Archives des Agriculture - Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos https://www.jeunesverts.org//category/agriculture/ Wed, 27 Aug 2025 01:26:35 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.0.10 La culture du chanvre en France : un moteur naturel pour la transition écologique https://www.jeunesverts.org//culture-chanvre-france-transition-ecologique/ Wed, 27 Aug 2025 01:11:59 +0000 https://www.jeunesverts.org//?p=1410 Imaginer le futur de nos campagnes et villes françaises, c’est parfois aussi simple que d’ouvrir

L’article La culture du chanvre en France : un moteur naturel pour la transition écologique est apparu en premier sur Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos.

]]>
Imaginer le futur de nos campagnes et villes françaises, c’est parfois aussi simple que d’ouvrir les volets sur une maison en chanvre ou d’admirer des jardins inspirés par la nature, à l’image de ceux qui rappellent l’esprit de Marcel Pagnol. Depuis quelques années, la culture du chanvre s’impose dans le débat sur la transition écologique. Derrière cette plante aux multiples usages, on découvre des atouts environnementaux impressionnants et un potentiel économique grandissant, que l’on explore aujourd’hui à travers ses impacts concrets en France.

Quels sont les atouts environnementaux du chanvre ?

Dès la première visite d’une exploitation dédiée à la culture du chanvre, la différence saute aux yeux face à d’autres filières agricoles. Cette plante pousse rapidement, sans exiger beaucoup d’eau ni la moindre dose massive d’engrais et pesticides, séduisant ainsi les agriculteurs souhaitant s’engager dans une démarche de durabilité.

En explorant une exposition sur l’écologie ou lors d’un détour par la cité des sciences, le chanvre se présente souvent comme un modèle de résilience agricole face à la crise climatique. Il s’adapte à différents sols, améliore la structure de la terre grâce à ses racines profondes et enrichit durablement les parcelles pour les cultures suivantes.

Une faible consommation d’eau et d’intrants

Par rapport à d’autres ressources végétales, la culture du chanvre demande peu d’irrigation. Même en période de sécheresse, cette plante affiche une remarquable faible consommation d’eau, permettant d’économiser chaque saison d’importantes quantités d’eau. Mieux encore, elle prospère sans engrais chimiques, réduisant significativement les pollutions des nappes phréatiques.

Grâce à cet usage raisonné de l’eau et à l’absence d’engrais et pesticides, la biodiversité locale est préservée. Quand il s’agit de protéger la faune et la flore, le rôle du chanvre devient évident parmi les solutions écologiques accessibles au monde agricole français.

L’assainissement et la restauration des sols

Les systèmes racinaires du chanvre décompactent et régénèrent les terres appauvries par les anciennes pratiques intensives. Facile à intégrer dans une rotation, il casse les cycles de maladies et parasites, contribuant à la restauration naturelle des sols.

De nombreuses exploitations en permaculture choisissent déjà cette plante pour améliorer leurs rendements globaux. Lors d’une visite à la ferme en permaculture, on constate l’incroyable vitalité apportée par le chanvre à l’écosystème local et sa contribution à une gestion plus durable des terres.

Comment le chanvre s’intègre-t-il dans la transition écologique en France ?

Le dossier du chanvre dépasse largement les considérations environnementales. Il apporte une réponse concrète aux défis de la transition écologique, notamment dans l’éco-construction et le développement de nouvelles filières locales. Par ses nombreuses applications, il incarne un matériau responsable et innovant, à l’image de ce que propose https://www.chanvreetcbddefrance.fr/.

Visiter une maison conçue en panneaux de chanvre change radicalement la perception des matériaux classiques. Respirabilité, isolation thermique, réduction de l’empreinte carbone : ces bâtiments illustrent parfaitement l’économie circulaire et prouvent que la durabilité n’est pas qu’un concept abstrait.

Le secteur de l’éco-construction et l’usage du chanvre

Parmi les domaines où le chanvre suscite le plus d’intérêt figure l’éco-construction. Les fibres et chènevottes servent à fabriquer des bétons et mortiers biosourcés, capables de stocker du CO2 tout en garantissant confort et performance énergétique.

Dans plusieurs villages français, des programmes publics encouragent la construction de maisons collectives utilisant ces techniques novatrices. Ce choix renforce la résilience agricole des territoires car la majorité du chanvre provient de cultures locales, créant ainsi des emplois et valorisant le savoir-faire rural traditionnel.

L’évolution des pratiques agricoles et l’implication des agriculteurs

La montée en puissance de la culture du chanvre témoigne de la volonté des agriculteurs de diversifier leurs modèles économiques. Intégrant le mouvement global de la transition écologique, ils abandonnent peu à peu les monocultures épuisantes au profit de rotations incluant le chanvre, synonyme de stabilité financière et de bénéfices environnementaux.

Après une immersion dans un parc naturel national ou une balade à la bambouseraie, on observe combien la diversité végétale enrichit le paysage rural. Le chanvre y occupe désormais une place de choix, devenant même une fierté pour de nombreux exploitants soucieux des attentes sociétales actuelles.

Quel est le potentiel économique et social du chanvre en France ?

Au-delà de son impact environnemental, le potentiel économique du chanvre mérite toute notre attention. Son essor favorise la diversification des filières, de l’agriculture biologique au textile, en passant par l’isolation industrielle. Cette polyvalence offre un nouveau souffle aux acteurs ruraux confrontés à l’évolution des marchés.

Le développement d’une filière solide attire également de jeunes talents. À mesure que l’on découvre les métiers associés lors d’expositions sur l’écologie, toute une génération d’étudiants imagine des débouchés professionnels porteurs de sens, centrés sur l’économie verte et la durabilité.

  • Création d’emplois locaux dans les champs, ateliers de transformation et le BTP
  • Soutien à la souveraineté alimentaire et industrielle française
  • Valorisation des territoires ruraux éloignés des pôles urbains
  • Innovation continue dans la recherche d’applications biosourcées

La relance de la culture du chanvre s’accompagne d’investissements publics et privés visant à structurer la filière, promouvoir la formation professionnelle et stimuler l’innovation technique. Un processus qui motive entrepreneurs et agriculteurs à allier production culturelle, respect de l’environnement et retombées économiques directes.

L’intérêt croissant des consommateurs pour une alimentation saine et des constructions durables amplifie ce phénomène. De la graine comestible aux huiles riches en oméga-3, le chanvre investit également la cuisine et l’industrie cosmétique, preuve de sa capacité à rebondir sur différents marchés.

Explorer les initiatives inspirantes autour du chanvre en France

Découvrir de près les réussites et projets pilotes liés à la culture du chanvre relève parfois d’un véritable voyage initiatique. Une journée consacrée à la découverte d’une maison en chanvre, suivie de l’exploration d’une exposition sur l’écologie ou d’une flânerie dans un jardin réputé, permet de mesurer toute la richesse de ces démarches engagées.

L’expérience immersive, entre patrimoine bâti et innovation agricole, met en lumière l’urgence de replacer le vivant au centre de la transition écologique. Pour celles et ceux ayant visité une ferme expérimentale ou admiré la diversité d’une bambouseraie, la complémentarité entre agriculture, culture et éducation devient évidente.

Des événements et visites ouvertes au public

Chaque année, les rendez-vous consacrés au chanvre se multiplient. Organisés par des associations engagées ou dans des lieux emblématiques, ils proposent débats, ateliers pratiques et rencontres avec des passionnés de filières durables. Beaucoup profitent de ces occasions pour tester des matériaux biosourcés ou goûter aux produits alimentaires issus du chanvre.

Ainsi, en passant de la cité des sciences aux jardins historiques, puis par les salles d’exposition d’un parc naturel national, petits et grands repartent avec une vision élargie de l’avenir dessiné par les pionniers de la résilience agricole française.

