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]]>Commençons notre aventure sur l’île de Jeju, souvent surnommée le « Hawaï de la Corée du Sud ». Située à environ 450 kilomètres au sud de Séoul, cette île volcanique est un véritable paradis naturel. Les attractions ici ne manquent pas, avec ses cratères endormis, ses plages de sable fin, et ses étonnants paysages de falaises.
Jeju, c’est aussi l’occasion de goûter aux plats de fruits de mer les plus frais et de participer à des festivals saisonniers tels que le Festival de la fleur de cerisier en avril.
Monter au sommet du Mont Hallasan, le plus haut sommet de Jeju, offre une vue panoramique imprenable sur la côte et le cratère rempli d’une eau bleue cristalline. Une autre attraction incontournable est la falaise Jusangjeolli, une formation géologique spectaculaire due à l’activité volcanique passée.
Non loin de Séoul, l’île de Nami, une autre destination à ne pas manquer lors d’un voyage en Corée, propose une évasion pittoresque au bord de la rivière Bukhangang. Connue pour ses allées bordées de cerisiers et de pins majestueux, Nami attire des couples et des familles en quête de tranquillité et de beauté naturelle tout au long de l’année.
Que ce soit pour le cyclisme, la randonnée ou simplement profiter de l’ambiance sereine, cette île a quelque chose à offrir en toutes saisons.
Pour un lien encore plus étroit avec la nature, les marais d’Upo sont un véritable havre de paix. Ces zones humides se situent dans le sud de Changnyeong et s’étendent sur 2,3 kilomètres carrés, attirant une faune diversifiée qui ravira les amateurs d’ornithologie.
Les brouillards matinaux créent un paysage mystique, et ces terres accueillent de nombreuses espèces migratoires en hiver, telles que les cygnes et les oies sauvages.
Nichée au cœur des collines de la province de Jeollanam-do, la ville de Boseong est indéniablement reconnue comme la capitale du thé vert en Corée du Sud. Cette région, avec ses plantations de thé luxuriantes, offre non seulement des panoramas spectaculaires, mais aussi une immersion dans la culture locale du thé. Les champs de thé, soigneusement entretenus, se déroulent en terrasses ondulantes qui captivent les visiteurs par leur beauté et leur sérénité.

Poursuivant notre exploration, le parc national de Seoraksan se présente comme un joyau naturel éblouissant. Doté de forêts denses, de temples anciens et de formations rocheuses uniques, ce parc est une réserve naturelle reconnue par l’UNESCO.
En automne, les couleurs flamboyantes de la nature attirent les amoureux de la nature du monde entier. Pour un panorama époustouflant, il suffit de prendre le téléphérique qui offre une vue imprenable sur les montagnes environnantes.
L’expérience en matière d’aventure ne serait pas complète sans une visite à la grotte de Gosu. Située en Corée du Sud, cette grotte de calcaire offre une myriade de formations impressionnantes, notamment des stalactites et des stalagmites.
Bien qu’il faille plusieurs jours pour explorer pleinement ce « palais souterrain », chaque moment passé à l’intérieur vaut le détour pour tout explorateur audacieux.
Un voyage en Corée du Sud n’est pas complet sans découvrir la rivière Han, qui traverse Séoul. Ce lieu offre une multitude d’activités de plein air, des pique-niques aux balades en vélo, avec un décor de paysages stupéfiants et des saveurs traditionnelles coréennes à déguster dans les restaurants à proximité. Ce cadre idyllique est parfait pour ceux qui souhaitent découvrir le vrai visage de la culture locale.
Enfin, clôturons notre périple en explorant le parc du Namsan. Niché au cœur de Séoul, ce parc fusionne harmonieusement l’artificiel et le naturel. Les sentiers qui y sont présents offrent des vues spectaculaires sur les feuilles d’érable en automne et les cerisiers en fleurs au printemps.
Au sommet de Namsan, la tour Namsan Seoul Tower promet une vue imprenable sur la ville éblouissante la nuit, avec des lumières qui changent chaque heure.
Voilà un aperçu des merveilleuses opportunités qu’offre la Corée du Sud pour les aventuriers en quête de dépaysement. Ce pays enclot des parcs naturels qui sauront captiver votre imagination et enrichir votre expérience du voyage. De l’île de Jeju aux parcs de Séoul, chaque coin de ce pays vaut la peine d’être exploré et admiré. De plus, la Corée du Sud se distingue par son engagement envers un avenir durable, reflété dans de nombreux projets écologiques et innovants qui visent à préserver ses richesses naturelles tout en promouvant un développement responsable et harmonieux.
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]]>L’ancienne ville de Kharkhorin, autrefois connue sous le nom de Karakorum, a été la capitale de l’empire de Gengis Khan au 13ème et 14ème siècle. Les ruines architecturales de cette ville datent jusqu’au 6ème siècle, offrant une expérience unique pour les amateurs d’histoire.
À environ 2 kilomètres du centre de Kharkhorin se trouve le Monastère d’Erdene Zuu, une perle d’architecture construite en 1586. Le monastère, fondé par Altan Khan, est le premier monastère bouddhiste de Mongolie. Il comprend trois principaux temples : Zuu de Bouddha, Zuun Zuu et Baruun Zuu, symbolisant les trois phases de la vie de Bouddha : l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte. Ces temples, avec leurs magnifiques murs blancs et leurs toits colorés, confèrent à Erdene Zuu une allure unique.
Parmi les trois plus grands centres bouddhistes du pays, le Monastère d’Amarbayasgalant a été construit entre 1727 et 1736 pour servir de lieu de repos à Zanabazar, dont les restes y ont été transférés en 1779. Le monastère originellement comptait 40 temples agencés de manière symétrique le long d’un axe Nord-Sud, les structures secondaires étant disposées en parallèle. Ce chef-d’œuvre architectural se détache magnifiquement sur le paysage de la steppe.
Le monastère de Tovkhon, l’un des plus anciens monastères bouddhistes du pays, mérite une découverte en Mongolie, surtout si vous passez par Kharkhorin. Établi en 1648 par un Zanabazar alors âgé de 14 ans, ce monastère a eu une histoire tourmentée après sa mort. Aujourd’hui, il enchante les visiteurs en tant que site du patrimoine mondial de l’UNESCO.
La Colline de Zaisan est une fusion harmonieuse entre l’architecture moderne et les traditions historiques. Jusqu’à récemment, le monument de Zaisan, qui honore les soldats mongols et soviétiques tombés lors de la Seconde Guerre mondiale, était le centre d’intérêt principal. Cependant, la colline abrite aujourd’hui un complexe moderne avec de nombreuses commodités pour les visiteurs et les habitants.
