Archives des Economie - Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos https://www.jeunesverts.org//category/economie/ Wed, 27 Aug 2025 01:26:35 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.0.10 La culture du chanvre en France : un moteur naturel pour la transition écologique https://www.jeunesverts.org//culture-chanvre-france-transition-ecologique/ Wed, 27 Aug 2025 01:11:59 +0000 https://www.jeunesverts.org//?p=1410 Imaginer le futur de nos campagnes et villes françaises, c’est parfois aussi simple que d’ouvrir

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Imaginer le futur de nos campagnes et villes françaises, c’est parfois aussi simple que d’ouvrir les volets sur une maison en chanvre ou d’admirer des jardins inspirés par la nature, à l’image de ceux qui rappellent l’esprit de Marcel Pagnol. Depuis quelques années, la culture du chanvre s’impose dans le débat sur la transition écologique. Derrière cette plante aux multiples usages, on découvre des atouts environnementaux impressionnants et un potentiel économique grandissant, que l’on explore aujourd’hui à travers ses impacts concrets en France.

Quels sont les atouts environnementaux du chanvre ?

Dès la première visite d’une exploitation dédiée à la culture du chanvre, la différence saute aux yeux face à d’autres filières agricoles. Cette plante pousse rapidement, sans exiger beaucoup d’eau ni la moindre dose massive d’engrais et pesticides, séduisant ainsi les agriculteurs souhaitant s’engager dans une démarche de durabilité.

En explorant une exposition sur l’écologie ou lors d’un détour par la cité des sciences, le chanvre se présente souvent comme un modèle de résilience agricole face à la crise climatique. Il s’adapte à différents sols, améliore la structure de la terre grâce à ses racines profondes et enrichit durablement les parcelles pour les cultures suivantes.

Une faible consommation d’eau et d’intrants

Par rapport à d’autres ressources végétales, la culture du chanvre demande peu d’irrigation. Même en période de sécheresse, cette plante affiche une remarquable faible consommation d’eau, permettant d’économiser chaque saison d’importantes quantités d’eau. Mieux encore, elle prospère sans engrais chimiques, réduisant significativement les pollutions des nappes phréatiques.

Grâce à cet usage raisonné de l’eau et à l’absence d’engrais et pesticides, la biodiversité locale est préservée. Quand il s’agit de protéger la faune et la flore, le rôle du chanvre devient évident parmi les solutions écologiques accessibles au monde agricole français.

L’assainissement et la restauration des sols

Les systèmes racinaires du chanvre décompactent et régénèrent les terres appauvries par les anciennes pratiques intensives. Facile à intégrer dans une rotation, il casse les cycles de maladies et parasites, contribuant à la restauration naturelle des sols.

De nombreuses exploitations en permaculture choisissent déjà cette plante pour améliorer leurs rendements globaux. Lors d’une visite à la ferme en permaculture, on constate l’incroyable vitalité apportée par le chanvre à l’écosystème local et sa contribution à une gestion plus durable des terres.

Comment le chanvre s’intègre-t-il dans la transition écologique en France ?

Le dossier du chanvre dépasse largement les considérations environnementales. Il apporte une réponse concrète aux défis de la transition écologique, notamment dans l’éco-construction et le développement de nouvelles filières locales. Par ses nombreuses applications, il incarne un matériau responsable et innovant, à l’image de ce que propose https://www.chanvreetcbddefrance.fr/.

Visiter une maison conçue en panneaux de chanvre change radicalement la perception des matériaux classiques. Respirabilité, isolation thermique, réduction de l’empreinte carbone : ces bâtiments illustrent parfaitement l’économie circulaire et prouvent que la durabilité n’est pas qu’un concept abstrait.

Le secteur de l’éco-construction et l’usage du chanvre

Parmi les domaines où le chanvre suscite le plus d’intérêt figure l’éco-construction. Les fibres et chènevottes servent à fabriquer des bétons et mortiers biosourcés, capables de stocker du CO2 tout en garantissant confort et performance énergétique.

Dans plusieurs villages français, des programmes publics encouragent la construction de maisons collectives utilisant ces techniques novatrices. Ce choix renforce la résilience agricole des territoires car la majorité du chanvre provient de cultures locales, créant ainsi des emplois et valorisant le savoir-faire rural traditionnel.

L’évolution des pratiques agricoles et l’implication des agriculteurs

La montée en puissance de la culture du chanvre témoigne de la volonté des agriculteurs de diversifier leurs modèles économiques. Intégrant le mouvement global de la transition écologique, ils abandonnent peu à peu les monocultures épuisantes au profit de rotations incluant le chanvre, synonyme de stabilité financière et de bénéfices environnementaux.

Après une immersion dans un parc naturel national ou une balade à la bambouseraie, on observe combien la diversité végétale enrichit le paysage rural. Le chanvre y occupe désormais une place de choix, devenant même une fierté pour de nombreux exploitants soucieux des attentes sociétales actuelles.

Quel est le potentiel économique et social du chanvre en France ?

Au-delà de son impact environnemental, le potentiel économique du chanvre mérite toute notre attention. Son essor favorise la diversification des filières, de l’agriculture biologique au textile, en passant par l’isolation industrielle. Cette polyvalence offre un nouveau souffle aux acteurs ruraux confrontés à l’évolution des marchés.

Le développement d’une filière solide attire également de jeunes talents. À mesure que l’on découvre les métiers associés lors d’expositions sur l’écologie, toute une génération d’étudiants imagine des débouchés professionnels porteurs de sens, centrés sur l’économie verte et la durabilité.