L’influence grandissante sur l’éducation et la sensibilisation

L’intégration du chanvre dans des espaces dédiés à la transmission dynamise la pédagogie autour de la transition écologique. Entre animations scolaires et stages thématiques, les participants contribuent activement à bâtir un avenir fondé sur l’harmonie entre progrès et sauvegarde du vivant.

De plus en plus d’initiatives publiques vont dans ce sens, offrant des parcours éducatifs immersifs et proposant d’aborder la culture du chanvre sous divers angles : agronomie, écoconstruction ou artisanat végétal. Ces approches variées invitent à repenser la relation entre l’humain, la terre et la responsabilité collective.

L’article La culture du chanvre en France : un moteur naturel pour la transition écologique est apparu en premier sur Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos.

]]>
Les effets, bons et mauvais, de la production d’huile de palme indonésienne sur l’environnement https://www.jeunesverts.org//la-production-dhuile-de-palme-indonesienne-sur-lenvironnement/ Thu, 15 Dec 2022 08:54:07 +0000 https://www.jeunesverts.org//?p=1088 L’exploitation intensive de l’huile de palme dans le pays ne présente pas que des avantages

L’article Les effets, bons et mauvais, de la production d’huile de palme indonésienne sur l’environnement est apparu en premier sur Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos.

]]>
L’exploitation intensive de l’huile de palme dans le pays ne présente pas que des avantages financiers. En effet, elle a également des effets moins souhaités sur l’homme et l’environnement. Le lien entre la production d’huile de palme et l’écologie est abordé ici.

La production d’huile de palme

L’Indonésie, l’un des principaux producteurs mondiaux d’huile de palme, est l’un des segments du marché qui connaît la plus forte croissance. De grandes entreprises indonésiennes s’y développent en s’appuyant sur l’agriculture et les exportations, ce qui entraîne une déforestation qui est à l’origine du réchauffement climatique. Si ce n’est que la chaleur intense qui a été enregistrée dans la région pendant la saison sèche, cela n’a rien à voir avec ces flammes. Ce sont plutôt des antécédents criminels. Sachez que le défrichement par brûlis coûte moins cher que le défrichement systématique, ce qui permet de dégager la forêt pour la croissance d’autres cultures. C’est sur l’île indonésienne de Sumatra que le marché de l’huile de palme, dont l’archipel asiatique est le premier producteur mondial, est le plus dynamique. Ces dernières années, l’Europe a acquis une réputation particulièrement mauvaise pour cette huile, qui provient de la pulpe du fruit du palmier. Il est critiqué pour ses effets négatifs sur l’environnement ainsi que pour sa nocivité pour la santé en raison de sa teneur élevée en acides gras saturés, connus pour nuire au système cardiovasculaire.

Compte tenu des lieux et des belles et agréables plages à visiter, l’Indonésie reste une destination de voyage recommandée malgré l’impact négatif de l’extraction de l’huile de palme sur l’environnement. Pour que votre voyage se déroule à merveille, l’aide d’une agence de voyage est suggérée, et vous pourrez en trouver ici: https://www.voyageindonesie.com.

L’effet de la fabrication de l’huile de palme sur la biodiversité

L’une des huiles végétales les plus populaires est l’huile de palme, ce qui est principalement dû à la viabilité économique de la production de palmiers à huile. Mais les plantations de palmiers à huile ont considérablement réduit la couverture forestière dans de nombreux endroits tropicaux, surtout en Indonésie. Il ne fait aucun doute que la destruction des forêts tropicales d’Indonésie est un problème important. Elle a un large éventail d’effets, non seulement sur l’environnement, mais aussi, sur la société et l’économie. Il y a tout d’abord un grave problème écologique avec la déforestation du territoire indonésien, qui se produit depuis une trentaine d’années, soit depuis la généralisation de la production d’huile de palme. De nombreux spécialistes soulignent l’importance de cette pratique dans la production de gaz à effet de serre, sans compter les nombreux hectares de forêt détruits et les nombreuses espèces animales menacées par la déforestation. L’économie indonésienne est également fortement touchée par la déforestation, qui est intimement liée à l’extraction du palmier à huile.

Cependant, renoncer à l’huile de palme n’est peut-être pas la meilleure option pour avoir un impact bénéfique net sur la biodiversité, étant donné la demande croissante d’huiles végétales et le fait que le palmier à huile produit beaucoup plus d’huile que les autres cultures oléagineuses pour la même surface plantée. Il est évident que d’autres types de cultures affectent aussi la biodiversité de manière importante. Les principales causes de cette dégradation sont les industries de l’huile de palme et de la pâte à papier. Entre 1995 et 2015, l’industrie de l’huile de palme en Indonésie aurait détruit 2,3 millions d’hectares de forêt, dont 585 000 hectares ont été défrichés entre 2010 et 2015. Entre 2016 et 2017, l’Indonésie a laissé s’échapper 3 millions d’hectares de forêts naturelles supplémentaires.

L’article Les effets, bons et mauvais, de la production d’huile de palme indonésienne sur l’environnement est apparu en premier sur Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos.

]]>
Humusation – Le compost humain : lubie loufoque de compostage ou opportunité écologique ? https://www.jeunesverts.org//le-compost-humain-lubie-loufoque-ou-opportunite-ecologique/ Mon, 07 Oct 2019 06:03:43 +0000 https://www.jeunesverts.org//?p=870 On peut désormais être transformé en engrais après sa mort et cela s’appelle le compostage

L’article Humusation – Le compost humain : lubie loufoque de compostage ou opportunité écologique ? est apparu en premier sur Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos.

]]>
On peut désormais être transformé en engrais après sa mort et cela s’appelle le compostage humain ou l’humusation. Loin de toute considération religieuse ou morale, une loi américaine proposée par les habitants de Washington va permettre aux citoyens de choisir d’être transformés en engrais humains après leur mort pour économiser près de 1 000 kilos de carbone. Le compost humain… lubie loufoque de compostage ou réelle opportunité écologique ?

La transformation en compost humain après la mort pour épargner 1 000 kg de carbone à la planète

Bientôt, les habitants de la capitale des Etats-Unis d’Amérique pourront rester écolo même après leur mort. Après la cérémonie solennelle et l’envoi des cartes de remerciement à ceux qui ont partagé la douleur des proches (à faire ici par exemple https://www.cieleden.com/3896-carte-deces/), le corps sera recouvert de copeaux de bois, de luzerne et de paille pour accélérer sa décomposition naturelle. Âmes sensibles, gardez-vous bien de lire la suite… même s’il ne s’agit là que d’une description factuelle d’un processus naturel. Les bactéries qui évolueront ainsi en milieu peu hostile libéreront leurs enzymes pour décomposer les tissus et les molécules riches en azote et en carbone. La température du cadavre humain pourra atteindre les 60° C pendant ce processus. Après environ un mois, le corps sera transformé en environ 1 m3 de compost humain, avec un intérêt environnemental certain. Il faut en effet savoir que l’incinération classique d’un corps libère en moyenne autour de 1 000 kg de carbone. Les familles pourront par la suite récupérer un pot de terreau pour se recueillir ou alimenter un jardin familial.

Pour mettre au point sa méthode de transformation des cadavres humains en compost écologique, la société américaine Recompose dit s’être inspirée des techniques d’agriculture qui consistent à transformer les cadavres des animaux d’élevage en compost. Cette « innovation » intervient dans un contexte où la recherche, notamment dans les laboratoires nord-américains, s’intéressent au corps humain dans une optique écologique. On débat également de l’éventuel intérêt de l’urine humaine pour la fabrication de certains engrais, par exemple. Rappelons qu’en France, seules les crémations et les inhumations sont aujourd’hui légales.