À l’est de la capitale mongole Ulaanbaatar, sur les rives de la rivière Tuul, la monumentale statue équestre de Gengis Khan domine le paysage en tant que partie du complexe de la Statue de Gengis Khan. Haute de 40 mètres, la statue repose sur un centre de visiteurs de 10 mètres de hauteur. En plus de la vue panoramique imprenable depuis le sommet de la statue, vous pouvez découvrir dans le musée attenant des expositions d’objets datant de l’âge du bronze et de la période du règne de Gengis Khan.
La Mongolie, signataire de la Convention du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis le 2 février 1990, dispose de six sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial. Le premier, le bassin de l’Uvs Nuur, a été inscrit en 2003, tandis que les monuments de pierre de cerf et leurs sites associés de l’âge du bronze ont été ajoutés à la liste en 2023. Parmi ces six sites, deux sont des sites naturels partagés avec la Russie, tandis que les quatre autres sont culturels. En outre, la Mongolie compte 12 sites sur sa liste indicative.

Le bassin de l’Uvs Nuur tire son nom du lac Uvs Nuur, un grand lac peu profond et très salé d’importance pour les oiseaux migrateurs, les oiseaux aquatiques et les oiseaux marins. Cette réserve de biosphère étatique abrite une biodiversité riche en flore et en faune, y compris le léopard des neiges en danger d’extinction, les moutons de montagne, l’ibex asiatique et le putois marbré. Le bassin contient plus de 40 000 sites archéologiques liés aux anciennes tribus nomades telles que les Turcs, les Huns et les Scythes.
Ce site culturel longe les rives de la rivière Orkhon et s’étend sur 320 km, couvrant 121 967 hectares de terres à travers plusieurs comtés des provinces d’Arkhangai et d’Övörkhangai. La vallée de l’Orkhon représente le mode de vie nomade en constante évolution depuis plus de 2 000 ans. C’est un site historique renfermant des monuments archéologiques, historiques et culturels manifestant les origines des civilisations nomades d’Asie centrale, y compris les Mongols, aux côtés de centres et de nations qui s’y sont développés. Les monuments ici incluent les mausolées des rois turcs célèbres; les ruines de Khar Balgas, la capitale de l’Empire ouïghour; Kharkhorin, la capitale de l’Empire mongol fondée par Gengis Khan; Erdene Zuu, le centre du bouddhisme en Mongolie; et Xiongnu, l’une des capitales ruinées trouvée dans le comté d’Ulziit, province d’Arkhangai.
Ces complexes comprennent des gravures rupestres anciennes et des monuments funéraires datant jusqu’à 12 000 ans avant notre ère, et offrent une documentation complète des interactions entre les premiers Nord-Asiatiques et leur environnement. Les premières peintures montrent des vallées et des forêts denses où des cerfs géants sont chassés, tandis que les peintures ultérieures illustrent le début d’un mode de vie pastoral. Les peintures de la période des Xiongnu (1er siècle av. J.-C.) et des Turcs (7ème-8ème siècles) représentent une transition de l’équitation à un mode de vie nomade. Ces gravures offrent une contribution inestimable à l’étude des origines de nombreuses nations et groupes ethniques vivant en Asie centrale et du Nord depuis des temps immémoriaux.
Partie de la zone strictement protégée de Khan Khentii, cette montagne est considérée comme la plus sacrée de Mongolie, désignée ainsi par Gengis Khan qui est également censé y être né et enterré. Burkhan Khaldun est associée aux pratiques de vénération des montagnes sacrées, des rivières et des ovoos (cairns chamaniques) en Mongolie, façonnées par une fusion des pratiques chamaniques anciennes et bouddhistes. Les premières lois connues pour la protection de l’environnement en Mongolie ont été établies par Gengis Khan, qui a mandaté la préservation de la nature par une utilisation rationnelle des terres, de l’eau et des pâturages.
Partagé entre la Mongolie et la Russie, ce paysage est un exemple exceptionnel de l’écorégion de la steppe Daurienne, couvrant 912 624 hectares, dont 279 023 hectares en Russie et 633 601 hectares dans les soums de Gurvanzagal, Dashbalbar, Chuluunkhoroot et Bayandun de la province de Dornod en Mongolie. Les changements climatiques cycliques marqués par des périodes sèches et humides distinctes mènent à une diversité impressionnante d’espèces et d’écosystèmes de cette région ayant une importance mondiale. Les différents types de steppe représentés ici, tels que les prairies, les forêts, ainsi que les lacs et les zones humides, servent d’habitats pour des espèces fauniques rares comme la Grue à cou blanc et la Grande Outarde, ainsi que pour des millions d’oiseaux migrateurs vulnérables, menacés ou en danger. C’est également un site critique pour la migration de la gazelle mongole.
Bien que la Mongolie éblouisse par ses paysages naturels époustouflants, elle offre aussi une multitude de structures humaines singulières qui rendent le voyage mémorable. Des monastères bouddhistes historiques aux statues monumentales, chaque site raconte une histoire riche et captivante, enracinée dans des millénaires de culture et d’histoire. Pour quiconque se lance dans une démarche de découverte authentique, la Mongolie promet une aventure inégalée et enrichissante. Le tourisme durable du pays, favorisé par des initiatives respectueuses de l’environnement et des communautés locales, permet de préserver ce patrimoine exceptionnel tout en offrant aux visiteurs une expérience profonde et authentique.
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]]>Les perceptions internationales de la Mongolie contemporaine sont souvent influencées par ses nomades, qui ont traditionnellement bâti leur subsistance autour de l’élevage des « Cinq Joyaux » : moutons, chèvres, bovins (y compris parfois des yaks), chevaux et chameaux (notamment le chameau de Bactriane à deux bosses). Tous ces animaux fournissent aux Mongols la viande, les produits laitiers, la laine et les peaux nécessaires à leur quotidien. L’image emblématique de la Mongolie pour les étrangers reste néanmoins la ger (littéralement « maison » en mongol), une tente ronde en bois et en feutre, souvent appelée à tort « yourte”.
Historiquement, la Mongolie est aussi connue comme le berceau du grand Empire mongol, qui, à son apogée, s’étendait sur une grande partie de l’Eurasie. Cet empire marque le début de l’histoire de la Mongolie en tant que nation unifiée, alors que Gengis Khan (Chinggis Khaan pour les Mongols) avait uni les tribus nomades en un seul royaume. Ses descendants ont poursuivi les conquêtes, menant l’empire à s’étendre de l’Europe de l’Est à la Corée et du nord du Moyen-Orient à l’Inde et l’Asie du Sud-Est.
L’empire a fini par se diviser en plusieurs dynasties et les Mongols en Mongolie ont maintenu leur mode de vie nomade jusqu’à ce qu’ils tombent sous le contrôle de la dynastie Qing de Chine vers la fin du 17ème siècle. En 1911, la Mongolie déclare son indépendance, mais c’est véritablement en 1921, avec l’aide de l’Armée Rouge russe, que le pays a pu se libérer du contrôle chinois et tsariste.