  • Création d’emplois locaux dans les champs, ateliers de transformation et le BTP
  • Soutien à la souveraineté alimentaire et industrielle française
  • Valorisation des territoires ruraux éloignés des pôles urbains
  • Innovation continue dans la recherche d’applications biosourcées

La relance de la culture du chanvre s’accompagne d’investissements publics et privés visant à structurer la filière, promouvoir la formation professionnelle et stimuler l’innovation technique. Un processus qui motive entrepreneurs et agriculteurs à allier production culturelle, respect de l’environnement et retombées économiques directes.

L’intérêt croissant des consommateurs pour une alimentation saine et des constructions durables amplifie ce phénomène. De la graine comestible aux huiles riches en oméga-3, le chanvre investit également la cuisine et l’industrie cosmétique, preuve de sa capacité à rebondir sur différents marchés.

Explorer les initiatives inspirantes autour du chanvre en France

Découvrir de près les réussites et projets pilotes liés à la culture du chanvre relève parfois d’un véritable voyage initiatique. Une journée consacrée à la découverte d’une maison en chanvre, suivie de l’exploration d’une exposition sur l’écologie ou d’une flânerie dans un jardin réputé, permet de mesurer toute la richesse de ces démarches engagées.

L’expérience immersive, entre patrimoine bâti et innovation agricole, met en lumière l’urgence de replacer le vivant au centre de la transition écologique. Pour celles et ceux ayant visité une ferme expérimentale ou admiré la diversité d’une bambouseraie, la complémentarité entre agriculture, culture et éducation devient évidente.

Des événements et visites ouvertes au public

Chaque année, les rendez-vous consacrés au chanvre se multiplient. Organisés par des associations engagées ou dans des lieux emblématiques, ils proposent débats, ateliers pratiques et rencontres avec des passionnés de filières durables. Beaucoup profitent de ces occasions pour tester des matériaux biosourcés ou goûter aux produits alimentaires issus du chanvre.

Ainsi, en passant de la cité des sciences aux jardins historiques, puis par les salles d’exposition d’un parc naturel national, petits et grands repartent avec une vision élargie de l’avenir dessiné par les pionniers de la résilience agricole française.

L’influence grandissante sur l’éducation et la sensibilisation

L’intégration du chanvre dans des espaces dédiés à la transmission dynamise la pédagogie autour de la transition écologique. Entre animations scolaires et stages thématiques, les participants contribuent activement à bâtir un avenir fondé sur l’harmonie entre progrès et sauvegarde du vivant.

De plus en plus d’initiatives publiques vont dans ce sens, offrant des parcours éducatifs immersifs et proposant d’aborder la culture du chanvre sous divers angles : agronomie, écoconstruction ou artisanat végétal. Ces approches variées invitent à repenser la relation entre l’humain, la terre et la responsabilité collective.

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La stratégie coréenne pour une croissance verte et durable https://www.jeunesverts.org//la-strategie-coreenne-pour-une-croissance-verte-et-durable/ Wed, 04 Sep 2024 11:07:56 +0000 https://www.jeunesverts.org//?p=1280 La Corée du Sud est souvent reconnue pour sa capacité à embrasser pleinement les défis

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La Corée du Sud est souvent reconnue pour sa capacité à embrasser pleinement les défis et à faire preuve de résilience et de dynamisme économique. Depuis les années 2000, ce pays a entrepris de mener une transition énergétique radicale, passant d’une dépendance aux énergies fossiles à une focalisation ambitieuse sur les énergies renouvelables. Ce mouvement vers la croissance verte est alimenté par une vision stratégique, mêlant innovation technologique et considérations environnementales, avec l’objectif de propulser la Corée au sommet des économies vertes mondiales.

Vision et engagement présidentiel

L’engagement de la Corée pour une croissance verte se concrétisa dès l’inauguration du président Lee Myung-bak en 2008. Lee a placé la « croissance verte à faible émission de carbone » au cœur de sa philosophie de développement économique, soulignant que la protection de l’environnement pouvait être un moteur de croissance économique. Le gouvernement du pays a mis en œuvre cette vision en lançant des plans ambitieux et en investissant dans des projets durables qui permettraient non seulement d’améliorer les infrastructures, mais aussi de façonner l’avenir écologique du pays.

Investissements stratégiques

Durant la crise financière mondiale de 2008, 80% des stimulations budgétaires de la Corée ont été alloués à des projets de croissance verte, notamment dans les infrastructures et les transports.

Initiatives notables

Plusieurs initiatives notables marquent la stratégie verte de la Corée. À Songdo, la construction d’une ville connectée, intégrant infrastructure physique et technologique, reflète la volonté du pays de définir de nouveaux standards urbains. Songdo se veut être un modèle de ville intelligente à l’avant-garde, avec un système de recyclage des eaux grises, une flotte de taxis fluviaux et des services de partage de vélos et voitures, propulsés par des énergies renouvelables.

Défis et paradoxes

Cependant, l’approche sud-coréenne n’est pas sans défis. Le paradoxe de Jevons, qui stipule que les gains d’efficacité énergétique peuvent conduire à une consommation accrue de ressources, contredit en partie la stratégie verte. Malgré les améliorations significatives en matière d’efficacité énergétique, les émissions de gaz à effet de serre et la consommation totale d’énergie ont continué d’augmenter depuis la mise en œuvre de la Stratégie Nationale pour la Croissance Verte.