La place des cadavres et corps humains est-elle dans un musée ou propice à l’humusation ?

A la fin des années 1970, Gunther von Hagens, un docteur quelque peu controversé, mettait au point une technique de préservation du cadavre humain : la plastination. Il s’agissait de remplacer l’eau des tissus humains par du silicone pour figer le corps et préserver l’élasticité de la peau sur plusieurs décennies. Mais la place du cadavre humain est-elle dans un musée ? La réponse à cette question peut être motivée par la religion ou la morale, qui restent des composantes individuelles que l’on ne dicte pas à tout un chacun. Mais la réponse à cette question peut désormais reposer sur une composante objective : le bilan carbone du corps humain après la mort (que l’on peut optimiser par le compost humain, donc), mais aussi le rôle du cadavre dans la nature. Qu’apporte-t-il au sol et aux êtres vivants ? Les bactéries ne sont pas les seules à attaquer le cadavre humain. Dès les premières heures suivant la mort, les mouches détectent une forte odeur qui les attire. Elles pondent leurs œufs dans les orifices naturels et leurs larves éclosent quelques jours plus tard. Le cadavre est colonisé par huit « escouades » d’insectes selon des observations du vétérinaire français Jean-Pierre Mégnin (1894).

D’ailleurs, l’embaumement cher à certains scientifiques n’est qu’un sursis pour le corps, dans la mesure où le remplacement des liquides corporels par du silicone n’est pas en mesure d’arrêter la décomposition naturelle du cadavre humain. En fin de compte, et c’est peut-être terrible de le dire, seuls les dents et le squelette survivent au temps. Et c’est peut-être mieux ainsi. Même s’ils peuvent rester plus ou moins solides pendant un demi-siècle, les os finissent par se fragiliser puis par casser. La crémation et le compost humain ne sont donc que deux moyens pour arriver à la même fin… à la différence près que la seconde méthode épargne à la nature quelque 1 000 kg de carbone par cadavre.

L’article Humusation – Le compost humain : lubie loufoque de compostage ou opportunité écologique ? est apparu en premier sur Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos.

]]>
La motoculture de plaisance rime-t-elle forcément avec pollution ? https://www.jeunesverts.org//empreinte-carbone-motobineuse-electrique/ Mon, 07 Oct 2019 05:59:11 +0000 https://www.jeunesverts.org//?p=867 Le terme « motoculture » fait référence à l’ensemble des techniques utilisées pour la culture de la

L’article La motoculture de plaisance rime-t-elle forcément avec pollution ? est apparu en premier sur Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos.

]]>
Le terme « motoculture » fait référence à l’ensemble des techniques utilisées pour la culture de la terre à l’aide d’engins motorisés. Les avantages de la motorisation sont évidents : de meilleurs résultats en moins de temps et moins d’efforts. Mais à l’heure où le respect de l’environnement est sur toutes les lèvres, la motoculture rime-t-elle forcément avec pollution ?

La notion de « motoculture de plaisance »

La motoculture de plaisance désigne l’ensemble des techniques, des travaux et des machines mobilisés pour travailler les espaces verts dans un objectif esthétique. La France affiche une belle tradition en la matière, puisqu’un adulte sur trois est jardinier amateur, pour un total de plus de 17 millions de personnes. La motoculture de plaisance ne concerne, par essence, que les parcelles de terrain d’une certaine superficie. Pour les petites terrasses et les petits jardins, la binette, le sécateur et les autres outils manuels peuvent faire l’affaire. Le seuil de superficie verte qui nécessitera un engin motorisé dépend de la forme physique, du temps et des conditions météorologiques de chacun. Une parcelle verte de quelques dizaines de m² peut être aisément travaillée avec des outils manuels par météo clémente. Mais en période de canicule ou dans les régions qui connaissent des chaleurs élevées dans l’après-midi, un engin motorisé peut vite devenir indispensable.

La motoculture repose donc sur des machines autotractées qui réalisent les travaux de labour, d’entretien, d’émiettage, d’ameublement et d’aération du sol pour le préparer à la plantation et maximiser les chances d’obtenir de belles pousses ou améliorer l’aspect esthétique du paysage. Les matériels de motoculture les plus connus sont les tondeuses, les débroussailleuses, les pompes à eau, les motoculteurs et les motobineuses.

La motobineuse : les avantages de la motoculture, la pollution en moins

Avant d’investir dans un matériel de motoculture, il faut bien comprendre son besoin. Il faut déjà se demander si le travail que l’on souhaite réaliser n’est pas faisable avec des outils manuels. Ainsi, un engin de motoculture se justifie si :

  • La superficie du sol à travailler dépasse les 80 m² ;
  • Vous n’avez pas le temps de travailler la terre manuellement ;
  • Vous vivez dans une région chaude qui rend le travail de la terre dangereux pour la santé ;
  • Vous êtes une personne à risque (sénior, maladie respiratoire ou cutanée ou toute autre pathologie qui rend l’exposition au soleil dangereuse pour votre santé).

Au-delà de ces raisons, le recours à un engin de motoculture peut aisément se justifier par l’efficacité du travail réalisé. Prenons l’exemple de la motobineuse. Cet engin destiné aux petits travaux de jardinage sera votre meilleur allié pour rendre le sol de votre jardin particulièrement fertile. Elle permet d’enlever les mauvaises herbes, d’ameublir le sol avec une belle profondeur, d’entretenir des plates-bandes ou de préparer le sol à la culture de légumes dans un petit potager. La motobineuse est également utile pour bien mélanger les engrais verts et le compost à la terre. Mais comment choisir une motobineuse ?

Quels sont les critères de choix d’une motobineuse ?

Avant de détailler les différents éléments qui vous aideront à choisir votre motobineuse, il faut savoir qu’au-delà de 700 à 800 m² de terres à travailler, il vaut mieux opter pour un motoculteur. Cet engin est plus puissant et mieux équipé pour les grandes surfaces vertes. Si vous souhaitez travailler une petite parcelle, optez pour une motobineuse dotée des caractéristiques suivantes :

  • La motobineuse électrique (par opposition à la motobineuse thermique) affiche une empreinte carbone réduite et raisonnable ;
  • Plus le nombre de fraises est élevé, plus votre motobineuse sera efficace. Si votre sol ne présente pas de difficultés particulières (sol plat et non rocailleux), vous pouvez vous contenter d’un jeu de fraises réduit (2 par exemple) ;
  • Pour des travaux de jardinage classiques, une motobineuse avec 3 CV fera largement l’affaire ;
  • Le prix moyen d’une motobineuse électrique est d’environ 120 €. L’entrée de gamme commence à 60 €, sans les accessoires.

L’article La motoculture de plaisance rime-t-elle forcément avec pollution ? est apparu en premier sur Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos.

]]>
Le marché des machines industrielles d’occasion https://www.jeunesverts.org//le-marche-des-machines-industrielles-doccasion/ Mon, 07 Jan 2019 09:18:04 +0000 https://www.jeunesverts.org//?p=818 Sur jeunesverts.org, nous nous efforçons d’encourager les bonnes pratiques qui abondent dans le sens du

L’article Le marché des machines industrielles d’occasion est apparu en premier sur Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos.

]]>
Sur jeunesverts.org, nous nous efforçons d’encourager les bonnes pratiques qui abondent dans le sens du respect de l’environnement, notamment dans les secteurs fortement pollueurs comme l’industrie lourde.

Aujourd’hui, nous avons choisi de braquer les projecteurs sur la bonne santé du marché des machines industrielles d’occasion… une bonne santé qui nous réjouit, dans la mesure où l’allongement du cycle de vie de ces biens d’équipement se traduit logiquement par la baisse de la mise en rebut et, sur le long-terme, sur la régulation de la production de nouvelles machines industrielles et des process qui y sont liés (stockage, consommation de matières premières, transport des machines neuves, etc.). Pour toutes ces raisons, jeunesverts.org encourage l’acquisition de machines industrielles d’occasion !