Après la mort du leader bouddhiste Bogd Khan en 1924, la Mongolie se déclara République Socialiste, restant un proche allié de l’URSS. Durant cette période, de nombreuses politiques soviétiques furent adoptées, comme la collectivisation des troupeaux et la mise en place de nouvelles industries. La cyrillisation de l’alphabet mongol en 1941 marque aussi cette influence.
Les monastères bouddhistes, qui étaient les principaux centres d’apprentissage, furent détruits et les moines expulsés. Une éducation de masse laïque a ainsi vu le jour, avec un accent sur l’éducation pour tous, y compris les filles. En 1943, la première université, l’Université Nationale de Mongolie (NUM), a ouvert ses portes, avec une forte influence soviétique. Les taux d’alphabétisation ont alors grimpé, atteignant presque l’universalité.
À la fin des années 1980, sous l’influence des réformes de Mikhaïl Gorbatchev en URSS, des réformateurs mongols commencèrent à réclamer des changements démocratiques. Après des manifestations pacifiques en 1989-1990, la Mongolie organisa ses premières élections multipartites en juillet 1990. Une nouvelle constitution, adoptée en 1992, garantit aux citoyens des libertés politiques et le droit à l’éducation.
Cependant, la transition vers la démocratie et l’économie de marché fut difficile. Le retrait du soutien soviétique plongea la Mongolie dans des difficultés économiques. Pour pallier ce manque de soutien, la Mongolie sollicita l’aide d’organisations internationales comme la Banque Mondiale, le FMI, et des ONG.
Depuis les années 1990, le système éducatif mongol a subi des réformes significatives, souvent en réponse aux exigences des donateurs internationaux. Le passage d’un système éducatif de 10 ans à un modèle de 12 ans, plus aligné sur les standards internationaux, et l’introduction d’approches pédagogiques centrées sur l’élève et basées sur les résultats en sont des exemples.
La coopération avec des institutions étrangères illustre cette volonté de se conformer aux standards internationaux. En 2020, la Mongolie a commencé à réformer son système secondaire en collaboration avec Cambridge, visant à moderniser et améliorer la qualité de l’enseignement.
Simultanément, la Mongolie met en avant le développement du tourisme durable comme un pilier de sa stratégie de croissance économique. Ce modèle vise à équilibrer le développement touristique avec la conservation des ressources naturelles et culturelles, répondant ainsi aux attentes des touristes tout en préservant l’environnement et le patrimoine culturel du pays.

Comme partout dans le monde, la pandémie de Covid-19 a perturbé l’éducation en Mongolie. Dès janvier 2020, l’éducation est passée en ligne, ce qui a obligé enseignants et élèves à se former à l’utilisation des plateformes numériques. Pour les élèves plus jeunes, des cours étaient diffusés à la télévision. En septembre 2021, la plupart des élèves ont repris l’apprentissage en présentiel, souvent via un modèle hybride combinant cours en ligne et en présentiel.
Bien que des progrès significatifs aient été réalisés, le système éducatif mongol continue de faire face à des défis, notamment en matière de qualité de l’éducation et d’accès pour les populations rurales et nomades. Le passage à une économie de marché a créé des disparités de richesse, rendant l’accès à l’éducation inégal. Les enfants de familles à faible revenu, notamment ceux issus de régions rurales, rencontrent des obstacles persistants.
Pour les élèves de familles nomades, l’accès à l’école reste particulièrement problématique. Beaucoup vivent loin des centres scolaires et doivent utiliser des internats. Cette situation a souvent causé des départs prématurés de l’école, surtout parmi les garçons, dont la main-d’œuvre est souvent nécessaire pour l’élevage familial.
Environ 20 % de la population est composée de bergers, dont les enfants, lorsqu’ils ne vivent pas à proximité d’une école, sont envoyés dans des internats situés dans les centres administratifs de leurs régions. Ces internats, très utiles jadis, rencontrent maintenant des défis tels que les frais de scolarité et la réticence des familles à envoyer de très jeunes enfants loin de chez eux.
Un autre défi majeur est le déséquilibre de genre dans l’éducation. Après le niveau de l’école élémentaire, les filles surpassent en général les garçons dans les études. Par exemple, au niveau universitaire, davantage de femmes sont inscrites que d’hommes, créant une disparité inversée. Les garçons sont souvent retirés prématurément de l’école pour aider aux tâches familiales, particulièrement dans des familles de bergers.
Parallèlement, le gouvernement, en collaboration avec des ONG, a lancé des programmes de formation à distance pour les populations adultes, notamment celles des zones rurales. Ces programmes offrent des cours sur des compétences pratiques et des sujets de santé publique, aidant ainsi à améliorer les conditions de vie des adultes mongols.
Le paysage de l’éducation supérieure en Mongolie a considérablement évolué. Avant 1990, l’éducation supérieure était gratuite et fortement influencée par le modèle soviétique. Aujourd’hui, bien que les frais de scolarité existent, des bourses et prêts sont disponibles pour soutenir les étudiants. L’Université Nationale de Mongolie reste la principale institution de formation supérieure, avec plusieurs autres universités publiques et privées qui se sont développées depuis les années 1990.
L’éducation en Mongolie a parcouru un long chemin depuis les jours où elle était réservée aux moines et à une élite restreinte. Malgré les nombreux défis, le pays a fait d’énormes progrès, passant d’un taux d’analphabétisme élevé à presque l’universalité de l’éducation de base et développant un système éducatif diversifié et inclusif. Les réformes continues et la collaboration avec des institutions internationales montrent un engagement constant à améliorer le système éducatif et à le rendre accessible à tous les citoyens mongols. Cependant, des efforts continus sont nécessaires pour combler les lacunes existantes et garantir une éducation de qualité à tous les enfants, qu’ils vivent dans les villes ou les steppes reculées de ce vaste pays.
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]]>Pour ceux qui désirent découvrir la Mongolie dans son ensemble, louer un 4×4 est indispensable. Une fois sorti d’Oulan-Bator, la capitale, ce type de véhicule est nécessaire pour naviguer à travers les étendues herbeuses qui servent de routes. Les Toyota Landcruisers sont populaires pour leur confort, tandis que les UAZ-452 fabriqués en Russie sont appréciés pour leur robustesse et leur facilité de réparation.
Cependant, il est recommandé de réserver le véhicule bien à l’avance, car la saison touristique en Mongolie est courte et les flottes de véhicules sont vite réservées. Les excursions en 4×4 sont courantes, incluant souvent un chauffeur et parfois un guide, car les chauffeurs ne parlent généralement pas anglais.
Pour les aventuriers chevronnés, la conduite autonome est une option. Louer un véhicule nécessite un permis de conduire international. Si vous vous aventurez hors des routes goudronnées, préparez-vous à affronter des défis tels que des traversées de rivières et des pannes de réseau téléphonique. Il est sage d’emporter une boussole, une carte physique, des réserves de carburant et quelques pneus de rechange.