Révisions et alternatives

Face à cette réalité, certains préconisent une révision des politiques en faveur d’une participation accrue du public dans les décisions environnementales et vers une décroissance économique ciblée. Ces modèles alternatifs pourraient aider à réduire réellement l’empreinte de la Corée et à répondre de manière plus efficace au défi climatique.

L’ambition de la « croissance verte »

Pourtant, les dirigeants coréens espèrent que la stratégie actuelle orientée vers le développement durable perpétuera l’hélice de transformation industrielle qui a caractérisé le pays. La « Croissance Verte », lancé sous le mandat du président Moon Jae-in, incarne cette vision, encourageant le virage vers les énergies renouvelables et les véhicules électriques, tout en fixant des objectifs ambitieux comme l’implantation d’1,3 million de véhicules électriques et 200 000 véhicules à piles à hydrogène d’ici 2025.

Transformation industrielle et innovation

Cette logique de « destruction créatrice », où le vieux est remplacé par le nouveau, s’aligne avec l’esprit de transformation rapide et audacieuse de la Corée. Le pays se positionne pour dominer les industries d’avenir, notamment celles basées sur la technologie et génératrices d’emplois, tout en réduisant les émissions de carbone. C’est dans cette conjonction entre développement économique et ambition écologique que la Corée espère cimenter son autorité dans la transition énergétique mondiale.

Implications globales

L’approche coréenne pourrait inspirer d’autres nations, en particulier les pays en développement qui cherchent à réaliser une croissance économique sans sacrifier leur environnement. L’Asie de l’Est en général, avec la Corée en première ligne, se profile comme le centre de la prochaine grande transformation industrielle. Les initiatives coréennes démontrent qu’une décorrélation entre croissance économique et pression environnementale est possible, ouvrant la voie vers une économie mondiale plus durable.

En conclusion, la Corée du Sud, par sa stratégie de croissance verte, illustre un modèle de transition énergétique pouvant être un acteur de changement à l’échelle mondiale. Elle ne se contente pas de réduire ses émissions ; elle transforme ses industries pour aligner développement économique et préservation de l’environnement. Cette alchimie entre innovation, investissement stratégique et modification des structures sociales pourrait bien constituer la formule gagnante du « miracle vert » coréen.

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Regard sur l’éducation en Mongolie https://www.jeunesverts.org//regard-sur-leducation-en-mongolie/ Fri, 23 Aug 2024 10:33:00 +0000 https://www.jeunesverts.org//?p=1309 Coincée entre ses deux géants voisins, la Chine et la Russie, la Mongolie est l’un

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Coincée entre ses deux géants voisins, la Chine et la Russie, la Mongolie est l’un des pays les moins peuplés du monde. Malgré sa vaste étendue – le pays est légèrement plus petit que l’Alaska –, la Mongolie ne compte qu’environ 3,2 millions d’habitants. Cette nation enclavée est un mélange de steppes, de montagnes, et de désert, principalement le désert de Gobi situé au sud.

Les perceptions internationales de la Mongolie contemporaine sont souvent influencées par ses nomades, qui ont traditionnellement bâti leur subsistance autour de l’élevage des « Cinq Joyaux » : moutons, chèvres, bovins (y compris parfois des yaks), chevaux et chameaux (notamment le chameau de Bactriane à deux bosses). Tous ces animaux fournissent aux Mongols la viande, les produits laitiers, la laine et les peaux nécessaires à leur quotidien. L’image emblématique de la Mongolie pour les étrangers reste néanmoins la ger (littéralement « maison » en mongol), une tente ronde en bois et en feutre, souvent appelée à tort « yourte”.

Histoire et influences

Historiquement, la Mongolie est aussi connue comme le berceau du grand Empire mongol, qui, à son apogée, s’étendait sur une grande partie de l’Eurasie. Cet empire marque le début de l’histoire de la Mongolie en tant que nation unifiée, alors que Gengis Khan (Chinggis Khaan pour les Mongols) avait uni les tribus nomades en un seul royaume. Ses descendants ont poursuivi les conquêtes, menant l’empire à s’étendre de l’Europe de l’Est à la Corée et du nord du Moyen-Orient à l’Inde et l’Asie du Sud-Est.

L’empire a fini par se diviser en plusieurs dynasties et les Mongols en Mongolie ont maintenu leur mode de vie nomade jusqu’à ce qu’ils tombent sous le contrôle de la dynastie Qing de Chine vers la fin du 17ème siècle. En 1911, la Mongolie déclare son indépendance, mais c’est véritablement en 1921, avec l’aide de l’Armée Rouge russe, que le pays a pu se libérer du contrôle chinois et tsariste.

Période socialiste

Après la mort du leader bouddhiste Bogd Khan en 1924, la Mongolie se déclara République Socialiste, restant un proche allié de l’URSS. Durant cette période, de nombreuses politiques soviétiques furent adoptées, comme la collectivisation des troupeaux et la mise en place de nouvelles industries. La cyrillisation de l’alphabet mongol en 1941 marque aussi cette influence.

Les monastères bouddhistes, qui étaient les principaux centres d’apprentissage, furent détruits et les moines expulsés. Une éducation de masse laïque a ainsi vu le jour, avec un accent sur l’éducation pour tous, y compris les filles. En 1943, la première université, l’Université Nationale de Mongolie (NUM), a ouvert ses portes, avec une forte influence soviétique. Les taux d’alphabétisation ont alors grimpé, atteignant presque l’universalité.