Mais comment le faire en toute sérénité ? Comment assurer la rentabilité de cet investissement ? Comment expliquer le boom du marché des machines industrielles d’occasion ?

Le marché des machines industrielles d’occasion : le BtoB prend de l’ampleur

Le marché d’occasion n’est pas l’apanage du CtoC ou du BtoC. Bien que ces configurations soient à bien des égards les principaux moteurs de la revente des biens d’équipement, le BtoB est lui aussi très bien représenté, notamment grâce aux machines industrielles, agricoles et de construction. Comme l’achat-vente de particulier à particulier, le marché des machines industrielles d’occasion est porté par une conjoncture très favorable. En voici les principaux piliers :

  • Démocratisation de l’accès à internet et aux nouvelles technologies de l’information, y compris dans la ruralité et les zones industrielles ;
  • Nécessité de rationaliser ses dépenses d’investissement dans un contexte ultra-concurrentiel ;
  • Nécessité d’allonger le cycle de vie des biens d’équipements dans une logique environnementale et pour servir la politique RSE des entreprises industrielles, souvent pointées du doigt pour leurs efforts jugés « insuffisants » en faveur de l’environnement.

Ces trois facteurs font que le marché des machines industrielles d’occasion pèse aujourd’hui quelque 180 milliards d’euros (chiffre d’affaires mondial annuel) avec un peu plus de 50 000 revendeurs dans les quatre coins de la planète.

Les machines industrielles n’ont jamais autant changé de propriétaire, ce qui rend leur traçabilité encore plus primordiale pour l’acheteur averti, à la fois pour des questions de maintenance et de valorisation. D’ailleurs, l’UE s’est très tôt dotée d’un arsenal juridique pour sécuriser la circulation des biens d’équipement. Ainsi, le marquage CE (entré en vigueur dès 1993) fait office d’indicateur de conformité des machines industrielles aux législations de l’UE, permettant leur libre circulation au sein du marché européen.

Le système d’assurance qualité et le certificat de conformité complètent les normes de l’UE en ce sens.

Ces trois facteurs font que le marché des machines industrielles d’occasion pèse aujourd’hui quelque 180 milliards d’euros (chiffre d’affaires mondial annuel) avec un peu plus de 50 000 revendeurs dans les quatre coins de la planète. Les machines industrielles n’ont jamais autant changé de propriétaire, ce qui rend leur traçabilité encore plus primordiale pour l’acheteur averti, à la fois pour des questions de maintenance et de valorisation. D’ailleurs, l’UE s’est très tôt dotée d’un arsenal juridique pour sécuriser la circulation des biens d’équipement.

Ainsi, le marquage CE (entré en vigueur dès 1993) fait office d’indicateur de conformité des machines industrielles aux législations de l’UE, permettant leur libre circulation au sein du marché européen. Le système d’assurance qualité et le certificat de conformité complètent les normes de l’UE en ce sens.

Comment l’achat d’occasion aide la planète

Au-delà des avantages économiques qui en résultent, l’acquisition des machines industrielles sur le marché d’occasion se traduit par des avantages écologiques substantiels. Ainsi, l’utilisation d’équipements agricoles ou industriels de seconde ou troisième main contribue à la baisse sur le long-terme de la production de nouvelles machines, avec tout ce que cela implique dans le processus de fabrication :

  • Sur-stockage des machines et les consommations diverses qu’il implique ;
  • Abandons de machines industrielles qui peuvent encore servir ;
  • Surconsommation des matières premières ;
  • Transport massif des machines industrielles neuves, etc.

De même, l’achat d’occasion permet de prolonger la durée de vie des machines industrielles qui sont alors totalement, ou du moins très largement, amorties. Enfin, l’achat d’occasion permet de retarder la mise en déchet car le déchet le plus facile à éliminer est celui que l’on ne produit pas !

Mascus : pour vos besoins ne machines industrielles d’occasion

Mascus est une place de marché qui vous propose des centaines de milliers d’annonces classées pour vous aider à satisfaire vos besoins en machines industrielles d’occasion. Gain de temps, gain d’argent, transactions sécurisées… Mascus facilite la vie des professionnels de l’agriculture, de l’industrie, du transport, de la manutention, de la sylviculture, de l’exploitation des sols et de la construction qui peuvent ainsi acquérir des machines industrielles en bon état et au meilleur prix. Mascus, c’est le réflexe des industriels qui veulent acheter malin !

L’article Le marché des machines industrielles d’occasion est apparu en premier sur Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos.

]]>
Le radicalisme dans l’écologie perce à la COP https://www.jeunesverts.org//radicalisme-lecologie-a-perce-a-cop/ Tue, 30 Jan 2018 05:21:26 +0000 https://www.jeunesverts.org//?p=757 L’agroécologie, les régimes alimentaires à base de plantes et les critiques cinglantes de REDD+ ont

L’article Le radicalisme dans l’écologie perce à la COP est apparu en premier sur Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos.

]]>
L’agroécologie, les régimes alimentaires à base de plantes et les critiques cinglantes de REDD+ ont marqué les négociations climatiques de cette année. La promotion de l’agroécologie et de l’agriculture biologique, ainsi que la remise en question de l’agriculture animale céréalière, occupent une place de plus en plus importante dans les discussions internationales sur le climat. La foresterie a toujours occupé une place prépondérante, mais la discussion sur la manière de protéger ces précieuses ressources va dans le même sens positif que la discussion sur l’agriculture et l’alimentation après les échecs des approches « business as usual ».

L’agriculture animale

Cette table ronde a été dirigée par le ministre hongrois de l’Agriculture, Sandor Fazekas, qui a chanté les louanges du récent colloque sur l’agroécologie pour l’Europe et l’Asie centrale qui s’est tenu dans son pays. Ses compatriotes de France, de Tunisie, du Brésil, du Burkina-Faso et le Sous-Directeur général de la FAO ont également pris la parole lors de l’événement qui a été conclu par le ministre polonais de l’environnement, représentant cet État en tant que président de la COP24. Les retombées négatives de l’élevage intensif ont également été discutées.

Sécurité alimentaire

Cela est allé de la destruction des forêts du Paraguay pour le soja (moins connue que celle de l’Amazonie argentine, mais aussi importante en matière d’environnement et de droits de l’homme), jusqu’aux défis de la réduction de la consommation de viande en Chine, où l’excitation suscitée par un appel à réduire de moitié la pratique n’ a pas encore été suivie d’action.

Il faut promouvoir la compréhension que le sol est le fondement de notre survie sur cette planète, et qu’il valorise la nature d’une manière exceptionnelle. Et c’est la seule façon d’aborder la question de la sécurité alimentaire qui reste cruciale pour la réalisation des objectifs de développement durable.

La vie en forêt

La philosophie de cette approche a été développée par les Boliviens qui sont aussi les plus critiques du programme REDD+ (Réduire les émissions dues au déboisement et à la dégradation des forêts), qui permet aux pollueurs, généralement dans le Nord, d’ « acheter » la protection des forêts dans les États plus pauvres. Ils ont élaboré leur propre plan alternatif de protection des forêts, connu sous le nom de Mécanisme commun. Ils étaient loin d’être les seuls à critiquer le REDD+. Un représentant indonésien a conclu que ce programme et d’autres solutions basées sur le marché « ne pouvaient pas être recommandées ». Les plans de compensation de l’aviation ont fait l’objet de critiques particulièrement vives.

Les Boliviens estiment que REDD+ limite ce que les populations locales peuvent faire avec les forêts, alors que leurs approches veulent le contraire : renforcer leurs droits et les considérer comme des parties essentielles de la vie forestière. Avec REDD+, les fonctions écosystémiques sont mal interprétées.