L’empire mongol s’est construit sur le dos de ses chevaux robustes. Explorateurs modernes, vous pouvez vous aussi voyager à cheval, à dos de chameau ou même de yak. Des excursions guidées à cheval peuvent être organisées dans les régions d’Arkhangai, Khövsgöl et Khentii. Plus audacieusement, des randonneurs peuvent organiser leurs propres expéditions, comme la chevauchée de Terkhiin Tsagaan Nuur à Khövsgöl Nuur.
La Mongolie est un véritable paradis pour les trekkeurs. Les montagnes de l’Altaï, avec leurs pics escarpés et leurs prairies alpines, offrent des paysages spectaculaires. Le Val d’Orkhon, site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, permet aux randonneurs de suivre les traces des éleveurs nomades et de découvrir des monuments anciens. Cette destination représente également une forme de tourisme durable, permettant une immersion respectueuse dans des environnements naturels préservés.
Pour une immersion culturelle, envisager l’utilisation d’animaux de bât, tels que les chevaux ou les chameaux, peut enrichir votre expérience. Ces compagnons à quatre pattes ne servent pas seulement à transporter votre équipement, mais ajoutent aussi une dimension authentique à votre voyage, vous plongeant dans le mode de vie nomade de Mongolie.
Préparer un trek en Mongolie exige un équipement adapté aux conditions météorologiques variées. Les vêtements légers et anti-humidité sont indispensables, tout comme des chaussures de randonnée robustes et imperméables. Une tente compacte et portable vous permet de camper sous le ciel étoilé de Mongolie, ajoutant une touche d’aventure à votre trek.

Voyager en Mongolie avec des enfants peut être une aventure extraordinaire. Des activités telles que l’équitation et la visite de musées historiques et culturels sauront captiver les plus jeunes. Cependant, les longs trajets sur des routes non goudronnées et l’absence d’installations sanitaires modernes peuvent poser des défis.
Malgré cela, avec une bonne préparation, ces difficultés peuvent être surmontées. Par exemple, Khövsgöl Nuur est une destination populaire qui offre d’excellentes infrastructures pour les familles. Les enfants peuvent s’y baigner, monter à cheval et rencontrer des familles nomades.
Oulan-Bator est le point de départ idéal pour découvrir la Mongolie en famille. La ville abrite de nombreux musées, parcs verdoyants et restaurants. Le parc national Bogd Khan, situé à environ 7 km du centre-ville, est un endroit merveilleux pour les enfants, où ils peuvent jouer, respirer l’air frais et observer des animaux sauvages tels que les écureuils et les lièvres.
Pour une expérience plus nature, le parc national Terelj-Gorkhi, à 55 km au nord-est d’Oulan-Bator, offre des paysages sublimes et une multitude d’activités telles que la randonnée, le rafting et l’équitation. Les familles peuvent aussi y séjourner chez des nomades et passer la nuit dans une ger traditionnelle.
En été, surtout en juillet, les routes peuvent être saturées en raison du festival Naadam, qui attire de nombreux touristes. Planifiez votre voyage en tenant compte de ce facteur pour éviter les embouteillages.
La cuisine mongole étant principalement composée de viande, il peut être judicieux de choisir des stations balnéaires ou des restaurants haut de gamme offrant une variété d’options alimentaires adaptées aux enfants. Pendant les trajets en dehors d’Oulan-Bator, pensez à stocker des fruits et légumes pour équilibrer le régime riche en viande.
La Mongolie est connue pour ses climats extrêmes, avec des hivers pouvant atteindre -45°C. Les mois d’été, de juin à août, sont les plus adaptés pour les voyages en famille. Ils offrent un climat plus clément et une période idéale pour profiter des activités extérieures.
La Mongolie est une destination de rêve pour les passionnés de nature et de culture. Les sites architecturaux du pays, tels que les temples bouddhistes, les monastères, et les vestiges historiques, témoignent d’un patrimoine riche et diversifié. Que vous soyez un aventurier solitaire, un amateur de trekking, ou une famille en quête d’expériences uniques, ce pays vous offre un éventail d’émotions et de découvertes incomparables. Que vous soyez un aventurier solitaire, un amateur de trekking ou une famille en quête d’expériences uniques, ce pays vous offre un éventail d’émotions et de découvertes. Des routes herbeuses parcourues en 4×4 aux randonnées à dos de cheval à travers les montagnes de l’Altaï, en passant par les séjours chez les familles nomades, chaque instant passé en Mongolie est une invitation à renouer avec la nature et à se plonger dans une culture séculaire.
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]]>L’article Le vapotage au Royaume-Uni, aux États-Unis et en France est apparu en premier sur Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos.
]]>Cette année, de nombreuses études ont été « lancées » pour évaluer les effets du vapotage sur la santé. On a également assisté à l’adoption de nouvelles lois par certains gouvernements mais également à la remise en question de l’innocuité du vapotage aromatisé.
A l’origine, le vapotage a été inventé pour proposer une alternative plus saine au tabagisme. Et comme il s’agit d’une « pratique » nouvelle, les études à long terme sur ses effets sur la santé sont inexistantes. En revanche, sur la théorie, les scientifiques s’affrontent à couteaux tirés pour prédire l’impact long-termiste de la cigarette électronique sur la santé et sur l’environnement. Certains mettent en avant le côté transitoire de la cigarette électronique pour arriver, un jour, à un monde sans tabac, tandis que d’autres épinglent des cas où la cigarette électronique vient s’installer dans la durée, remplaçant une addiction par une autre.
Des instances gouvernementales britanniques telles que PHE et le comité de sélection des sciences et de la technologie de la « House of Commons » soutiennent publiquement le vapotage comme moyen de lutte contre les méfaits du tabac. L’éducation sur le vapotage devenant une priorité pour lutter contre le tabagisme, des recherches supplémentaires seront menées sur les risques du vapotage et son efficacité dans le cadre des campagnes publiques antitabac outre-Manche.
Outre-Atlantique, la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a fait des vagues dans l’industrie du vapotage l’année dernière lorsque son commissaire, Scott Gottlieb, a annoncé en novembre son intention de limiter les ventes de cigarettes électroniques aromatisées. En janvier dernier, Gottlieb a déclaré que les entreprises de cigarettes électroniques subiraient « une menace existentielle » si l’utilisation du vapotage par la jeunesse américaine continuait d’augmenter.
De grands États comme la Californie, New York et le Massachusetts envisagent d’imposer encore plus de restrictions à l’utilisation et à la vente de cigarettes électroniques. Les États-Unis étant l’un des marchés les plus importants en matière de vapotage, tout changement radical dans la réglementation aura des répercussions sur la scène internationale.