Transition vers la démocratie et l’économie de marché

À la fin des années 1980, sous l’influence des réformes de Mikhaïl Gorbatchev en URSS, des réformateurs mongols commencèrent à réclamer des changements démocratiques. Après des manifestations pacifiques en 1989-1990, la Mongolie organisa ses premières élections multipartites en juillet 1990. Une nouvelle constitution, adoptée en 1992, garantit aux citoyens des libertés politiques et le droit à l’éducation.

Cependant, la transition vers la démocratie et l’économie de marché fut difficile. Le retrait du soutien soviétique plongea la Mongolie dans des difficultés économiques. Pour pallier ce manque de soutien, la Mongolie sollicita l’aide d’organisations internationales comme la Banque Mondiale, le FMI, et des ONG.

Réformes éducatives modernes

Depuis les années 1990, le système éducatif mongol a subi des réformes significatives, souvent en réponse aux exigences des donateurs internationaux. Le passage d’un système éducatif de 10 ans à un modèle de 12 ans, plus aligné sur les standards internationaux, et l’introduction d’approches pédagogiques centrées sur l’élève et basées sur les résultats en sont des exemples.

La coopération avec des institutions étrangères illustre cette volonté de se conformer aux standards internationaux. En 2020, la Mongolie a commencé à réformer son système secondaire en collaboration avec Cambridge, visant à moderniser et améliorer la qualité de l’enseignement.

Simultanément, la Mongolie met en avant le développement du tourisme durable comme un pilier de sa stratégie de croissance économique. Ce modèle vise à équilibrer le développement touristique avec la conservation des ressources naturelles et culturelles, répondant ainsi aux attentes des touristes tout en préservant l’environnement et le patrimoine culturel du pays.

L’éducation face à la pandémie Covid-19

Comme partout dans le monde, la pandémie de Covid-19 a perturbé l’éducation en Mongolie. Dès janvier 2020, l’éducation est passée en ligne, ce qui a obligé enseignants et élèves à se former à l’utilisation des plateformes numériques. Pour les élèves plus jeunes, des cours étaient diffusés à la télévision. En septembre 2021, la plupart des élèves ont repris l’apprentissage en présentiel, souvent via un modèle hybride combinant cours en ligne et en présentiel.

Les défis actuels

Bien que des progrès significatifs aient été réalisés, le système éducatif mongol continue de faire face à des défis, notamment en matière de qualité de l’éducation et d’accès pour les populations rurales et nomades. Le passage à une économie de marché a créé des disparités de richesse, rendant l’accès à l’éducation inégal. Les enfants de familles à faible revenu, notamment ceux issus de régions rurales, rencontrent des obstacles persistants.

Pour les élèves de familles nomades, l’accès à l’école reste particulièrement problématique. Beaucoup vivent loin des centres scolaires et doivent utiliser des internats. Cette situation a souvent causé des départs prématurés de l’école, surtout parmi les garçons, dont la main-d’œuvre est souvent nécessaire pour l’élevage familial.

Environ 20 % de la population est composée de bergers, dont les enfants, lorsqu’ils ne vivent pas à proximité d’une école, sont envoyés dans des internats situés dans les centres administratifs de leurs régions. Ces internats, très utiles jadis, rencontrent maintenant des défis tels que les frais de scolarité et la réticence des familles à envoyer de très jeunes enfants loin de chez eux.

Le fossé entre les genres

Un autre défi majeur est le déséquilibre de genre dans l’éducation. Après le niveau de l’école élémentaire, les filles surpassent en général les garçons dans les études. Par exemple, au niveau universitaire, davantage de femmes sont inscrites que d’hommes, créant une disparité inversée. Les garçons sont souvent retirés prématurément de l’école pour aider aux tâches familiales, particulièrement dans des familles de bergers.

Formation et éducation non-formelles

Parallèlement, le gouvernement, en collaboration avec des ONG, a lancé des programmes de formation à distance pour les populations adultes, notamment celles des zones rurales. Ces programmes offrent des cours sur des compétences pratiques et des sujets de santé publique, aidant ainsi à améliorer les conditions de vie des adultes mongols.

Éducation supérieure

Le paysage de l’éducation supérieure en Mongolie a considérablement évolué. Avant 1990, l’éducation supérieure était gratuite et fortement influencée par le modèle soviétique. Aujourd’hui, bien que les frais de scolarité existent, des bourses et prêts sont disponibles pour soutenir les étudiants. L’Université Nationale de Mongolie reste la principale institution de formation supérieure, avec plusieurs autres universités publiques et privées qui se sont développées depuis les années 1990.

L’éducation en Mongolie a parcouru un long chemin depuis les jours où elle était réservée aux moines et à une élite restreinte. Malgré les nombreux défis, le pays a fait d’énormes progrès, passant d’un taux d’analphabétisme élevé à presque l’universalité de l’éducation de base et développant un système éducatif diversifié et inclusif. Les réformes continues et la collaboration avec des institutions internationales montrent un engagement constant à améliorer le système éducatif et à le rendre accessible à tous les citoyens mongols. Cependant, des efforts continus sont nécessaires pour combler les lacunes existantes et garantir une éducation de qualité à tous les enfants, qu’ils vivent dans les villes ou les steppes reculées de ce vaste pays.