Savane naturelle

Ils mettent l’accent sur ce que la forêt peut faire : sa puissance, mais aussi son besoin non pas d’argent, mais de soins, de ressources et d’information. Il s’agit à leurs yeux d’un sujet économique et non d’un objet économique. Ils estiment que l’on peut obtenir plus de nourriture durable d’une forêt saine que d’une forêt dégradée ou d’une forêt complètement détruite. Cela reflète les approches agroécologiques et biologiques de l’agriculture. Ils sont également en phase avec l’approche de la permaculture. L’IFOAM, l’organisation internationale pour l’agriculture biologique, a déclaré qu’elle attendait « l’intensification des processus biologiques et une réduction importante de l’intensité des intrants externes ». Lors de la réunion de haut niveau, un agriculteur bio français a déclaré : « Je peux remplacer mon travail mécanique par le travail des plantes. » La nature a des choses à nous apprendre. Ainsi, un universitaire a noté qu’au Sahel, la savane naturelle produit cinq à dix fois plus de biomasse que les agriculteurs, principalement parce que sa nature dense et stratifiée aide à réduire la perte d’eau. « C’est quelque chose que nous devons apprendre et copier. »

Une autre planète

Martin Frick de la CCNUCC, lors d’une autre session, a reconnu la nécessité du changement: « Nous parlons de durabilité depuis 1986. Nous devons passer à la restauration des sols, des forêts et des coraux. Il ne s’agit pas de solutions de haute technologie, ni de sottises de géo-ingénierie, mais de retrousser nos manches et de faire des choses. » Il a également insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas de la nature en tant qu’entité distincte des gens, mais que les gens font partie de la nature et ont besoin de soins. « Les gens qui travaillent sur la terre sont des intendants. Nous devons restaurer leur dignité et leur gagne-pain. »

Il y a eu, dans les parties plus conventionnelles de la COP, beaucoup de discussions sur l’utilisation des terres comme moyens de créer des réserves de carbone, des compensations pour la croissance continue et planifiée de l’aviation et du transport maritime, ou d’autres pratiques polluantes, largement développées dans le monde.

Protéger la nature

Le recours à la « compensation », selon la terminologie de l’Accord de Paris, est de plus en plus contesté, à juste titre. Un représentant de la brillante Via Campesina a déclaré : « Ne considérez pas les agriculteurs comme des plombiers qui drainent les déchets des multinationales polluant la planète. »

Et c’est une bonne nouvelle, parce que l’approche du statu quo, une vision cartésienne des animaux et de la nature en général, est clairement l’un de nos problèmes fondamentaux. Il en est de même pour l’idée qui stipule que nous pouvons continuer à polluer et trouver des compromis.

Nous devons à la fois réduire les émissions et protéger la nature. Il n’y a pas d’alternative.

L’article Le radicalisme dans l’écologie perce à la COP est apparu en premier sur Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos.

]]>
Protéger la forêt tropicale, c’est protéger la faune menacée https://www.jeunesverts.org//proteger-foret-tropicale-cest-proteger-faune-menacee/ Sat, 27 Jan 2018 05:54:36 +0000 https://www.jeunesverts.org//?p=760 Les efforts de conservation axés sur la protection des forêts à l’aide de politiques fondées

L’article Protéger la forêt tropicale, c’est protéger la faune menacée est apparu en premier sur Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos.

]]>
Les efforts de conservation axés sur la protection des forêts à l’aide de politiques fondées sur le carbone profitent également à la diversité des mammifères, ont conclu de nouvelles recherches publiées dans le Journal of Applied Ecology.

L’ONU aux avant-postes

Pour aider à atténuer les effets du changement climatique, des politiques ont été élaborées dans le monde entier pour réduire les émissions de gaz à effet de serre en évitant la déforestation (notamment par la culture de palmiers à huile dans certains pays tropicaux). Une grande partie de cette déforestation est causée par l’agriculture à grande échelle et les industries extractives dans les pays tropicaux en développement. Le cadre REDD+ (Réduction des émissions dues au déboisement et à la dégradation des forêts) de l’ONU et, plus récemment, l’approche HCS (High Carbon Stock) visent à identifier et à conserver les zones forestières qui conservent une grande quantité de carbone. Ces dernières seraient autrement libérées dans l’atmosphère en cas d’abattage.

L’expérience du Durell Institute

Les grandes entreprises agricoles, telles que celles qui cultivent le palmier à huile, utilisent maintenant ces mécanismes de carbone dans le cadre des engagements mondiaux en faveur d’une « déforestation zéro ». Par le passé, on a supposé que la protection des forêts pour empêcher le dégagement de carbone était également bénéfique pour la biodiversité dans la région. Cependant, les études qui se sont intéressées à la question se sont révélées peu concluantes. Pour s’attaquer à cette hypothèse, une équipe de chercheurs du Durrell Institute of Conservation and Ecology (DICE) de l’Université du Kent a entrepris des études fauniques dans les forêts de Bornéo, dans une zone en cours de reconversion en palmier à huile. Le chercheur principal, Nicolas Deere, a rassemblé un ensemble complet de données sur les mammifères et les a combinées à des images satellitaires à haute résolution pour montrer que les zones désignées pour la protection dans le cadre des politiques sur le carbone comptaient des espèces de mammifères menacées.

Synthèse des résultats

L’étude a confirmé que les cartes du carbone disponibles à l’échelle mondiale ne montraient aucune corrélation entre le carbone et la biodiversité. Cependant, lorsque des cartes à haute résolution ont été utilisées pour cartographier les ressources en carbone, les zones à haute teneur ont été clairement perçues comme abritant la plupart des espèces de mammifères. Cette relation est portée par des espèces préoccupantes telles que l’orang-outan et les léopards nébuleux, ce qui suggère que les mammifères vulnérables à la déforestation et à la dégradation des forêts bénéficieront le plus des politiques sur le carbone. Les résultats ont d’importantes implications pour les décideurs politiques, les entreprises, les gouvernements et les organisations non gouvernementales.

L’article Protéger la forêt tropicale, c’est protéger la faune menacée est apparu en premier sur Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos.

]]>
Les arbres urbains poussent et meurent plus vite que les ruraux https://www.jeunesverts.org//arbres-urbains-poussent-meurent-plus-vite-ruraux/ Mon, 22 Jan 2018 06:17:02 +0000 https://www.jeunesverts.org//?p=780 Dans une étude récemment publiée, des chercheurs de l’Université technique allemande de Munich (TUM) démontrent

L’article Les arbres urbains poussent et meurent plus vite que les ruraux est apparu en premier sur Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos.

]]>
Dans une étude récemment publiée, des chercheurs de l’Université technique allemande de Munich (TUM) démontrent que les arbres urbains peuvent grandir 25% plus vite que leurs cousins de la campagne.

Est-ce une bonne nouvelle ?

Après tout, les arbres qui poussent dans les zones métropolitaines densément peuplées sont très utiles : ils rafraîchissent l’air des polluants nocifs pour la santé, améliorent l’humeur des citadins stressés, fournissent des habitats précieux à la faune urbaine, atténuent le ruissellement des eaux pluviales et rafraîchissent les jungles de béton du monde entier en luttant contre l’effet « îlot » de la chaleur urbaine. Pourquoi le fait que ces travailleurs miracles multitâches prospèrent et croissent à un rythme accéléré serait-il considéré comme mauvais ?

Selon l’étude, publiée dans la revue Scientific Reports, le fait que les arbres urbains poussent plus vite est une conséquence directe du changement climatique, en particulier de l’effet « îlot » de chaleur. Ce phénomène atmosphérique provoqué par des activités humaines se produit lorsqu’une ville est nettement plus chaude par rapport aux zones environnantes. Comme nous l’avons mentionné, les arbres, ainsi que les toits verts et les chaussées peuvent contribuer à réduire considérablement les îlots de chaleur urbains.

