. Cela reflète les approches agroécologiques et biologiques de l’agriculture. Ils sont également en phase avec l’approche de la permaculture. L’IFOAM, l’organisation internationale pour l’agriculture biologique, a déclaré qu’elle attendait « l’intensification des processus biologiques et une réduction importante de l’intensité des intrants externes ». Lors de la réunion de haut niveau, un agriculteur bio français a déclaré : « Je peux remplacer mon travail mécanique par le travail des plantes. » La nature a des choses à nous apprendre. Ainsi, un universitaire a noté qu’au Sahel, la savane naturelle produit cinq à dix fois plus de biomasse que les agriculteurs, principalement parce que sa nature dense et stratifiée aide à réduire la perte d’eau. « C’est quelque chose que nous devons apprendre et copier. »
Martin Frick de la CCNUCC, lors d’une autre session, a reconnu la nécessité du changement: « Nous parlons de durabilité depuis 1986. Nous devons passer à la restauration des sols, des forêts et des coraux. Il ne s’agit pas de solutions de haute technologie, ni de sottises de géo-ingénierie, mais de retrousser nos manches et de faire des choses. » Il a également insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas de la nature en tant qu’entité distincte des gens, mais que les gens font partie de la nature et ont besoin de soins. « Les gens qui travaillent sur la terre sont des intendants. Nous devons restaurer leur dignité et leur gagne-pain. »
Il y a eu, dans les parties plus conventionnelles de la COP, beaucoup de discussions sur l’utilisation des terres comme moyens de créer des réserves de carbone, des compensations pour la croissance continue et planifiée de l’aviation et du transport maritime, ou d’autres pratiques polluantes, largement développées dans le monde.
Le recours à la « compensation », selon la terminologie de l’Accord de Paris, est de plus en plus contesté, à juste titre. Un représentant de la brillante Via Campesina a déclaré : « Ne considérez pas les agriculteurs comme des plombiers qui drainent les déchets des multinationales polluant la planète. »
Et c’est une bonne nouvelle, parce que l’approche du statu quo, une vision cartésienne des animaux et de la nature en général, est clairement l’un de nos problèmes fondamentaux. Il en est de même pour l’idée qui stipule que nous pouvons continuer à polluer et trouver des compromis.
Nous devons à la fois réduire les émissions et protéger la nature. Il n’y a pas d’alternative.
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]]>En publiant leurs résultats dans Science Advances, ils montrent, par exemple, que si la partie nord-ouest de l’inlandsis du Groenland fond, Londres sera probablement affectée par l’élévation du niveau de la mer, alors que si les parties nord et est fondent, c’est New York qui sera inondée. Ce dernier modèle est plus complet que ses prédécesseurs car il comprend toute une série de processus clés tels que la rotation et la gravité de la Terre. La fonte des calottes glaciaires polaires est souvent vue en termes simplistes, comme des glaçons fondants dans un verre d’eau. Mais nous savons qu’en réalité, ce n’est pas le cas. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la mer ne monte pas au même niveau autour de la planète, ce qui signifie que certaines villes côtières risquent d’être touchées par des inondations bien avant d’autres.
Lorsque la Terre tourne, elle vacille légèrement. Cette oscillation est influencée par la masse d’objets à la surface, comme les calottes glaciaires polaires. L’an dernier, les scientifiques de la NASA ont expliqué en détail comment la fonte annuelle de l’Arctique est suffisante pour influer sur cette oscillation à mesure que la distribution de la masse à la surface change. Si des portions de glace qui ne fondent jamais habituellement comme les feuilles recouvrant le Groenland disparaissaient, les secousses seraient de nouveau altérées, ce qui, à son tour, redistribuerait cette eau inégalement autour de la planète. Mais les chercheurs ont aussi modélisé l’effet de la gravité sur la distribution de l’eau lorsque la glace fond. Étonnamment, certaines des calottes glaciaires, encore une fois celles qui recouvrent le Groenland, sont si massives qu’elles produisent leur propre gravité !
Eric Larour, développeur principal de ce projet au Jet Propulsion Laboratory de la NASA, a déclaré à la BBC : « Lorsque la glace se rétrécit, cette attraction diminue, la mer s’éloigne de cette masse. La fonte des glaces signifie aussi que le rocher sous lequel elle avait poussé s’élève légèrement, ce qui influe à nouveau sur l’endroit où va l’eau. » Les chercheurs espèrent que les urbanistes et que les locaux pourront utiliser cet outil pour les aider à se prémunir contre de futures inondations.
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