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L’impact de l’exploitation minière sur la Mongolie : Déséquilibre environnemental et socio-économique https://www.jeunesverts.org//limpact-de-lexploitation-miniere-sur-la-mongolie/ Fri, 23 Aug 2024 10:05:00 +0000 https://www.jeunesverts.org//?p=1267 L’exploitation minière en Mongolie, autrefois vue comme une aubaine économique, a des répercussions profondes sur

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L’exploitation minière en Mongolie, autrefois vue comme une aubaine économique, a des répercussions profondes sur l’environnement et les communautés locales. Avec plus de 1000 licences délivrées à travers le pays, les activités minières ont transformé de manière significative le paysage rural et culturel de la Mongolie. Le Gobi, en particulier, est une région où les méga-mines coexistent avec des opérations à plus petite échelle, et bien que cette région possède également un fort potentiel pour les énergies renouvelables, les débats sur les droits fonciers des pasteurs nomades traditionnels restent en grande partie absents.

Les droits fonciers des pasteurs nomades

Depuis le milieu des années 1990, la crise des droits fonciers pour les pasteurs nomades s’est silencieusement développée dans tout le pays. En Mongolie, les terres de pâturage rurales sont la propriété de l’État, et les processus de délivrance de licences industrielles – qu’il s’agisse de l’extraction minérale ou des projets d’énergie renouvelable comme l’éolien et le solaire – supplantent les droits traditionnels des éleveurs sur l’utilisation mobile des terres. Cette marginalisation est particulièrement visible dans la province de Dornogovi, où les deux tiers du territoire de la circonscription de Dalanjargalan sont consacrés à l’exploitation minière.

Les impacts environnementaux et climatiques

La Mongolie, et plus précisément ses écosystèmes de steppe et de Gobi, est sensible aux impacts du changement climatique. Cependant, les vulnérabilités des éleveurs ne sont pas uniquement climatiques. Elles découlent également de politiques économiques et politiques spécifiques: un manque de capacités gouvernementales, une informalisation de l’économie, une complexité juridique et une focalisation sur les politiques de libre marché et les services urbains.

Les impacts négatifs de l’exploitation minière à ciel ouvert se sont avérés dévastateurs. Les terres de pâturage ont été fragmentées et détruites, le trafic de camions lourds crée de la poussière, des déchets et des soucis pour la disponibilité de l’eau potable. Ces phénomènes rendent les zones rurales de plus en plus risquées pour la santé des troupeaux.

L’évaluation des dommages environnementaux

Un effort majeur a été entrepris pour évaluer les dégâts environnementaux causés par les activités minières, particulièrement dans les zones protégées par la loi sur l’industrie minière, adoptée en 2009. Cette loi, communément appelée « la loi au long nom », vise à protéger les sources d’eau et les forêts contre l’exploration et l’exploitation minière.

Les résultats de l’évaluation des dommages environnementaux ont montré que 45 000 hectares des 59 000 hectares de zones sous licence de mine incluses dans l’enquête sont situés dans les zones légalement protégées. Parmi les terres minées, 5 000 mille hectares ont été endommagés par l’extraction d’or, dont 4 800 mille hectares dans ces zones protégées. Ces chiffres montrent une vaste détérioration, avec des impacts significatifs sur l’eau de surface et les écosystèmes forestiers.

Les coûts de réhabilitation

Le coût total estimé de réhabilitation des zones endommagées est d’environ 85 milliards de tugriks. Ce montant inclut les coûts de réhabilitation technique et biologique, ainsi que la restauration des lits de rivière et la fermeture des mines. De plus, d’autres dépenses sont nécessaires pour la surveillance des réhabilitations.

Vers un futur durable

Alors que les perspectives économiques de la Mongolie dépendent largement de l’exploitation minière, il existe des alternatives viables et durables. Le développement d’un secteur du tourisme écologique et d’aventure pourrait diversifier l’économie mongole. Des politiques gouvernementales à long terme, visant à protéger le tourisme des effets négatifs de l’industrie minière, pourraient promouvoir cette diversification économique.

Les modèles de gestion localisés, tels que ceux utilisés par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) pour protéger les bassins fluviaux et les forêts, pourraient également jouer un rôle essentiel dans la protection de la faune et de la flore tout en responsabilisant les citoyens locaux. Par exemple, les nomades pourraient devenir des gestionnaires des terres, travaillant en interaction avec le gouvernement.

Les énergies renouvelables

La Mongolie bénéficie d’abondantes ressources naturelles, idéales pour l’énergie renouvelable. Le pays reçoit une forte luminosité solaire et possède un potentiel éolien estimé à 11 GW dans le Gobi. Investir dans ces énergies pourrait non seulement réduire la dépendance à l’égard de l’exploitation minière, mais aussi bénéficier à l’ensemble de l’Eurasie.

Il est crucial que la Mongolie adopte des politiques plus robustes pour protéger ses éleveurs nomades traditionnels et ses écosystèmes contre les impacts destructeurs de l’exploitation minière. Les entreprises minières doivent être tenues responsables des dommages environnementaux qu’elles causent et se conformer aux normes internationales en matière de réinstallation et de restauration des moyens de subsistance.

De plus, l’introduction de technologies modernes et respectueuses de l’environnement dans les activités minières, ainsi que la mise en œuvre efficace des actions de réhabilitation des terres endommagées, sont impératives pour minimiser les impacts négatifs. Enfin, l’exploration des alternatives économiques, comme le tourisme écologique et les énergies renouvelables, pourrait offrir un avenir plus durable pour la Mongolie.

En résumé, l’exploitation minière en Mongolie présente des défis environnementaux et sociaux majeurs. Cependant, avec des politiques appropriées et des investissements dans des secteurs durables, le pays peut équilibrer la croissance économique avec la protection de son patrimoine naturel et culturel unique.