Les cigarettes électroniques sont apparues dans les magasins britanniques il y a plus d’une décennie. Depuis lors, de nouvelles lois sur le vapotage sont entrées en vigueur pour régir leur fabrication et leur promotion, et les anciennes lois antitabac ont été renforcées. Au Royaume-Uni, le soutien du gouvernement au vapotage peut entraîner le relâchement et le renversement des interdictions de la pratique au pays. En Angleterre, les hôpitaux manifestent un plus grand intérêt pour la fourniture de cigarettes électroniques aux patients, et les hôtels et les restaurants permettent désormais à leurs clients de vapoter.
Même s’il prend des précautions, car aucune donnée n’est disponible sur le vapotage à long-terme, le ministère britannique de la santé estime que la cigarette électronique est moins grave que le tabac. Elle contient de la nicotine, mais elle de renferme pas d’éléments nocifs tels que le formaldéhyde, le goudron, les particules et le monoxyde de carbone. S’il est vrai que le vapotage ne présente aucun avantage, le gouvernement britannique pense qu’il reste le moyen « le moins dangereux » pour consommer de la nicotine. On se dirige donc vers un modèle de « tolérance » de la cigarette électronique au Royaume-Uni.
Les restrictions légales qui régissent le vapotage concernent principalement la production et la promotion du produit. Ces mesures sont au cœur de la volonté du gouvernement de veiller à ce que les vapoteurs et le grand public ne soient pas exposés à des risques inutiles. Les lois les plus strictes s’appliquent au pourcentage de nicotine contenu dans les e-liquides et au volume des cartouches et des atomiseurs des vaporisateurs. La réglementation européenne sur les e-liquides interdit la commercialisation de flacons nicotinés de plus de 10 ml. Désormais, pour réaliser vos propres e-liquides il faudra opter pour une base non nicotinée à laquelle vous ajouterez un ou plusieurs boosters de nicotine, dosés à 20 mg/ml de nicotine. Vous pouvez utiliser le calculateur e-liquide de Vapoclope pour ne pas vous perdre dans les chiffres.
La réglementation française en matière de cigarettes électroniques diffère de celle qui règne aux États-Unis. Contrairement aux cigarettes électroniques tolérées aux Etats-Unis, les e-cig françaises contiennent une dose plus faible de nicotine. « La réglementation européenne, adoptée en France, établit un taux maximal de nicotine de 20 mg / ml, alors qu’aux États-Unis, les flacons de recharge vendus sur le marché contiennent des niveaux de nicotine beaucoup plus élevés », a déclaré un porte-parole du Ministère de la santé. En France, certains additifs tels que les vitamines, utilisés dans la production de e-liquides américains, sont interdits. Les produits de vapotage font l’objet de contrôles stricts en France, car ils doivent tous être enregistrés auprès de l’Agence française de sécurité et d’hygiène de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), avant d’être commercialisés (ou pas).
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]]>Plusieurs politiques sur l’énergie propre sont en cours de révision afin de contrer les effets négatifs de l’utilisation des combustibles fossiles sur notre environnement et notre économie. L’utilisation par les États-Unis de 19,6 millions de barils de pétrole par jour, soit 25 % de plus que le total mondial, provoque facilement le réchauffement climatique. Les énergies renouvelables comme l’énergie éolienne, les panneaux solaires et l’énergie géothermique permettent de rejeter moins de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. En fournissant de l’énergie propre, le réchauffement de la planète ralentira et l’économie endommagée recevra l’impulsion dont elle a besoin. La mise en œuvre de certaines de ces politiques profitera également à l’économie en créant de nouveaux emplois.
Le changement climatique contribue également à mettre l’environnement en danger. Les conditions météorologiques anormales affectent un certain nombre de facteurs comme les récoltes, la qualité de l’air, l’approvisionnement en eau et l’économie, pour n’en nommer que quelques-uns. Les ouragans, les tsunamis, les tremblements de terre, les incendies, les inondations et les cyclones qui se sont produits récemment dans le monde entier illustrent les scènes de désolation que le changement climatique peut causer. Les scientifiques de la NASA continuent de réfléchir sur les multiples mesures de contrôle de la pollution atmosphérique qui pourraient ralentir le réchauffement climatique, améliorer la santé et stimuler la production agricole.
Les efforts des Etats-Unis pour protéger les eaux remontent à 1948 avec la Loi fédérale autour de la lutte contre la pollution. Elle est devenue la Loi sur l’assainissement de l’eau en 1972. Tous les deux ou trois ans, le Congrès examine la qualité de l’eau aux États-Unis, identifie les problèmes et décide quels programmes doivent être mis en œuvre. La mauvaise qualité actuelle de l’eau a un effet négatif sur la nourriture, le bétail et la santé. Si elle n’est pas rectifiée, l’eau contiendra tellement de polluants qu’elle ne sera pas potable et qu’elle ne sera pas utile pour la cuisine ou le nettoyage.
L’utilisation de la technologie des biocarburants réduirait les besoins en combustibles fossiles. Les biocarburants ont tendance à coûter moins cher que l’essence et ils ne mettent pas en danger les ressources naturelles en les épuisant. La dépendance des Etats-Unis à l’égard d’autres pays pour le forage pétrolier diminuerait, ce qui pourrait aider à relancer l’économie nationale en créant des emplois au pays. La technologie des biocarburants réduirait la production de dioxyde de carbone, ce qui contribue actuellement au réchauffement climatique. Les biocarburants peuvent présenter certains inconvénients, mais il s’agit quand même d’une source d’énergie renouvelable plus saine et plus fiable qui peut être utilisée pour améliorer l’environnement.
Réduire. Réutiliser. Recycler. Ce n’est pas un concept nouveau, mais il est encore plus important aujourd’hui, car il permet de réduire le gaspillage et la consommation excessifs de la plupart des choses utilisées. C’est important parce que tous les extrêmes dans ce domaine affectent considérablement les forêts, l’eau, le sol et les autres ressources naturelles. Une trop grande quantité de déchets crée une réaction en chaîne, depuis le débordement des sites d’enfouissement jusqu’à l’enfouissement de substances toxiques dans le sol, en passant par les effets néfastes sur le bétail et les cultures. De plus, le plastique peut se retrouver dans l’océan, se décomposer et devenir dangereux pour tous les animaux qui y vivent.
L’expansion de l’urbanisation est l’un des principaux facteurs considérés comme la cause initiale de nombreux autres problèmes environnementaux :
La déforestation est la destruction à long terme ou permanente des arbres et des forêts au nom de l’urbanisation. Au cours des années précédentes, les États-Unis ont subi des pertes considérables en ce qui concerne les forêts :
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]]>L’article Ces villes seront inondées lorsque les calottes glaciaires auront fondu est apparu en premier sur Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos.