Des croissances nettement supérieures à la normale

Dans les îlots de chaleur urbains, des températures plus élevées que la normale stimulent la photosynthèse qui, à son tour, aide les arbres et d’autres formes de végétation à croître plus rapidement. Des chercheurs ont observé que dans certaines villes, des températures supérieures à la normale ont entraîné des saisons de croissance qui durent plus de huit jours de plus que la normale. Bien que les arbres urbains à croissance rapide soient occupés à « séquestrer » le carbone, à absorber les eaux de crue et à soulager la chaleur, ils vieillissent et meurent plus rapidement que les arbres ruraux. Par conséquent, les chercheurs ont constaté que ces arbres vitaux et travailleurs ont besoin d’être remplacés et replantés plus fréquemment. C’est un dilemme arboricole délicat: les températures élevées aident les arbres des villes à s’épanouir, leur permettent de faire ce qu’ils font le mieux, tout en accélérant leur disparition prématurée.

Une tendance qui varie selon les zones climatiques

Pour l’étude, les chercheurs ont analysé 1 400 arbres sains et pour la plupart matures dans 10 villes au climat varié à travers le monde : Munich, Berlin, Paris, Houston, Hanoi, Cape Town, Brisbane, Santiago, Sapporo, et Prince George, une ville du nord de la Colombie-Britannique. L’équipe s’est concentrée sur les essences d’arbres prédominantes que l’on trouve en abondance tant dans les centres urbains que dans les zones rurales adjacentes.

Les chercheurs ont conclu que non seulement les arbres des villes poussent plus vite que leurs frères ruraux, mais qu’ils poussent en mode « turbocompressé » depuis les années 1960 en raison du changement climatique. Avant les années 1960, les arbres urbains et ruraux poussaient à peu près au même rythme. En général, les arbres urbains et ruraux ont connu une croissance plus rapide au cours des dernières décennies ; dans la plupart des cas, les premiers poussent plus rapidement en raison de l’effet « îlot » thermique urbain.

« Bien que les effets du changement climatique sur la croissance des arbres dans les forêts aient fait l’objet d’études approfondies, les arbres urbains sont très peu documentés à ce jour », explique l’auteur principal Hanz Pretzch. « Nous pouvons montrer que les arbres urbains du même âge sont en moyenne plus gros que les arbres ruraux parce que les arbres urbains poussent plus vite. Alors que la différence s’élève à environ un quart à 50 ans, elle est encore d’un peu moins de 20% à 100 ans. »

Quelques exceptions intéressantes

Dans les zones climatiques méditerranéennes, Pretzch et ses collègues ont appris que les arbres urbains et ruraux poussaient à peu près au même rythme avant et après les années 1960. La tendance générale ne s’appliquait pas non plus aux villes européennes tempérées. En fait, la croissance des arbres urbains était quelque peu retardée par rapport aux arbres ruraux dans ces régions, probablement en raison de facteurs tels que la mauvaise qualité du sol. Dans les villes chaudes aux climats subtropicaux comme Brisbane et Hanoi, les arbres de la ville ont connu une croissance plus rapide avant les années 1960, mais ont ralenti depuis.

Bien que les résultats varient d’une zone climatique à l’autre, les chercheurs concluent que, même s’ils ne sont pas exactement en péril, les arbres urbains devraient être traités avec plus de soin et de considération en raison du processus accéléré du vieillissement. « Afin de soutenir l’infrastructure urbaine verte, la planification et la gestion doivent s’adapter à ce taux de croissance changeant des arbres », conclut l’étude en soulignant les précieux « services écosystémiques » que fournissent les arbres urbains.

M. Pretzch et son équipe ont entrepris de réaliser l’étude en grande partie en réponse aux estimations des Nations Unies selon lesquelles les villes du monde, dont un grand nombre sont déjà en pleine effervescence, connaîtront une croissance démographique de plus de 60% d’ici 2030. Et avec une urbanisation si rapide, il y a un besoin urgent de la richesse et de la verdure pour booster la qualité de vie.

L’article Les arbres urbains poussent et meurent plus vite que les ruraux est apparu en premier sur Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos.

]]>
Des villageois colombiens s’unissent pour lutter contre les multinationales minières https://www.jeunesverts.org//villageois-colombiens-sunissent-lutter-contre-multinationales-minieres/ Fri, 15 Dec 2017 06:06:33 +0000 https://www.jeunesverts.org//?p=769 En Colombie, des villages entiers souffrent à cause de l’extraction du charbon destiné à l’Europe.

L’article Des villageois colombiens s’unissent pour lutter contre les multinationales minières est apparu en premier sur Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos.

]]>
En Colombie, des villages entiers souffrent à cause de l’extraction du charbon destiné à l’Europe. Cependant, les villageois locaux se syndicalisent et luttent maintenant pour plus de droits.

« Nous étions pauvres avant, mais nous avions des rivières, nous allions pêcher, nous faisions pousser de la nourriture et nous vivions bien. Nos enfants ne voient ça qu’à la télé. Le cours de la rivière a changé, la forêt a été coupée et nous sommes prisonniers dans notre propre village », explique Hilario Vega, habitant du village de Boqueron au nord-est de la Colombie. Tout le village attend d’être réinstallé depuis sept ans. La pollution atmosphérique provenant des mines de charbon qui entourent le village est si grave qu’elle met la vie des habitants en danger. A Boqueron, il n’y a ni asphalte ni clinique de santé, mais en plus des services publics, il leur manque un environnement naturel sûr.

Problèmes respiratoires

Il y a sept ans, les institutions colombiennes ont décidé que toute la communauté devait être réinstallée parce que la pollution de l’air était si élevée qu’elle mettait gravement en danger la santé humaine. Mais bien que ce problème ait été officiellement reconnu, les villageois, y compris de nombreux enfants, sont toujours au même endroit. Les multinationales qui exploitent les mines de charbon à l’origine de ce problème continuent de fonctionner et de polluer librement. Boqueron se trouve à 10 kilomètres de La Jagua de Ibirico, une petite ville de la région de César, en bordure du Venezuela. 90% du charbon produit en Colombie provient de César et d’une autre région, Guajira. Le charbon de ces deux régions est largement salué pour sa qualité et son faible prix de production, les plus gros acheteurs étant actuellement les Pays-Bas et la Turquie.

La Jagua se compose d’une rue principale et de quelques rues secondaires. Les vendeurs de rue occupent le trottoir, et dans l’unique hôtel de la ville, nous ne voyons que des ouvriers des mines qui portent une salopette et des casques entre leurs mains. Elisana Sanchez, biochimiste, homme politique vert et activiste, dont le mari travaille dans l’une des mines de charbon, explique : « Je suis venu vivre ici il y a une dizaine d’années et depuis, j’ai vécu le problème sous différents angles. Mon mari a quatre hernies discales causées par le travail dans la mine et il souffre beaucoup. La plupart des travailleurs souffrent de problèmes similaires causés par les fortes vibrations sur le lieu de travail. Je ne suis pas non plus capable de travailler en ce moment car j’ai des problèmes respiratoires, peut-être à cause de la poussière dans l’air. Il est difficile de prouver que les problèmes respiratoires sont liés à l’exploitation minière, mais beaucoup de gens dans cette ville sont malades de ce type de problèmes de santé, et certains d’entre eux ont même des maladies potentiellement mortelles comme la silicose ».