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L’état des lieux de l’énergie verte en France https://www.jeunesverts.org//energie-verte-france/ Thu, 27 Jun 2019 02:39:22 +0000 https://www.jeunesverts.org//?p=833 Si l’on ne devait citer qu’un seul défi majeur en ce début de millénaire, ce

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Si l’on ne devait citer qu’un seul défi majeur en ce début de millénaire, ce serait sans doute celui de l’alternative aux énergies fossiles qui, en plus de leur raréfaction, menacent notre planète. Se passer de l’énergie est une utopie qui n’est pas prête de se réaliser. Produire de l’énergie sans compromettre notre environnement s’impose donc comme l’alternative la plus viable et la plus crédible. ENGIE vous en dit plus !

Ce qu’il faut savoir sur le concept d’énergie verte

Elle provient de sources n’ayant aucune incidence négative sur la santé ou sur l’environnement. De nombreux avantages font de l’énergie verte la seule option viable si l’on souhaite un jour en finir avec les énergies fossiles. Le monde dépend encore aujourd’hui du charbon, du pétrole et du gaz naturel pour satisfaire ses besoins en énergie. Les combustibles fossiles ne sont pas renouvelables dans la mesure où ils utilisent des ressources limitées qui finiront par s’épuiser, devenant trop coûteuses ou trop dommageables pour l’environnement. En revanche, les nombreux types de sources d’énergie renouvelables, comme l’énergie éolienne et l’énergie solaire, sont virtuellement inépuisables.

Énergie Verte - Éoliennes
Énergie Verte – Éoliennes

La plupart des énergies renouvelables proviennent directement ou indirectement du soleil. La lumière du soleil peut être directement utilisée pour chauffer et éclairer les habitations et les bâtiments, produire de l’électricité, chauffer l’eau ainsi qu’une batterie d’autres applications commerciales et industrielles. La chaleur du soleil alimente également les vents, dont l’énergie est captée par les éoliennes. Ensuite, les vents et la chaleur du soleil provoquent l’évaporation de l’eau. Lorsque cette vapeur d’eau se transforme en pluie ou en neige et s’écoule dans les rivières ou les ruisseaux, son énergie peut être captée par l’énergie hydroélectrique. Avec la pluie et la neige, la lumière du soleil fait pousser les plantes. La matière organique qui compose ces plantes est connue sous le nom de « biomasse ». Cette dernière peut être utilisée pour produire de l’électricité, des carburants de transport ou des produits chimiques. C’est ce que l’on appelle la bioénergie.

D’un autre côté, l’hydrogène se trouve dans de nombreux composés organiques, mais aussi dans l’eau. C’est l’élément le plus abondant sur Terre. Mais ce n’est pas un gaz naturel. Une fois séparé de l’élément auquel il s’est greffé, l’hydrogène peut être brûlé comme combustible ou transformé en électricité. Mais toutes les sources énergétiques renouvelables ne proviennent pas du soleil. L’énergie géothermique par exploite par exemple la chaleur interne de la Terre à diverses fins, notamment pour la production d’électricité, le chauffage et la climatisation des bâtiments. Et l’énergie des marées de l’océan provient de l’attraction gravitationnelle de la lune et du soleil sur la Terre. Passionnant, non ? En fait, l’énergie des océans provient de plusieurs sources. En plus de l’énergie marémotrice, l’énergie des vagues de l’océan est également utile dans ce sens. Le soleil réchauffe également la surface de l’océan plus que les profondeurs, créant un différentiel de température qui peut être utilisé comme source d’énergie. Toutes ces formes d’énergie marine peuvent être utilisées pour produire de l’électricité.

L’énergie verte en France et dans le monde : où en étions-nous et où en sommes-nous ?

Énergie Verte - Hydraulique
Énergie Verte – Hydraulique

La part des énergies renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie en France a progressé de près de 7 points entre de 2006 et 2016, passant de 9,3% en 2006 à 16% en 2016. Les énergies renouvelables constituent ainsi la quatrième source d’énergie primaire en 2016, derrière le nucléaire, les produits pétroliers et le gaz. Le bilan publié par le ministère avait fait le point sur les différentes énergies et leurs évolutions. Globalement, même si les pompes à chaleur, les biocarburants et l’éolien avaient beaucoup progressé depuis 20 ans, le bois « énergie » et l’hydraulique restaient prédominants, représentant à eux seuls près de 60% des énergies renouvelables.

La dynamique actuelle de l’énergie verte en France est relativement timide (mais encourageante) au vu des avantages à la clé. C’est plutôt son développement dans certains pays qui laisse penser qu’elles pourraient demain représenter notre principale source d’électricité en France. Une petite comparaison s’impose :

  • En France près de 75% de l’électricité provient du nucléaire. La part des énergies renouvelables progresse doucement et sûrement et atteint aujourd’hui les 18%, avec une certaine hégémonie de l’hydraulique ;
  • L’OCDE fait état d’une moyenne encourageante dans les pays occidentaux : 23% de l’électricité serait produite par l’énergie verte, 11% par le nucléaire, un peu moins de 23% par le gaz et un peu plus de 39% par du charbon.

Les objectifs fixés à l’horizon 2030 laissent à penser que l’on atteindra les 40% d’utilisation des énergies renouvelables pour la production électrique. Quoi qu’il en soit, les enjeux liés à l’utilisation des énergies renouvelables sont déjà portés par les Français qui en mesurent la juste valeur. Il suffit de voir le succès que rencontrent les acteurs de la filière comme ENGIE pour s’en convaincre !