]]>En publiant leurs résultats dans Science Advances, ils montrent, par exemple, que si la partie nord-ouest de l’inlandsis du Groenland fond, Londres sera probablement affectée par l’élévation du niveau de la mer, alors que si les parties nord et est fondent, c’est New York qui sera inondée. Ce dernier modèle est plus complet que ses prédécesseurs car il comprend toute une série de processus clés tels que la rotation et la gravité de la Terre. La fonte des calottes glaciaires polaires est souvent vue en termes simplistes, comme des glaçons fondants dans un verre d’eau. Mais nous savons qu’en réalité, ce n’est pas le cas. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la mer ne monte pas au même niveau autour de la planète, ce qui signifie que certaines villes côtières risquent d’être touchées par des inondations bien avant d’autres.
Lorsque la Terre tourne, elle vacille légèrement. Cette oscillation est influencée par la masse d’objets à la surface, comme les calottes glaciaires polaires. L’an dernier, les scientifiques de la NASA ont expliqué en détail comment la fonte annuelle de l’Arctique est suffisante pour influer sur cette oscillation à mesure que la distribution de la masse à la surface change. Si des portions de glace qui ne fondent jamais habituellement comme les feuilles recouvrant le Groenland disparaissaient, les secousses seraient de nouveau altérées, ce qui, à son tour, redistribuerait cette eau inégalement autour de la planète. Mais les chercheurs ont aussi modélisé l’effet de la gravité sur la distribution de l’eau lorsque la glace fond. Étonnamment, certaines des calottes glaciaires, encore une fois celles qui recouvrent le Groenland, sont si massives qu’elles produisent leur propre gravité !
Eric Larour, développeur principal de ce projet au Jet Propulsion Laboratory de la NASA, a déclaré à la BBC : « Lorsque la glace se rétrécit, cette attraction diminue, la mer s’éloigne de cette masse. La fonte des glaces signifie aussi que le rocher sous lequel elle avait poussé s’élève légèrement, ce qui influe à nouveau sur l’endroit où va l’eau. » Les chercheurs espèrent que les urbanistes et que les locaux pourront utiliser cet outil pour les aider à se prémunir contre de futures inondations.
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]]>L’article Les hélicoptères anti-smog de Delhi ne peuvent pas voler parce que le smog est trop épais est apparu en premier sur Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos.
]]>Les hélicoptères d’urgence conçus pour projeter le smog et faire sortir une partie des polluants de l’air étaient sur le point d’être lancés, mais ils se sont heurtés à un obstacle confondant… un smog épais et impénétrable. Le directeur général de l’entreprise publique d’hélicoptères chargée de disperser le smog a déclaré à The Indian Express : « Actuellement, avec le smog qui sévit, il n’est pas possible pour les hélicoptères d’effectuer des opérations. »
Le mélange de fumées de circulation, de récoltes brûlantes, d’émissions industrielles et de poussière provenant des travaux de construction avec un air plutôt stagnant a conduit à l’accumulation d’un brouillard mortel épais, aujourd’hui considéré comme un danger comparable à celui d’une catastrophe naturelle. Pendant un certain temps, United Airlines avait annulé des vols à destination de la ville pour cette raison.
Depuis la semaine dernière, le smog à Delhi était dix fois pire que celui de Pékin, une ville tristement célèbre pour ses soi-disant « smogpocalypses » qui bloquent essentiellement la lumière du soleil. Certaines parties du district de New Delhi présentaient des niveaux de particules 40 fois supérieurs aux niveaux « recommandés » par l’Organisation mondiale de la santé. A ce stade, il n’est donc pas clair si cette urgence de santé publique pourrait être atténuée efficacement en pulvérisant de l’eau. La concentration de polluants et de poussières est tellement élevée que le problème doit être traité à la source, et non plus après coup.
Malheureusement, il semble peu probable que cela se produise de sitôt. A cause d’une industrialisation rapide, de normes réglementaires médiocres, d’une réticence à se détourner des pratiques de combustion du charbon, des récoltes et du bois – sans compter le manque d’efforts de la part du gouvernement – l’Inde est l’un des pays les plus pollués de la planète. En moyenne, une personne qui y habite a perdu quatre ans de sa vie à cause de cela. Delhi reste en tête de cette liste, mais beaucoup d’autres villes, comme la fameuse Agra, présentent également une pollution si poussée que l’espérance de vie perd entre 7 et 8 ans.
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]]>L’article Le Costa Rica vient de passer 300 jours avec une énergie 100% renouvelable est apparu en premier sur Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos.
]]>Il semblerait que le pays vient de surpasser son exploit de 2015, ayant fonctionné pendant 300 jours sur un mélange d’hydroélectricité, de vent, de géothermie, de biomasse et d’énergie solaire. Cet excellent bilan va de pair avec le plan du gouvernement de devenir neutre en carbone d’ici 2021, une échéance qui a été fixée il y a plus de 10 ans. Selon un nouveau rapport de l’Institut costaricain d’électricité (ICE), à six semaines de la fin de l’année 2017, il semble probable que le nombre total de jours d’énergie propre augmentera. Carlos Manuel Obregón, président exécutif de l’ICE, explique que les améliorations apportées au réseau et la modernisation de diverses centrales électriques à énergie propre ont permis d’atteindre ce nouveau zénith.
La petite taille et la faible population du Costa Rica lui permettent d’atteindre ces objectifs louables sans rencontrer les mêmes difficultés que la Chine, les États-Unis ou les pays de l’UE. Elle possède également d’abondantes ressources naturelles, en particulier des sources hydroélectriques et géothermiques, qui font défaut dans de nombreux pays. Il convient toutefois de souligner que le Costa Rica a eu la prévoyance de ne pas investir dans les combustibles fossiles, alors que d’autres n’en ont pas fait autant. De plus, l’industrie n’exerce pas d’influence significative sur son gouvernement qui a freiné les efforts d’atténuation du changement climatique ailleurs depuis des décennies.
Oui, l’impact d’un Costa Rica totalement exempt de combustibles fossiles serait également, sur le plan pratique, tout à fait insignifiant. Le pays produit actuellement 1 241 fois moins de gaz à effet de serre que la Chine, par exemple, si bien que sa contribution à la lutte contre le changement climatique est relativement mineure. Néanmoins, des records comme ce nouveau jalon renouvelable ont un énorme pouvoir symbolique. Ils démontrent qu’un engagement en faveur des énergies propres a du sens tant au niveau environnemental qu’au niveau socio-économique.
Au contraire, des pays comme le Costa Rica montrent à d’autres pays en développement, en particulier à ses voisins et à de nombreux pays dispersés en Afrique, qu’on n’a pas besoin de charbon pour alimenter son pays, et que diverses formes d’énergie propre fonctionnent très bien. Des problèmes persistent dans la nation centraméricaine. Contrairement à de nombreux pays développés, le Costa Rica n’a pas l’intention de remplacer les quelques millions de voitures qui utilisent encore des moteurs à combustion interne sales, ce qui a effectivement un effet négatif notable sur la qualité de l’air et le climat. Néanmoins, en matière d’énergie, les pays les plus riches de la planète sont loin derrière des pays comme le Costa Rica. En ce sens, ce petit paradis est un l’annonciateur de jours meilleurs…
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]]>L’article Des villageois colombiens s’unissent pour lutter contre les multinationales minières est apparu en premier sur Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos.