Films apocalyptiques

A une cinquantaine de mètres de la maison d’Elisana Sanchez se trouve une petite réserve naturelle, une sorte de jardin botanique que l’une des entreprises a planté en guise de compensation pour les habitats détruits autour des mines. Entre les palmiers, les eucalyptus et beaucoup d’autres espèces, des iguanes, des perroquets et d’autres animaux sont suspendus. Un seul homme, Pedro, s’occupe maintenant de cette réserve. Il avait également travaillé dans les mines pendant de nombreuses années avant de trouver ce lieu de travail beaucoup plus tranquille. Mais sept grandes mines de charbon appartenant aux sociétés américaines Drummond et Murray Energy Corporation, ainsi que Prodeco, qui appartient à la société anglo-suisse Glencore, occupent une surface beaucoup plus grande dans la région de Cesar et les rares mesures de compensation comme la réserve naturelle ne suffisent pas. Il n’y a pas d’image romantique de mineurs qui travaillent ici sous terre. Les mines ici sont des mines à ciel ouvert où les machines géantes enlèvent complètement la surface de la Terre, et ce qui reste ne peut être utilisé que comme scénographie pour des films apocalyptiques. Depuis l’ouverture des mines de Drummond dans la région il y a 20 ans, 20 travailleurs sont morts et deux mille ont été blessés, revendiquent les membres du syndicat Sintramienergetica que nous avons rencontré à Valledupar, capitale de la région.

Conséquences graves

« Chaque travailleur décédé signifie une famille qui a perdu ses moyens de subsistance. Lorsque nous nous organisons en syndicats pour lutter contre les violations des droits de l’homme et pour de meilleures conditions de travail, nous sommes punis ou licenciés », affirme Augusto Almeira, président de la section syndicale locale. Carlos Rojas, membre de Sintramienergetica et ouvrier de la mine de Drummond, a déjà été licencié trois fois et est ensuite retourné au travail sur ordre du tribunal. « Selon l’entreprise, c’est déjà un crime de vous parler de nos expériences, mais nous le considérons comme une obligation. Nous ne sommes pas contre l’exploitation minière, nous voulons simplement que les entreprises nous respectent, respectent notre travail et nos familles. Nous voulons une exploitation minière responsable, et non pas le type d’exploitation minière qui extrait du charbon, qui ne laisse que misère et pauvreté et des travailleurs blessés », nous a dit Rojas.

Les syndicats sont particulièrement préoccupés par la pratique de la sous-traitance des travailleurs. Sur les quinze mille travailleurs des mines Drummond autour de Jagua, cinq mille d’entre eux sont directement employés dans la société, tandis que d’autres sont employés dans d’autres petites entreprises que Drummond embauche. Les travailleurs employés en sous-traitance avec d’autres entreprises sont moins bien payés, et les syndicalistes affirment que ces travailleurs ne sont souvent pas formés pour des emplois spécifiques, ce qui a déjà entraîné des accidents ayant de graves conséquences.

Processus de réinstallation

L’activisme syndical en Colombie est extrêmement dangereux. Les meurtres et les tentatives d’assassinats de syndicalistes sont fréquents, et ceux qui les ordonnent sont rarement retrouvés. Il y a une photo accrochée au mur dans la branche syndicale de Valledupar de l’ancien président du syndicat Valmore Locarno qui a été tué en 2001 avec le vice-président Victor Hugo Orcasito par des membres du groupe paramilitaire des AUC. En 2013, Jaime Blanco, ancien fournisseur de la mine de Drummond La Loma, a été condamné à 38 ans de prison pour avoir ordonné les meurtres.

Dans les environs des mines autour de Jagua, nous rencontrons des plantations d’eucalyptus, de beaux arbres densément plantés. L’eucalyptus n’est pas une espèce indigène ici, et il a été planté pour assécher les eaux souterraines afin qu’elles ne coulent pas dans les mines. En même temps, la route qui longe la plantation doit être arrosée avec de l’eau des camions pour réduire la poussière. Cependant, la poussière se dépose sur les feuilles des arbres dans les environs. Le long de la route, on peut souvent voir des arbres dont les feuilles brunissent et meurent.

Les habitants de Boqueron doivent acheter de l’eau parce qu’ils n’ont pas d’eau potable, et le drainage des eaux souterraines et la pollution causée par la poussière ont transformé ce qui était autrefois une communauté agricole en une communauté de gens affamés et sans espoir. Le processus de réinstallation est resté bloqué lorsqu’ils ont demandé une réinstallation collective.

La question de la collectivité

Ils veulent éviter le sort du village voisin de Plan Bonito qui n’existe plus en tant que communauté parce que chaque famille a été déplacée dans un endroit différent. La seule chose qui reste du village est un château d’eau maintenant entouré de hautes herbes. « La communauté a disparu, elle est disséminée dans toute la région, elle a perdu son histoire et son tissu social et aujourd’hui, elle est généralement plus pauvre qu’auparavant. C’est pourquoi nous voulons une relocalisation collective et nous n’abandonnerons pas », a déclaré Lesvy Rivera, membre du Comité de négociation de la relocalisation.

Isabel, une ancienne résidente du village, montre de grandes fissures sur le sol et les murs de sa modeste maison. Beaucoup de maisons dans le village ont été endommagées par les vibrations et elles ne reçoivent aucune compensation de la part des entreprises ou du gouvernement pour cela. Ce qui leur reste, c’est la « misère totale », affirme José Baron Ortega. Toutes les récoltes qu’ils avaient l’habitude de cultiver eux-mêmes, ils doivent maintenant les acheter dans le magasin de La Jagua. En été, c’est un désert que personne de l’extérieur ne peut endurer.

Le charbon qui est déterré à Cesar voyage en train jusqu’au port de Santa Marta, une ville située dans un environnement incroyable entre la côte caribéenne et la mystique chaîne montagneuse de la Sierra Nevada de Santa Marta.

Petits bateaux

Le long de la côte, on peut voir le paysage bien connu de nombreux endroits méditerranéens. Des bâtiments avec des appartements touristiques et des hôtels s’étalent à vue d’œil. Entre l’ancien et le nouveau port pour l’exportation du charbon et quelques hôtels, la communauté de Don Jaca est imbriquée dans une beauté nonchalante. La colonie de 700 habitants est divisée en deux par une route et un chemin de fer utilisés pour le transport du charbon. Une poignée d’habitants de Don Jaca travaillaient dans l’ancien port, mais quand les compagnies charbonnières ont fermé l’ancien et ouvert le nouveau port, ils ont tous été laissés sans travail. Personne de Don Jaca n’est employé à Drummond ou Prodeco, les compagnies charbonnières qui utilisent ce port pour l’exportation.

« Ils disent qu’ils ont tout nettoyé après la fermeture du port, mais en réalité ils n’ont rien fait. Ils sont partis et ont tout laissé comme avant », déplore Fredy Martinez pendant qu’il ramasse des morceaux de charbon dans le sol. Martinez a également travaillé pendant des années dans le vieux port, et après le déménagement, il a été laissé malade et sans travail. La plupart des habitants de ce village survivaient de la pêche, mais aujourd’hui, le bruit provenant du port et le trafic lourd de bateaux ont conduit à la disparition presque totale du poisson. « Nous avions l’habitude de faire pousser des tomates la moitié de l’année et l’autre moitié de l’année nous allions pêcher. Avec le temps, les poissons ont commencé à disparaître et nous ne pouvions plus cultiver de la nourriture. Nos petits bateaux sont aussi en danger parce que les grands navires peuvent les couler. Les gens ont aussi commencé à tomber malades », explique José Hilario Castro, qui a lui-même subi trois opérations ophtalmologiques et qui a des problèmes avec de poumons.