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Le marché des machines industrielles d’occasion https://www.jeunesverts.org//le-marche-des-machines-industrielles-doccasion/ Mon, 07 Jan 2019 09:18:04 +0000 https://www.jeunesverts.org//?p=818 Sur jeunesverts.org, nous nous efforçons d’encourager les bonnes pratiques qui abondent dans le sens du

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Sur jeunesverts.org, nous nous efforçons d’encourager les bonnes pratiques qui abondent dans le sens du respect de l’environnement, notamment dans les secteurs fortement pollueurs comme l’industrie lourde.

Aujourd’hui, nous avons choisi de braquer les projecteurs sur la bonne santé du marché des machines industrielles d’occasion… une bonne santé qui nous réjouit, dans la mesure où l’allongement du cycle de vie de ces biens d’équipement se traduit logiquement par la baisse de la mise en rebut et, sur le long-terme, sur la régulation de la production de nouvelles machines industrielles et des process qui y sont liés (stockage, consommation de matières premières, transport des machines neuves, etc.). Pour toutes ces raisons, jeunesverts.org encourage l’acquisition de machines industrielles d’occasion !

Mais comment le faire en toute sérénité ? Comment assurer la rentabilité de cet investissement ? Comment expliquer le boom du marché des machines industrielles d’occasion ?

Le marché des machines industrielles d’occasion : le BtoB prend de l’ampleur

Le marché d’occasion n’est pas l’apanage du CtoC ou du BtoC. Bien que ces configurations soient à bien des égards les principaux moteurs de la revente des biens d’équipement, le BtoB est lui aussi très bien représenté, notamment grâce aux machines industrielles, agricoles et de construction. Comme l’achat-vente de particulier à particulier, le marché des machines industrielles d’occasion est porté par une conjoncture très favorable. En voici les principaux piliers :

  • Démocratisation de l’accès à internet et aux nouvelles technologies de l’information, y compris dans la ruralité et les zones industrielles ;
  • Nécessité de rationaliser ses dépenses d’investissement dans un contexte ultra-concurrentiel ;
  • Nécessité d’allonger le cycle de vie des biens d’équipements dans une logique environnementale et pour servir la politique RSE des entreprises industrielles, souvent pointées du doigt pour leurs efforts jugés « insuffisants » en faveur de l’environnement.

Ces trois facteurs font que le marché des machines industrielles d’occasion pèse aujourd’hui quelque 180 milliards d’euros (chiffre d’affaires mondial annuel) avec un peu plus de 50 000 revendeurs dans les quatre coins de la planète.

Les machines industrielles n’ont jamais autant changé de propriétaire, ce qui rend leur traçabilité encore plus primordiale pour l’acheteur averti, à la fois pour des questions de maintenance et de valorisation. D’ailleurs, l’UE s’est très tôt dotée d’un arsenal juridique pour sécuriser la circulation des biens d’équipement. Ainsi, le marquage CE (entré en vigueur dès 1993) fait office d’indicateur de conformité des machines industrielles aux législations de l’UE, permettant leur libre circulation au sein du marché européen.

Le système d’assurance qualité et le certificat de conformité complètent les normes de l’UE en ce sens.

Ces trois facteurs font que le marché des machines industrielles d’occasion pèse aujourd’hui quelque 180 milliards d’euros (chiffre d’affaires mondial annuel) avec un peu plus de 50 000 revendeurs dans les quatre coins de la planète. Les machines industrielles n’ont jamais autant changé de propriétaire, ce qui rend leur traçabilité encore plus primordiale pour l’acheteur averti, à la fois pour des questions de maintenance et de valorisation. D’ailleurs, l’UE s’est très tôt dotée d’un arsenal juridique pour sécuriser la circulation des biens d’équipement.

Ainsi, le marquage CE (entré en vigueur dès 1993) fait office d’indicateur de conformité des machines industrielles aux législations de l’UE, permettant leur libre circulation au sein du marché européen. Le système d’assurance qualité et le certificat de conformité complètent les normes de l’UE en ce sens.

Comment l’achat d’occasion aide la planète

Au-delà des avantages économiques qui en résultent, l’acquisition des machines industrielles sur le marché d’occasion se traduit par des avantages écologiques substantiels. Ainsi, l’utilisation d’équipements agricoles ou industriels de seconde ou troisième main contribue à la baisse sur le long-terme de la production de nouvelles machines, avec tout ce que cela implique dans le processus de fabrication :

  • Sur-stockage des machines et les consommations diverses qu’il implique ;
  • Abandons de machines industrielles qui peuvent encore servir ;
  • Surconsommation des matières premières ;
  • Transport massif des machines industrielles neuves, etc.

De même, l’achat d’occasion permet de prolonger la durée de vie des machines industrielles qui sont alors totalement, ou du moins très largement, amorties. Enfin, l’achat d’occasion permet de retarder la mise en déchet car le déchet le plus facile à éliminer est celui que l’on ne produit pas !

Mascus : pour vos besoins ne machines industrielles d’occasion

Mascus est une place de marché qui vous propose des centaines de milliers d’annonces classées pour vous aider à satisfaire vos besoins en machines industrielles d’occasion. Gain de temps, gain d’argent, transactions sécurisées… Mascus facilite la vie des professionnels de l’agriculture, de l’industrie, du transport, de la manutention, de la sylviculture, de l’exploitation des sols et de la construction qui peuvent ainsi acquérir des machines industrielles en bon état et au meilleur prix. Mascus, c’est le réflexe des industriels qui veulent acheter malin !