]]>« Nous étions pauvres avant, mais nous avions des rivières, nous allions pêcher, nous faisions pousser de la nourriture et nous vivions bien. Nos enfants ne voient ça qu’à la télé. Le cours de la rivière a changé, la forêt a été coupée et nous sommes prisonniers dans notre propre village », explique Hilario Vega, habitant du village de Boqueron au nord-est de la Colombie. Tout le village attend d’être réinstallé depuis sept ans. La pollution atmosphérique provenant des mines de charbon qui entourent le village est si grave qu’elle met la vie des habitants en danger. A Boqueron, il n’y a ni asphalte ni clinique de santé, mais en plus des services publics, il leur manque un environnement naturel sûr.
Il y a sept ans, les institutions colombiennes ont décidé que toute la communauté devait être réinstallée parce que la pollution de l’air était si élevée qu’elle mettait gravement en danger la santé humaine. Mais bien que ce problème ait été officiellement reconnu, les villageois, y compris de nombreux enfants, sont toujours au même endroit. Les multinationales qui exploitent les mines de charbon à l’origine de ce problème continuent de fonctionner et de polluer librement. Boqueron se trouve à 10 kilomètres de La Jagua de Ibirico, une petite ville de la région de César, en bordure du Venezuela. 90% du charbon produit en Colombie provient de César et d’une autre région, Guajira. Le charbon de ces deux régions est largement salué pour sa qualité et son faible prix de production, les plus gros acheteurs étant actuellement les Pays-Bas et la Turquie.
La Jagua se compose d’une rue principale et de quelques rues secondaires. Les vendeurs de rue occupent le trottoir, et dans l’unique hôtel de la ville, nous ne voyons que des ouvriers des mines qui portent une salopette et des casques entre leurs mains. Elisana Sanchez, biochimiste, homme politique vert et activiste, dont le mari travaille dans l’une des mines de charbon, explique : « Je suis venu vivre ici il y a une dizaine d’années et depuis, j’ai vécu le problème sous différents angles. Mon mari a quatre hernies discales causées par le travail dans la mine et il souffre beaucoup. La plupart des travailleurs souffrent de problèmes similaires causés par les fortes vibrations sur le lieu de travail. Je ne suis pas non plus capable de travailler en ce moment car j’ai des problèmes respiratoires, peut-être à cause de la poussière dans l’air. Il est difficile de prouver que les problèmes respiratoires sont liés à l’exploitation minière, mais beaucoup de gens dans cette ville sont malades de ce type de problèmes de santé, et certains d’entre eux ont même des maladies potentiellement mortelles comme la silicose ».
A une cinquantaine de mètres de la maison d’Elisana Sanchez se trouve une petite réserve naturelle, une sorte de jardin botanique que l’une des entreprises a planté en guise de compensation pour les habitats détruits autour des mines. Entre les palmiers, les eucalyptus et beaucoup d’autres espèces, des iguanes, des perroquets et d’autres animaux sont suspendus. Un seul homme, Pedro, s’occupe maintenant de cette réserve. Il avait également travaillé dans les mines pendant de nombreuses années avant de trouver ce lieu de travail beaucoup plus tranquille. Mais sept grandes mines de charbon appartenant aux sociétés américaines Drummond et Murray Energy Corporation, ainsi que Prodeco, qui appartient à la société anglo-suisse Glencore, occupent une surface beaucoup plus grande dans la région de Cesar et les rares mesures de compensation comme la réserve naturelle ne suffisent pas. Il n’y a pas d’image romantique de mineurs qui travaillent ici sous terre. Les mines ici sont des mines à ciel ouvert où les machines géantes enlèvent complètement la surface de la Terre, et ce qui reste ne peut être utilisé que comme scénographie pour des films apocalyptiques. Depuis l’ouverture des mines de Drummond dans la région il y a 20 ans, 20 travailleurs sont morts et deux mille ont été blessés, revendiquent les membres du syndicat Sintramienergetica que nous avons rencontré à Valledupar, capitale de la région.
« Chaque travailleur décédé signifie une famille qui a perdu ses moyens de subsistance. Lorsque nous nous organisons en syndicats pour lutter contre les violations des droits de l’homme et pour de meilleures conditions de travail, nous sommes punis ou licenciés », affirme Augusto Almeira, président de la section syndicale locale. Carlos Rojas, membre de Sintramienergetica et ouvrier de la mine de Drummond, a déjà été licencié trois fois et est ensuite retourné au travail sur ordre du tribunal. « Selon l’entreprise, c’est déjà un crime de vous parler de nos expériences, mais nous le considérons comme une obligation. Nous ne sommes pas contre l’exploitation minière, nous voulons simplement que les entreprises nous respectent, respectent notre travail et nos familles. Nous voulons une exploitation minière responsable, et non pas le type d’exploitation minière qui extrait du charbon, qui ne laisse que misère et pauvreté et des travailleurs blessés », nous a dit Rojas.
Les syndicats sont particulièrement préoccupés par la pratique de la sous-traitance des travailleurs. Sur les quinze mille travailleurs des mines Drummond autour de Jagua, cinq mille d’entre eux sont directement employés dans la société, tandis que d’autres sont employés dans d’autres petites entreprises que Drummond embauche. Les travailleurs employés en sous-traitance avec d’autres entreprises sont moins bien payés, et les syndicalistes affirment que ces travailleurs ne sont souvent pas formés pour des emplois spécifiques, ce qui a déjà entraîné des accidents ayant de graves conséquences.
L’activisme syndical en Colombie est extrêmement dangereux. Les meurtres et les tentatives d’assassinats de syndicalistes sont fréquents, et ceux qui les ordonnent sont rarement retrouvés. Il y a une photo accrochée au mur dans la branche syndicale de Valledupar de l’ancien président du syndicat Valmore Locarno qui a été tué en 2001 avec le vice-président Victor Hugo Orcasito par des membres du groupe paramilitaire des AUC. En 2013, Jaime Blanco, ancien fournisseur de la mine de Drummond La Loma, a été condamné à 38 ans de prison pour avoir ordonné les meurtres.
Dans les environs des mines autour de Jagua, nous rencontrons des plantations d’eucalyptus, de beaux arbres densément plantés. L’eucalyptus n’est pas une espèce indigène ici, et il a été planté pour assécher les eaux souterraines afin qu’elles ne coulent pas dans les mines. En même temps, la route qui longe la plantation doit être arrosée avec de l’eau des camions pour réduire la poussière. Cependant, la poussière se dépose sur les feuilles des arbres dans les environs. Le long de la route, on peut souvent voir des arbres dont les feuilles brunissent et meurent.