Concessions minières

Les habitants de Don Jaca vivent dans des conditions aussi dures que les habitants de Boquerón. Il n’y a pas de système d’approvisionnement en eau dans le village, pas de système d’égouts, pas d’asphalte dans les rues et pas de clinique de santé. « On a tout perdu. Il n’y a pas de poisson. Pas de récoltes. Pas d’emplois dans le port », explique Francisco Delanoz, président du conseil d’action communautaire de Don Jaca. Cette communauté a également souffert du conflit armé qui a duré des décennies en Colombie, mais les gens d’ici, comme ceux que nous avons rencontrés dans les régions minières, ne sont pas tout à fait convaincus que les efforts du gouvernement pour mettre fin à la guerre civile qui dure depuis 50 ans leur apporteront la paix.

Le gouvernement colombien considère les conflits armés comme un obstacle aux investissements dans l’exploitation minière en Colombie et, par conséquent, les Colombiens vivant dans les zones minières considèrent le processus de paix comme la préparation de la voie à suivre pour céder la terre à des intérêts privés. Il s’agit d’un plan gouvernemental officiel qui vise à faire de la Colombie un pays minier d’ici 2020. Conformément à cet objectif, le Gouvernement a élaboré un Plan Stratégique des Zones Minières qui permet d’accorder 17% du territoire aux entreprises de concessions minières.

Prix du charbon

Le plan a été renversé en cour par une ONG qui travaille avec les victimes de l’exploitation minière, Tierra Digna, mais le gouvernement a élaboré un nouveau plan qui augmente même la superficie de la concession. Maintenant, Tierra Digna recommence une autre bataille juridique. « Nous sommes convaincus que le processus de paix amènera encore plus d’entreprises étrangères, et celles qui sont déjà ici chercheront des permis pour de nouveaux projets. Un récent article de journal a affirmé que le nombre de demandes de permis environnementaux a augmenté de 35% depuis la signature du traité de paix avec les FARC. » Le capital étranger en Colombie s’est largement ouvert et n’a pas à se préoccuper des gens ou de l’environnement. Les communautés locales sont très rarement consultées. Cela mène à de nouveaux conflits.

Andrea Cardoso, professeure d’économie environnementale à l’Université Magdalena de Santa Marta, s’est demandé si tout cela en valait la peine. Elle a calculé tous les dommages que les habitants des zones minières ont décrits et les a comparés au prix du charbon à la tonne. « Sur le plan économique, les dommages causés à la société et à l’environnement par la mine de charbon de Cesar sont trois fois plus importants que le prix du charbon à la tonne. »

Une communauté meurt

Pendant ce temps, la Colombie utilise peu de charbon pour produire de l’électricité, elle produit près des deux tiers de son énergie à partir de l’hydroélectricité. Les barrages de construction causent également des problèmes similaires avec la délocalisation forcée des populations, la dégradation de l’environnement et la sécheresse de l’année dernière qui a fortement réduit la quantité d’énergie produite.

Les sécheresses dans la région ont été plus fréquentes et de plus en plus graves en raison des effets du changement climatique qui sont accélérés par la combustion du charbon dans le monde entier. Ainsi, les pauvres de la Colombie paient encore une fois le coût de la combustion du charbon. « Nous voulons que les gens comprennent, qu’ils sachent qui sont les personnes touchées par l’exploitation du charbon. Cette communauté est en train de mourir et tout cela à cause de la pollution par le charbon », déplore Flower Arias Rivera de Boquerón.

L’article Des villageois colombiens s’unissent pour lutter contre les multinationales minières est apparu en premier sur Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos.

]]>
Un régime végétalien peut réduire l’impact environnemental https://www.jeunesverts.org//un-regime-vegetalien-peut-reduire-limpact-environnemental/ Sun, 17 Sep 2017 07:27:00 +0000 https://www.jeunesverts.org//?p=727 La Vegan Society lance aujourd’hui son « Plate up for the Planet » pour encourager les gens

L’article Un régime végétalien peut réduire l’impact environnemental est apparu en premier sur Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos.

]]>
La Vegan Society lance aujourd’hui son « Plate up for the Planet » pour encourager les gens à abandonner la viande et les produits laitiers, pour leur santé et pour la santé de l’environnement.

La plus grande campagne de la Vegan Society visant à encourager un plus grand nombre de personnes à manger un régime végétal est lancée aujourd’hui. Un demi-million de personnes au Royaume-Uni suivent déjà un mode de vie végétalien, selon les chiffres de la charité.

C’est « une manière de vivre qui vise à exclure, dans la mesure du possible et du possible, toute forme d’exploitation et de cruauté envers les animaux à des fins alimentaires, vestimentaires ou autres« .

La campagne Plate up for the Planet, qui met l’accent sur un défi d’économie de la planète, encourage les participants à devenir végétaliens pendant sept jours.

En signant le défi, les végétaliens en herbe reçoivent des idées de recettes et recevront de l’information sur les économies de gaz à effet de serre réalisées, par rapport à un régime alimentaire omnivore.

Une tendance à l’évolution rapide vers un régime végétalien

Les végétaliens excluent tous les produits d’origine animale de leur régime alimentaire et de leurs choix vestimentaire, de sorte que le cuir et la fourrure sont interdits, tout comme les œufs, le miel, le fromage et les autres produits laitiers.

Il y a une tendance de plus en plus rapide à adopter un régime végétalien et la Vegan Société espère que sa campagne en convertira beaucoup plus à ce mode de vie. Au cours de la dernière décennie, le nombre de végétaliens a augmenté de 260 pour cent et continue d’augmenter régulièrement.

Le fait de devenir végétalien réduirait jusqu’ à 50 pour cent l’impact d’un individu sur le carbone lié à l’alimentation.

L’industrie de la viande et des produits laitiers produit du méthane, du dioxyde de carbone et du protoxyde d’azote – tous des gaz qui contribuent fortement au changement climatique – et il y a aussi un argument fort en faveur du végétalisme, qui s’appuie sur le fait que pour garder les animaux pour l’alimentation, l’industrie draine de précieuses ressources comme l’eau et utilise des aliments pour animaux qui pourraient autrement être nourris. Pour chaque 100 calories données aux animaux, seulement 12 calories sont redistribuées par la consommation de viande et de lait.

Devenir végétalien est un choix de mode de vie, et ce n’est pas facile. Parfois, les végétaliens doivent choisir entre le moindre des deux maux – par exemple, les vaccins à base d’œufs ou les traitements médicaux qui contiennent des dérivés animaux.

Un végétalien, par sa définition, doit s’efforcer au mieux de sa capacité à suivre un mode de vie éthique, là où c’est « praticable ». Il n’est évidemment pas toujours possible de le faire, surtout lorsque l’intervention médicale peut être nécessaire pour la santé humaine.

Dominika Piasecka, porte-parole de la Vegan Society, a déclaré: »Nous savons que le fait de laisser tomber la viande, les œufs et les produits laitiers de votre régime alimentaire peut avoir un énorme avantage pour l’environnement. »

Suppression d’un élément à la fois

Mais nous savons aussi que beaucoup de gens qui se considèrent comme des écologistes ou même des activistes n’ont pas fait le lien entre les campagnes qui les passionnent et leur alimentation.

« Combien de vos lecteurs savent qu’un régime végétalien peut réduire jusqu’ à 50 pour cent vos émissions de carbone liées à l’alimentation? C’est là qu’entre en jeu « Plate for the Planet ».« 

Pour un végétarien, le pas vers le statut de végétalien n’est pas si grand – mais pour les consommateurs de viande, le défi est beaucoup plus difficile. La Vegan Society préconise de faire de petits pas pour commencer et d’aller lentement.

Il est plus facile de retirer un article à la fois de votre régime alimentaire qu’en une seule fois. Il se peut que vous commenciez à changer un repas par jour.

L’article Un régime végétalien peut réduire l’impact environnemental est apparu en premier sur Jeunes Verts - Le Magazine des Ecolos.

]]>