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La recherche révèle l’inversion des flux d’émissions en Chine https://www.jeunesverts.org//recherche-revele-linversion-flux-demissions-chine/ Thu, 01 Feb 2018 05:18:29 +0000 https://www.jeunesverts.org//?p=754 Le flux des émissions de carbone de la Chine s’est inversé selon de nouvelles recherches

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Le flux des émissions de carbone de la Chine s’est inversé selon de nouvelles recherches menées par des scientifiques de l’Université d’East Anglia. L’étude estime les répercussions sur le carbone des changements récents dans les modèles de développement économique et le rôle du pays dans le commerce international depuis la crise financière mondiale. Les chercheurs ont constaté que les flux d’émissions ont beaucoup changé dans le commerce intérieur et extérieur. Certaines régions économiquement moins développées telles que le sud-ouest et le nord-est de la Chine sont passées du statut d’exportateur net d’émissions à celui d’importateur net. Ceci est principalement dû à la croissance rapide de la consommation dans l’ouest de la Chine et aux changements dans la structure de production.

Les échanges Sud-Sud ne cessent de croître

En ce qui concerne le commerce extérieur, le rôle de la Chine dans les chaînes d’approvisionnement mondiales a également connu un changement structurel majeur. Les émissions représentées dans les exportations chinoises ont diminué de 2007 à 2012, principalement en raison de changements dans la structure de la production et des gains d’efficacité, tandis que les destinations de ses émissions à l’exportation se déplacent des pays développés vers les pays en développement. Par exemple, les émissions provenant des exportations vers l’Amérique du Nord et l’Europe occidentale ont diminué de 20 % et 16 % respectivement, tandis que celles des exportations vers l’Amérique latine et les Caraïbes ont augmenté de 33 %. Les auteurs appellent à accorder davantage d’attention aux émissions résultant de l’accroissement des échanges entre pays en développement, en grande partie en raison de l’évolution rapide du commerce Sud-Sud.

Des chercheurs des Ecoles de développement international et des sciences de l’environnement, ainsi que du Tyndall Centre for Climate Change Research de l’UEA ont participé à cette étude, en collaboration avec des collègues internationaux en Chine et aux États-Unis. Les résultats sont publiés aujourd’hui dans Nature Communications.

L’écart de développement entre les provinces chinoises

L’auteur principal, le Dr Zhifu Mi, a déclaré : « Les modèles d’émissions incarnés dans le commerce intérieur et extérieur de la Chine ont changé depuis la récession économique, mais les flux interrégionaux d’émissions de carbone en Chine et au niveau international à l’ère de la crise post-financière n’ont pas été analysés en profondeur. » Cette étude montre ces nouveaux modèles de flux de carbone en Chine et analyse les facteurs internes, ainsi que le nouveau rôle de la Chine dans le commerce mondial, comme en témoignent les flux d’émissions de carbone entre les pays. En Chine, de grandes quantités d’émissions de CO2 liées aux biens et services consommés dans les provinces côtières plus riches de l’est sont importées de provinces plus pauvres du centre et de l’ouest de la Chine. En 2012, environ 50 % des émissions de CO2 en Chine ont été émises lors de la production de biens et services qui ont finalement été consommés dans différentes provinces en Chine ou à l’étranger.

Le co-auteur de l’étude, le professeur Dabo Guan, a déclaré : « De grands déséquilibres dans les émissions de CO2 du commerce intérieur sont le reflet des écarts dans les niveaux de développement économique entre les provinces. » Les flux nets d’émissions des régions occidentales vers les régions orientales de la Chine pourraient encore diminuer en raison de la croissance économique, plus rapide dans les régions occidentales. « La Chine s’efforce d’équilibrer le développement économique entre les provinces et de réduire l’écart entre l’Est et l’Ouest. »

La Chine redirige ses exportations vers les pays du Sud

L’économie mondiale a été marquée par la lenteur de la croissance et du commerce depuis la crise financière. Cependant, pour la période 2010-2012, plus de la moitié des émissions d’exportation de la Chine provenait de la croissance du commerce extérieur vers les pays en développement. Auparavant, les exportations chinoises étaient fortement tributaires de la demande d’importations des économies développées, en particulier des marchés américains et européens. Les auteurs affirment que la trajectoire récente implique que les destinations des émissions étrangères de la Chine se déplaceraient davantage des pays développés vers les pays en développement en raison de son rôle changeant dans le commerce mondial.

Le volume croissant des échanges commerciaux de la Chine avec d’autres pays en développement contribue grandement au développement du commerce Sud-Sud. Elle a augmenté ses investissements dans les économies émergentes, par exemple en Afrique, et a encouragé le commerce avec les pays en développement. Par conséquent, les émissions provenant des exportations chinoises vers ces économies continueront d’augmenter. M. Guan a déclaré : « Au cours des dernières années, de nombreux chercheurs ont démontré que la comptabilité fondée sur la consommation doit être appliquée pour réaffecter les responsabilités de l’atténuation du changement climatique en raison des importants flux nets d’émissions des pays en développement vers les pays développés. La Chine a une contribution dominante à ces flux d’émissions nettes, mais ses exportations vers les pays développés ont diminué. »

Les politiques qui s’attaquent aux fuites de carbone entre pays développés et pays en développement sont moins pertinentes. L’externalisation des émissions de carbone est un problème mondial, non seulement entre les pays développés et les pays en développement, mais de plus en plus entre les pays en développement. Nous devons accorder plus d’attention aux transferts d’émissions de CO2 entre pays en développement en raison du développement rapide du commerce Sud-Sud.

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