Les habitants de Boqueron doivent acheter de l’eau parce qu’ils n’ont pas d’eau potable, et le drainage des eaux souterraines et la pollution causée par la poussière ont transformé ce qui était autrefois une communauté agricole en une communauté de gens affamés et sans espoir. Le processus de réinstallation est resté bloqué lorsqu’ils ont demandé une réinstallation collective.
Ils veulent éviter le sort du village voisin de Plan Bonito qui n’existe plus en tant que communauté parce que chaque famille a été déplacée dans un endroit différent. La seule chose qui reste du village est un château d’eau maintenant entouré de hautes herbes. « La communauté a disparu, elle est disséminée dans toute la région, elle a perdu son histoire et son tissu social et aujourd’hui, elle est généralement plus pauvre qu’auparavant. C’est pourquoi nous voulons une relocalisation collective et nous n’abandonnerons pas », a déclaré Lesvy Rivera, membre du Comité de négociation de la relocalisation.
Isabel, une ancienne résidente du village, montre de grandes fissures sur le sol et les murs de sa modeste maison. Beaucoup de maisons dans le village ont été endommagées par les vibrations et elles ne reçoivent aucune compensation de la part des entreprises ou du gouvernement pour cela. Ce qui leur reste, c’est la « misère totale », affirme José Baron Ortega. Toutes les récoltes qu’ils avaient l’habitude de cultiver eux-mêmes, ils doivent maintenant les acheter dans le magasin de La Jagua. En été, c’est un désert que personne de l’extérieur ne peut endurer.
Le charbon qui est déterré à Cesar voyage en train jusqu’au port de Santa Marta, une ville située dans un environnement incroyable entre la côte caribéenne et la mystique chaîne montagneuse de la Sierra Nevada de Santa Marta.
Le long de la côte, on peut voir le paysage bien connu de nombreux endroits méditerranéens. Des bâtiments avec des appartements touristiques et des hôtels s’étalent à vue d’œil. Entre l’ancien et le nouveau port pour l’exportation du charbon et quelques hôtels, la communauté de Don Jaca est imbriquée dans une beauté nonchalante. La colonie de 700 habitants est divisée en deux par une route et un chemin de fer utilisés pour le transport du charbon. Une poignée d’habitants de Don Jaca travaillaient dans l’ancien port, mais quand les compagnies charbonnières ont fermé l’ancien et ouvert le nouveau port, ils ont tous été laissés sans travail. Personne de Don Jaca n’est employé à Drummond ou Prodeco, les compagnies charbonnières qui utilisent ce port pour l’exportation.
« Ils disent qu’ils ont tout nettoyé après la fermeture du port, mais en réalité ils n’ont rien fait. Ils sont partis et ont tout laissé comme avant », déplore Fredy Martinez pendant qu’il ramasse des morceaux de charbon dans le sol. Martinez a également travaillé pendant des années dans le vieux port, et après le déménagement, il a été laissé malade et sans travail. La plupart des habitants de ce village survivaient de la pêche, mais aujourd’hui, le bruit provenant du port et le trafic lourd de bateaux ont conduit à la disparition presque totale du poisson. « Nous avions l’habitude de faire pousser des tomates la moitié de l’année et l’autre moitié de l’année nous allions pêcher. Avec le temps, les poissons ont commencé à disparaître et nous ne pouvions plus cultiver de la nourriture. Nos petits bateaux sont aussi en danger parce que les grands navires peuvent les couler. Les gens ont aussi commencé à tomber malades », explique José Hilario Castro, qui a lui-même subi trois opérations ophtalmologiques et qui a des problèmes avec de poumons.
Les habitants de Don Jaca vivent dans des conditions aussi dures que les habitants de Boquerón. Il n’y a pas de système d’approvisionnement en eau dans le village, pas de système d’égouts, pas d’asphalte dans les rues et pas de clinique de santé. « On a tout perdu. Il n’y a pas de poisson. Pas de récoltes. Pas d’emplois dans le port », explique Francisco Delanoz, président du conseil d’action communautaire de Don Jaca. Cette communauté a également souffert du conflit armé qui a duré des décennies en Colombie, mais les gens d’ici, comme ceux que nous avons rencontrés dans les régions minières, ne sont pas tout à fait convaincus que les efforts du gouvernement pour mettre fin à la guerre civile qui dure depuis 50 ans leur apporteront la paix.
Le gouvernement colombien considère les conflits armés comme un obstacle aux investissements dans l’exploitation minière en Colombie et, par conséquent, les Colombiens vivant dans les zones minières considèrent le processus de paix comme la préparation de la voie à suivre pour céder la terre à des intérêts privés. Il s’agit d’un plan gouvernemental officiel qui vise à faire de la Colombie un pays minier d’ici 2020. Conformément à cet objectif, le Gouvernement a élaboré un Plan Stratégique des Zones Minières qui permet d’accorder 17% du territoire aux entreprises de concessions minières.
Le plan a été renversé en cour par une ONG qui travaille avec les victimes de l’exploitation minière, Tierra Digna, mais le gouvernement a élaboré un nouveau plan qui augmente même la superficie de la concession. Maintenant, Tierra Digna recommence une autre bataille juridique. « Nous sommes convaincus que le processus de paix amènera encore plus d’entreprises étrangères, et celles qui sont déjà ici chercheront des permis pour de nouveaux projets. Un récent article de journal a affirmé que le nombre de demandes de permis environnementaux a augmenté de 35% depuis la signature du traité de paix avec les FARC. » Le capital étranger en Colombie s’est largement ouvert et n’a pas à se préoccuper des gens ou de l’environnement. Les communautés locales sont très rarement consultées. Cela mène à de nouveaux conflits.
Andrea Cardoso, professeure d’économie environnementale à l’Université Magdalena de Santa Marta, s’est demandé si tout cela en valait la peine. Elle a calculé tous les dommages que les habitants des zones minières ont décrits et les a comparés au prix du charbon à la tonne. « Sur le plan économique, les dommages causés à la société et à l’environnement par la mine de charbon de Cesar sont trois fois plus importants que le prix du charbon à la tonne. »
Pendant ce temps, la Colombie utilise peu de charbon pour produire de l’électricité, elle produit près des deux tiers de son énergie à partir de l’hydroélectricité. Les barrages de construction causent également des problèmes similaires avec la délocalisation forcée des populations, la dégradation de l’environnement et la sécheresse de l’année dernière qui a fortement réduit la quantité d’énergie produite.
Les sécheresses dans la région ont été plus fréquentes et de plus en plus graves en raison des effets du changement climatique qui sont accélérés par la combustion du charbon dans le monde entier. Ainsi, les pauvres de la Colombie paient encore une fois le coût de la combustion du charbon. « Nous voulons que les gens comprennent, qu’ils sachent qui sont les personnes touchées par l’exploitation du charbon. Cette communauté est en train de mourir et tout cela à cause de la pollution par le charbon », déplore Flower Arias Rivera de Boquerón.
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